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gestion s'opere dans l’estomac. Tous lesorganes qui doivent servir à cette Fonc-tion , ie mettant en jeu en même temps,la vésicule du fiel entre auffi en con-traction , exprime ce qu’clle contient ; &la bile qui y étoit déposée coule dans lesintestins , pour y préparer les voics'à lacontinuation de la préparation du chyle,qui doit s'y perfectionner & s’y achever.L’écoulement dc la bile cystique continueencore à se faire pendant cette dernieredigestion , pour exciter de plus en plusfaction des boyaux, pour dissoudre parfa qualité savonneuse , plus éminente quedans la bile hépatique,les matières grassesqui pourroient éluder faction de celle-ci.Le fie! fe mêle ainsi à la pâte alimentaire,& reste ensuite mêlé avec fa partie la plusgrollìere, qui forme les excrémens ; à la-quelle il donne la couleur jaune plus oumoins foncée , qu’on y observe dans fê-tât naturel, les dispose à se corrompreplus promptement par la disposition qu’ily a lui-même, irrite ensuite les grosboyaux, jusqu’à ce que parvenus à f ex-trémité du canal, ils soient poussés horsdu corps. V. Déjection.
ii°. Enfin il est important de remar-quer encore dans un examen physiologi-que du foie, qu’il ii’est aucun animal con-nu qui ne soit pourvu de ce viscère. Plusles autres viscères font petits à propor-tion du sujet, plus le volume ânfoie estgrand : c’est ce qui est démontré dans lespoissons & dans les infectes. Les pre-miers 11’ont point de poitrine ; !a capacitéde fabdomen en est d’autant plus éten-due , & ce font 1 efoie & le pancréas quila remplissent presqu’en entier , lesboyaux en étant très-peu considérables.Boerhaavc a fait cette observation, par-ticulièrement dans le poisson appellé la-mie. Mais il en est de rnéme à f égard detous les autres poissons; on y trouve lefoie intimément uni aux boyaux Sí lié àleur texture , de maniéré qu’il en accom-pagne prelque toutes les circonvolu-tions. Les quadrupèdes, les oiseaux onttous un foie , qui est dans tous d’un vo-lume assez considérable, respectivementa chacun de ces animaux. II s’y séparedans tous de la bile, c’est-à-dire une hu-meur savonneuse, qui fans être amèredans tous, attendu qu’il en est plusieursqui n’ont point de vésicule du fiel, ainsiqu’il a été dit ci-devant, » cependant les
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antres qualités de la bile, L un flux con-tinuel.
iî°. II paroît surprenant que Fexisten-ce de cette humeur dans tout ce qui avie, n’ait pas fait juger déterminémentque le viscère qui la fournit doit êtred’un usage plus étendu dans féconomieanimale, que celui de servir feulement àla chylification. En effet, ne peut-il pasêtre comparé avec fondement aux orga-nes dont les fonctions influent fur toutesles parties du corps , tels que le cerveau& le poumon : ces deux organes-ci fontfans contredit chacun le viscère principade la cavité où il est enfermé, f un dvventre supérieur , f antre du venttrmoyen ; ainsi l’on peut dire que le soitest le viscère principal du ventre inférieur. Le premier étend son action fuitous les solides qui font susceptibles d<sentiment & de mouvement, le secomfiltre toute la masse des humeurs , L leurfait éprouver la plus grande élaborationqu’elles puissent recevoir en commun;le troisième fournit à cette masse un flui-de reconnu pour avoir la propriété d'opé-rer de grands effets dans les premieresvoies, par fa qualité dissolvante de sépa-rer les parties homogènes des sucs ali-mentaires , d’en briser la viscosité, la té-nacité, de les rendre miscibles avec desparties respectivement hétérogenes:ponr-quoi ne pourroit-on pas étendre ces ef-fets jusques dans I«s secondes voies, &dans toute la distribution des fluides ducorps animal, de maniéré à regarder labile comme étant la liqueur balsamique ,le menstrne sulphureux , qui conserveces fluides dans l’état de dissolution con-venable, qui les rend propres à coulerdans tous les vaisseaux, & à être distri-bués dans toutes les parties du corps ; en-sorte que ie récréaient que fournit le foieà la masse des humeurs , íeroit à cettemasse, par ces effets physiques, ce quelui font les poumons par leur action mé-chanique? Ainsi l’on pourroit dire quel’analogie semble concourir avecl’obfer-vation fournie par l’histoire naturelle desanimaux , à établir l’influence généraledu foie fur toute l’économie animale. Eneffet, l’exictenee de ce viscère, communeà tous les êtres qui ont vie, dont on a puétudier la structure (quelque différenceqn’il y ait d’ailleurs dans leur organisa-tion) n’annonce-t-ellepas cette univer-