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lieu d’en exciter la réaction,les engorge,& ne coule point dans les boyaux; ous’il y appartient, il n’y peut servir à lapréparation du chyle: il ne peut agirpomme dissolvant, n’ayant point d’éner-gie pour cet effet ; ii n’en a pas plusétant porté dans la masse du sang, où ilne remplit pas mieux fa destination ,manquant également quant à fa facultédissolvante & quant à fa qualité stimu-lante : la partie cystique étant à propor-tion auíïì peu active , n’opere pas davan-tage; elle laisse les premieres voies fe dé-charger de mucosités , de glaires ; elle«'excite point le canal intestinal à fe dé-charger, à fe vuider des excrémens , &c.iels font les vices de la bile dans la chlo-rose & dans toutes les maladies où lasanguìhcation ne se fait pas bien, par ledéfaut d’action dans les solides du pou-mon , & de leur débilité générale. Foy.Pales Couleurs, Débilité, Fibre.
De cette exposition sommaire des prin-cipaux vices que le foie est susceptiblede contracter, & des effets qui s’en sui-vent , on peut tirer cette conséquence,que ce viscère peut être le siège d’untrès-grand nombre de maladies tant ai-guës que chroniques, ou de leurs causesdisponentes : c'est cette considération quia fait dire à Stahl que la veine-porte estla source d’une infinité de maux , venaporta porta maloruml que le foie estmoins sujet aux maladies inflammatoiresque les autres viscères, attendu qu’ilrequit peu d'arteres dans fa substance, &que le mouvement du sang dans les ra-mifications de la veine - porte est troplent pour produire les engorgemens in-flammatoires , excepté lorsqu’il est assezéchauffe, assez acrimonieux pour exciterlin mouvement extraordinaire dans sesvaisseaux , que fa disposition la plus do-minante est, à raison de cette même len-teur dans le cours de ses humeurs, d’êtrele foyer de la plupart des maladies chro-niques, qui peuvent avoir des paroxis-mcs très-aigus, accompagnés de violen-tes douleurs , qui peuvent causer de pro-che en proche un désordre général danstoutes les fonctions, en tant qu’ellesoc-casionnent des vices dans les premieresvoies, qui ne font pas réparables dansles secondes; qu’elìes privent celles-cidu correctif nécessaire pour l’entretiendela fluidité naturelle des humeurs, ou
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qu’elles ne le fournissent qu’avec des im-perfections qui le rendent plus nuisiblequ’utile.
Enfin de cent maladies chroniques,comme dit Boerhaave (inflit. comment.§. 350.) à peine en trouve-t-on unedont la cause n’ait pas son siège principaldans 1 efoie, c’est-à-dire dans la distribu-tion de la veine-porte 011 dans les cola-toires de la bile (car les maladies qui ontleur siège dans l’artere hépatique, n’onfcpresque rien de particulier qui soit ap-plicable. ici) ; & ce qui est bien morti-fiant pour ceux qui exercent sart de gué-rir, c’est que selon le même auteur(ibid.) on peut compter mille curesdes maladies aiguës, taudis qu’on a peineà en observer une parfaite des différen-tes maladies du foie, ou qui dépendentdes vices de ce viscère : telles que la jau-nisse, des obstructions de rate , l'hydro-pisie,&c. La raison qu’il donne de la dif-ficulté qu’il y a à guérir ces dernieres ,c’est que les médicamens qui doivent êtreportés dans le foie pour y opérer deschangemens salutaires , pour y corrigerles vices dominans , pour y résoudre desobstructions , p. e. ont une si longueroute à faire, en suivant le cours ordi-naire des humeurs, des vaisseaux lactésau cœur, du cœur au poumon, de celui-ci de nouveau au cœur, dans l’aorte ,dans les artères cœliaques mésentéri-ques, dans toute leur distribution, pourpasser dans les veines, se rendre dans lesinus de la veine-porte , pour en suivreles ramifications julqu’aux différentspoints où est formé l’embarras ; quelque-fois jusques dans les conduits biliaires ,s’il y a son siège: il n’est donc pas éton-nant qu’il se trouve peu de remedes quipuissent parcourir une si longue fuite devaisseaux à-travers tant de détours, semêler avec tant d’humeurs différentes,& arriver après tant de circuits au lieude leur destination , fans rien perdre deleur propriété. On peut ajouter que lesforces de la nature qui opèrent, le plussouvent sans secours, les crises dans lesautres parties du corps, manquent dansle foie, & ce défaut suffit pour rendrepeu efficaces les secours les mieux appli-qués. Les impulsions du cœur ne peu-vent pas étendre leur effet à une figrande distance , la force Massique desartères n’a pas lieu non plus dans la plus