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Tome XIV. FERM - FORL.
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irie musicale. Je crois cependant cetteconclusion trop précipitée : car en géné-ral les corps sonores rendent très-sensi-blement la douzième & la dix-septieme ,comme M.Dauiel Bernouillien convientlui-mèmeau même endroit. S'i! y a desexceptions à cette réglé (ce que nous n’a-vons pas vérifié ) elles font apparemmentfort rares, & viennent fans doute de quel-que structure particulière des corps, quiles empêche de pouvoir être véritable-ment regardés comme des corps sonores.Le ion d’one pincette, par exemple, peutrenfermer beaucoup de sons discordans :mais auffi le son d une pincette n’eftgue-re un son harmonique & musical ; c’estplutôt un bruit sourd qu’un son. D’ail-leurs M. Ramean , à l'oreille duquel onpeut bien s’cn rapporter fur ce sujet, nousdit dans \a génération harmonique , pag. 17que si l’on frappe 1111e pincette, on n’yapperqoit d’abord qn’une confusion desons qui empêche d’en distinguer aucun ;mais que les plus aigus venant à s'étein-dre insensiblement à mesure que la réso-nance diminue, alors le son le plus pur ,celui dit corps total, commence à s’empa»ret de l'oreille, qui distingue eneore aveelui fa douzième & fa dix-feptieme.

La question Jì l'accompagnement repré-senté le corps sonore , produit naturelle-ment celle-ci , Jì la mélodie est suggéréefar l'harmonie. Voici quelques réflexionsfur ce sujet.

i°.(luel parti qti’on ptenne fur la ques-tion proposée, nous croyons (& fans dou-te il n’y aura pas là-detfus deux avis)que l’exprefTìon de la mélodie dépend engrande partie de l’harmonie qui est join-te , & qu’ttn même chant nous affecteradifféremment, suivant la différence desbasses qu’on y adaptera : fur quoi -voyezla suite de cet article. M. Rameau a prou-vé que ce chant sol ut peut avoir vingthases fondamentales différentes, & parconséquent un nombre beaucoup plusgratui de baffes continues.

2 0 . II paroit que le chant diatoniquede la gamme ut ré mi fasol lajìut , nousest suggéré par la baffe fondamentale , ainsique je l’ai expliqué, d’après M. Rameau,dans mes Elémens de Musique. En effet,c’est une vérité d’expérience , que quandnous voulons monter ou descendre enpartant de ut par les moindres degrés na-turels à la voix , nous entonnons aatu-

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rellement& fans maître gamme , soit enmontant, soit en descendant: or, pour-quoi la voix se portc-t-elìe naturellement& d’elle-même à 1 intimation de ce s inter-valles ? II me semble que l’on ne simroiten donner une raison plausible, qn’enregardant ce chant de la gamme commesuggéré par la baffe fondamentale. Celaparoit encore pins sensible dans la gam-me des Grecs , ft ut ré mi fa fol la. Cettegamme a une baffe fondamentale encoreplus simple que la nôtre ; & il paroit qtiales Grecs en disposant ainsi leur gamme ,en avoient senti \n baffe fondamentale lanssavoir peut-être suffisamment dévelop-pée : d u moins il ne nous en reste riendans leurs écrits. Voy. fur tout cela mesElémens de musique , art. 4; U 47 , &l'article Gamme. Les conl’onnauces alté-rées qui se trouvent dans ces deux gam-mes, & dont l’oreille n’est point choquée,parce que les confonnances avec la baffefondamentale font parfaitement justes,semblent prouver que la baffe fondamen-tale est en effet le vrai guide secret de l’o-reille dans l’intonation de ces gammes. IIest vrai qu’on pourroit nous faire ici unedifficulté. La gamme des Grecs, nousdira t on , a 1111e baffe fondamentale plussimple que la nôtre : pourquoi la nôtrenous paroit-elle plus facile à entonnerque celle des Grecs? Celle-ci commencepar un semi-ton ; a u lieu que ('intonationnaturelle semble nous porter à monterd’abord d’tin ton, comme nous le faisonsdans notre gamme. Je réponds que la gam-me des Grecs est à la vérité mieux dispo-sée que la nôtre pour la simplicité de labaffe : mais que la nôtre est disposée plusnaturellement pour la facilité de l’intona-tion. Notre gamme commence par le ionfondamental ut, & c'est en effet par ceson qu’il saut commencer ; c’est celui d’oùdépendent tous les autres ; & pour ainsidire, qui les renferme: au contraire lagamine des Grecs, ni la baffe fondamen-tale de cette gamme , ne commencentpoint par ut ; mais c’est de cet ut qn’ilfaut partir pour diriger l’intonation , soite»montant, soit en descendant. Gr enmontant depuis ut, l’intonation dans lagamme même des Grecs donne ut ré mifasol la,. & il est vrai que si le son fon-damental ut est ici le vrai guide secretde l’oreille , que si, avant d’entonner ut,on veut y monter ea passant par le ten ds

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