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Tome XIV. FERM - FORL.
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5arroser, & forment un canal excrétoi-re, qui leur est commun à tous. II ya des glandes de la classe muqueuse dansles intestins,dans l’estorsiac de l’autruche.

II y a des glandes sébacées composéesdans le visage , au nez , dans l’animal àcivette.

II y a des glandes qui, fans avoir unconduit excrétoire commun , font com-posées de glandes simples, qui ne fontque voisines, & dont ebaque/bàm/e aIon conduit particulier; telles font lesglandes arytumoïdiennes de Morgagni.

Une antre espece de follicule, c'elt iesinus, avec les pores, qui y ont d u rap-port. Dans cette classe il n'y a point defollicule visible, mais un pôre apparentqui perce la peau. 11 y a de ces pores dansla cloison du nez , dans le larynx Si dansï'intestjn rectum.

II y a des sinus plus évidens encoredans l’urethre des deux sexes , à la racinede la langue, & dans la cloison du nez.Çc sont des cavités longues, cylindriques,formées par les membranes de la cavité,dans laquelle ils s’ouvrent, & qui dépo-sent une mucosité , sans que des folliculesapparens y puissent être démontrés.

Les amygdales diffèrent des sinus mu-queux , en ce qu'il y a des glandes mani-festées qui s’ouvrent dans des cavités for-mées par des r «plis membraneux.

Les glandes sébacées des paupières ontdu rapport aux sinus muqueux : ce fontde petits boyaux oblongs, dans lesquelsd’autres boyaux de la même nature dé-posent la pommade qn’ils ont séparée.

Tous ces follicules sb ees sinus sépa-rent une matière visqueuse. Elle ne pa-roít pas l’étre à la naissance. Dans le rhu-me , les narines rendent une liqueur clai-re au lieu du mucus: l’irritation empê-che cette liqueur de séjourner, & elleconserve sa limpidité primordiale. Dans1/iirethre, ['irritation causée par une in-jection âcre , ou par une prise de cant'iia-rides, produit un écoulement clair & jau-nâtre au lieu de la mucosité que ces Jìnusrendent dans l’état de la santé.

La destination commune de ces follicu-les & de ees sinus , est de conserver quel-que temps la liqueur fluide quele sang yverse , d’en procurer l’épaiffissement, &de fournir dans l’oecalìon une viscositéplus abondante pour enduire les inem-iranès sensibles d'u ne cavité,

TomtXIF. FartielL

FOL §4.9

Uépaiflìssement se fait par la résorp-tion veineuse , qui repompe la partie laplus aqueuse.

La liqueur est retenue dans ie sinus oudans \c follicule , par ie petit diamètre da['orifice , qui ne paroît en permettre Sasortie, que lorsqu'une compression vnidsle/sKcà Lette compression est le plussouvent une irritation , & l’bumeur vis-queuse est évacuée par tine sage précau-tion de la nature , précisément dans latemps que la cause irritante pourroicblesser les parties sensibles. Sans la capa-cité plus ample du follicule, un simplevaisseau ne fourniroit qu'unc petite quan-tité de liqueur, destinée à lubrifier cesparties sensibles.

Voilà à peu près ce que l'on conrsoîtde plus précis fur les follicules. Je necrois pas que d’autres liqueurs foiencpréparées par cette espece d’organes. IIseroit même difficile que dans un réser-voir beaucoup plus ample que ion ca-nal de décharge, une liqueur pût restecfluide.

C’est la première des raisons qui s'of-frent à l'esprit contre !e sistême de Mal-pighi. Cet illustre anatomiste avoit beau-coup travaillé fur les glandes simples. Ons’attache ordinairement aux sujets danslesquels on excelle. Bientôt Malpighitrouva par-tout des follicules.

II regarda comme tels les petits grainsdes glandes conglomérées , il étendit cet-te hypothèse aux viscères, dont plusieursont des grains plus ou moins marqués,Le foie, la rate , les reins, le tcsticulamême & le cerveau font composés , se-lon Malpighi, de follicules , dont les ca-naux excrétoires réunis forment les con-duits biliaires , les conduits de Burine*les canaux excrétoires des testicules , lesnerfs : la rate feule a chez lui des glan-des , faus avoir de canal, qui en déchargela liqueur.

Ces grains font assez apparens dans lefoi eQvoy. ci-dev. Foie) , dans les reins jdans ie testicule ou apperçoit du moinsdes lobules: pour le cerveau , Malpighi& ses disciples ont trouvé moyen d’y for-mer des grains, en le faisant bouillir danáde l’hnife.

Ces grains font creux,continuoit.Mal-pighi, on les trouve remplis d’tine hu-meur épanchée : e'est d’eux que se Foi*meut les hy datides, les fqnírrhes, les itz°-Hh li