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Tome XIV. FERM - FORL.
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ment Favorise'e parcelle-ci, quelque soitce nombre. XI n’y a donc pas de raison,ce me semble, pour que certaines partiesd’air soient plus ébranlées que d’autrespar le mouvement de la corde, à l’ex-ception de celles qui léroientà l’uniíîon.Ainsi, ou les autres ne feront pointébranlées, eu elles le seront toutes à-peu-près de mème ; & il n’en résulteraqn’im sou simple ou une cacophonie.Enfin , quand il y a plusieurs cordes ten-dues, & qu'oH en fait résonner une , ilsemble que suivant cette hypothèse,celles qui font à l’octave devroient moinsfrémir & moins résonner que celles quifont, par exemple, à la douzième ou à ladix- septième au-dessus ; puisque les vi-brations de celles-ci font plus souventconcourantes avec tes vibrations de lacorde principale , qu’elles ne lui fontcontraires; an lieu que les vibrationsdes cordes à l’octave font aussi souventcontraires que concourantes avec les vi-brations de la corde principale. Cepen-dant l’expérience prouve que l’octaverésonne davantage : donc tout ce syftê-me porte à faux.

J’ai supposé jusqu’ici, avec les physi-ciens dont je parle , qu’en effet les par-tiesdei’air étaient différemment tendues.II ne s’agit pas ici d’examiner iì cette hy-pothèse elt Fondée ; fur quoi voyez l'art.Son ; il íuffit d’avoir montré qu’elle 11epeut servir à expliquer d’une maniérésatisfaisante le phénomène de la multi-plicité des sons rendus par une mêmecorde.

Quoi qu’il en soit, outre l’accord de ladouzième & de la 17e. majeure donnépar la nature, on a formé d’autres ac-cords principaux qui entrent aussi dansla musique, & qui y produisent mêmebeaucoup d’effet & de variété. On a don-né en général à tous ces accords le nomde fondamentaux , parce que tous lesautres accords en dérivent, & n’en fontque des renversemens. Voy. Accord ,Basse continue , Fjf Renvekse-MENT : & dans chacun de ces accordsfondamentaux, on a appel! í son fonda-mental le son le plus graVe de l’accord.

Accords fondamentaux. M.Rousseau en adonné la liste au mot Ac-cord, fur lequel il ne faut pas manquerde consulter ì'crrata du premier vol. im-primé à la tête du secouif. Sans rien ré-

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péter <le çe qu’il a dit à cet article, nansy ajouterons qu’íl n’y a proprement quetrois sortes A' accorda fondamentaux , ac-cord parfait, accord de sixte, accord deseptième.

Accord parfait. II est de deux fortes,majeur ou mineur, selon que la tierce estmajeure ou mineure. L’accord majeurest donné immédiatement ou presque im-médiatement par la nature; immédiate-ment , quand il renferme la douxieme &la dix - septieme ; presque immédiate-ment , quand il ne renferme que la tierce& la quinte, qui en sont les octaves ourépliqués. Voyez, OCTAVE gf REPLI-QUE. Quand cet accord est exactementconformes celui que la nature donne,c’est-à-dire, quand il renferme le fouprincipal, la douzième & la dix-scp-tieme majeure, alors il produit l’effet leplus frappant dont il soit susceptible »comme dans le chœur Vautour triomphede Pìgmalion. L’accord mineur , quoï-qu’il ne soit pas donné immédiatementpar la nature, & qu’il paroisse plutôtl’ouvrage de l’art, est cependant fortagréable, & souvent même plus propreque le majeur à certaines expressions,comme celle de la tendresse, de la tris-tesse , fifc.

Accord desixte. II y en a de trois sor-tes. Les deux premiers s’appellent ac-cords de sixte ajoutée, ils se pratiquentsur la sous-domínante du son. V. SouS-dominante. La sixte y est toujoursmajeure, & la tierce majeure ou mi-neure , selon que le mode est majeur oumineur. Ces deux accords ne diffèrentdonc que par leur tierce. Ainsi dans leton majeur d'ut, on pratique fur la lous-dominante/à l’accord su la ut ré, dontla tierce est majeure & la sixte majeure ;& dans le ton mineur de la, on pratiquefur la sous-dominante ré l’accord ré fa lasi, dont la tierce est mineure , la sixteétant toujours majeure.

Outre ces deux accords, il y en a utiautre qui produit en plusieurs occasionsun très-bon effet, & qui est pratiquésur-tout par les Italiens. On l’appelleaccord de sixte supersitte , ou du sixte ita-lienne. 11 est composé d’une tierce ma-jeure , d une quarte superflue ou triton ,& d’ime tierce majeure, en cette sortefa la si ré L. Ce n’est pas proprement unaccord de sixte ; car du fa au ré dièse,