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convulsions de ce viscère. 11 ne faut pasnon plus que l’acidc minéral enlevs toutle phlogiftique du régule; il en fait uneterre diaphonique , comme l’acide vi-treux: mais on ne peut pas prendre in-térieurement l’aeide nitreux , assez con-centré pour réduire le régule d’antimoineen chaux. Ce n’est donc pas par cette qua-lité qu’il agit, non plus que las deux au-tres, mais en fournissant un acide sur-abondant à l’émétiqne déja dissous parun acide, de métne que cela se passe dela part des acides végétaux, qn’on donnepour le même sujet. Ainsi donc les acides,quels qu’ils soient, développeronti’émc-ticité de la partie réguline , en ia dissol-vant & s’y combinant à un juste point desaturation : plus loin, ilsl’affbibliront, &calmeront !e spasme de í'eftomac ; & l’a-cide nitreux ne fait pas même d’excep-tion ici, parce qu’il faut qu’il soit assezaffoibli pour tenir en dissolution cettepartie réguline, & être donné intérieure-ment. Voyez aux articles Fer N Nl-TRE , la dissolution de ce métal par l’a-cide de ce sel. Quanta l'antimoine dia-phorétiqne, qui devient émétique parcequ’il se trouve uni à la crème de tartre,ou au sirop de limon, c’est qu’il est malFait, & contient encore quelques partiesrégulines qui ont été dissoutes par ces aci-des; s’iln’étoitpas émétique avant, c’estparce que les jmrties régulines n’étoientpas dissoutes, & qu’elles ne pouvoientagir fans cela. Or que l’antimoine diapho-nique, même le mieux fait recèle enco-re quelques particules régulines, qui au-ront échappé à i’emhrafement; c’est cequi paroîtra prouvé parla considérationsuivante. II reste ordinairement parmi lachaux de l’antimoine diaphonique, desgrains de régule, qui ne font nullementcalcinés, & qui ressemblent à du plombgranulé ; il peut donc bien y avoir, àplus forte raison, des particules de régu-le qui sc trouvent dans le cas de toutes lesnuances de calcinatioii, qui s’étendentdepuis le régulé jusqu’à la chaux absolue•^antimoine inclusivement. S’il ne setroiivoit point de régule d’antimoinc ennature, après la calciuation de l’antimoi-ne diaphonique , notre opinion porte-roit à faux, ou du moins ne pour-roit passe prouver, mais elle est pleinement con-firmée par son existence; car si l’opéra-tiou est iusuffisiinie pour commencer à
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calciner une portion de régule entier, ilsuit qu’elle le sera encore plus pourachever de calciner celles auquelleselle a déja fait perdre une portion dephlogistique, puisqu’il est plus difficilede détruire ces dernieres portions quifont les plus tenaces & les plus profon-dément cachées, que de dissiper les pre-mières qui sont plus superficielles. Cet-te derniere considération sert de complé-ment d la preuve de la nécessité du lava-ge en grande eau, & avertit qu’il ne fautprendre qu’environ la moitié de l’anti-moine diaphonique qu'011 a fait; e’estcelle-là feule qui ilote par le lavage ,comme la litharge broyée à l’cau. Quantan reste qni est composé de parties régu-lines & de chaux dans différens degrés decalciuation , il les faut soumettre de nou-veau à la détonation. II résulte donc detout ce que nous avons dit, que pouravoir l’antimoine diaphonique bienbianc, bien divisé, & dans l’état d’unepure terre, il faut ne lui faire subir qu’u-11 e ca’cination instaiitanée, mais le laveren grande eau, pour séparer ce qui estdiaphonique d'avec les parties réguli-nes que cette iégere calciuation 11’a pudétruire.
Antimoine diaphorétique , Pharmacie.Comme la distinction entre cérufe Panti-. moine & antimoine diaphorétique , ne con-’ iìsteguerr qu’en une différence de noms,& que les artistes habiles font indifférem-ment l’uu oul’autrc. on les confond & 011ne les connoit que fous celui d 'antimoineiiaphorétique. On a, coutume de gardercette préparation dá'ns les boutiques fousla forme de trochisques. Cette chiméri-que élégance coûte deux peines, celle deles faire & de les réduire en poudre a 11 be-soin ; elle doit être proscrite pour les rai-sons alléguées. h'antimoine iiaphorétiqueentre dans la poudre cornachine & lapoudre absorbante. Vantimoine iiaphoré-tique ne devient point émétique en vieil-lissant , comme quelques auteurs l’ontavancé. Article de M. de ViUiers.
FONDANT, en Métallurgie , 011 don-ne en général le nom d e sondons dans lestravaux de la docimasie & de la métallur-gie, à des substances que l’on joint à d’au-tres corps pour les faire entrer en fusion ,afinquepar ce moyen la partie métalli-que puisse s’en dégager. Tous les sels al-kalis, lesspJsiieutres, tels que le nitre,