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Tome XIV. FERM - FORL.
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Il est évident par tout ce qui précede,qne la chaux absolue d’antimoine, parquelle des méthodes décrites qu’elle soitfaite, est toujours la inéme quant au fond.Quand elle est bien faite, c’est une pureterre insipide , insoluble dans quelque li-queur que ce soit, non absorbante, &absolument dépouillée de toute éméricité& de toute autre action. ^Ai 11si l’on peutreconnoître celle qui a été falsifiée avecde la craie , on toute autre terre absor-bante , par l’estervescence qu’elle faitpour lors avec les acides.

II fuit donc que l'esprit-de-vinon touteautre liqueur, soit acide, soit spiritueuseou huileuse,n’occasionneront aucun chan-gement dans les parties de la chaux anti-moniale ; puisque les acides minéraux lesplus corrosifs ne peuvent l’aitércr en au-cune façon, ou bien ont déja exercé tou-te leur action fur elle. Ainsi c’est se re-paître de chimères, que de croire aug-menter ou changer fa vertu par les édul-corations & digestions merveilleuses queles différons auteurs ont prescrites. Lesehangemens de couleurs qui arriventpour lors, sontdûs à l’alkali fixe ou nitredécomposé ( V. TEINTURE DE Tar-tre); & la preuve, c’est que ces phé-nomènes cessent dès qu’on a dépouillé lachaux antimoniale de ce sel. En brûlantl’esprit-de-vin , Uc. desséchant, calci-nant & filtrant, on détruit tout cc quel’alkali en a pii retenir.

Si, à c'e que nous avons détaillé juf-qn’ici fur les propriétés de l’antimoinediaphonique & de la cénsse d antimoi-ne , on joint la connoissance des phéno-mènes de la teinture du tartre, de la dé-flagration de l’esprit-de-vin & des huilesessentielles, on aura une critique raison-née du fondant de Rotrou.

On Fait lin antimoine diaphorétiquemartial, connu sous le nom de safran deMars, ar.tìmoìne de Stakl. V. cet article.

Nous avons dit que la terre de l’anti-moine par fa simple qualité de substancemétallique , absolument privée dc sonprincipe inflammable , n’ctoit point émé-*tíq!fï. Lette opinion est assez générale-ment reque, & même il y a des auteursqui soutiennent qu’elle n’a aucune vertu.Boerhaave est de ce nombre : mais il secombat lui-même en la regardant commenuisible, & en avançant dans un autreendroit qu’elle aiguise la vertu despurga-

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tifs. II cite pour exemple la poudre cor-nachine, dans laquelle elle entre pourun tiers. On conquit à la vérité qu’unematière qui n’est m émétique , ni diapho-rétique, parce qu'elle est une terre iner-te, peut-être inutile, mais non nuisible,ni capable d'augmenter la vertu des mé-dicamens. Cependant Boerhaave s’expli-que là dessus bien clairement ; après avoirdit que l’antimoine diaphorétique non-lavé est un léger irritant, il ajoute que1 a chaux -pure produit plus de mal ;qu’en la lavant, on lui enleva tout cequ’elle avoít de bon, & qu’il n’en con-seille Tissage qu’en la laissant avee sessels , ou bien en remployant dans la pon-dre cornachinc , que l’expériencc confir-me avoir plus d’activité en conséquencede l’antimoine diaphorétique, qui 11’agitsensiblement que dans ce cas. Ainsi doncBoerhaave doit reconnoître forcémentque l’antimoine diaphorétique n’a d'iner-tie que pour le bien, & point du toutpour le mal. Nous n’eiitreprcnons cepen-dant pas de soutenir son sentiment; i!avoir l’observation pour lui à la vérité,mais elle ne peut avoir été faite qu’enconséquence d’une préparation suscepti-ble de quelques ehangemens.

Mender, qui est du sentiment contrai-re, a bien senti la contradiction évidentequi étoit échappée à Boerhaave ; mais ille combat avec des raifonnemens si peuconcluant, qii’011 seroít tenté de croirequ’il a tort, pendant que l’expéricnce adécidé en sa Faveur. Avec un pareil ga-rant, nous ne citerons aucune autorité,quoiqu’il y en ait pour lui de très-refpec-tables & en fort grand nombre, commeFrédéric Hoffman, Ne. mais il y en aaussi contre lui. II avance donc i°. qu’il11e faut pas croire qii’une terre insipiden’ait plus de vertu, puisqu’on volt lecontraire dc la part du verre d’antimoine& du mercure de vie. 2°. Que bailleursil y a dans l’antimoine diaphorétique, lapartie principale dn régule : mais on peutrépondre à cela que Boerhaave n’attribueaucune vertu à l'antimoine diaphoréti-que, non-feulement parce qu’il n’a aucu-ne saveur, mais encore parce qu’il estdépouillé de tout principe actif; ce quin’est pas également vrai du verre d’anti-moine & d n mercure de vie, quoique in-sipides. En second lieu, l’antimoine dia-phonique n’est pas plus actif pour con-ss h k 4