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maniéré de fondre la monnoie ne différéen rien de celle que l’on suit dans les at-teliers des Fondeurs, on renvoyé à l’«r-ticle Monnoie.
Fondre , eu Peinture, c’est bien mê-ler les couleurs. Des couleurs bien fon-dues,-fondre les bruns avec les clairs, defaqon que le passage des uns aux autressoit insensible.
On dît: il y a une belle fonte de cou-leur dans ce tableau : il faut fondre cescouleurs avant de donner les dernierestouches.
Fond R F, , en terme de Fondeur de petit•plomb, c’est liquéfier le plomb par 1 cmoyen du feu fur lequel on l’expole dansun vase pour le couler, & lui faire pren-dre la forme qu’on veut dans le moulé.
* Fondre l’Etain et le jeterEN MOULE. Lorsqu’un potier d’étainVeut mettre l’étain en œuvre, il le faitd.’abord fondre; il faut avoir une chau-dière de fer qui tienne à proportion de cequ’on a à fondre. Ceux qui fondent lessaumons ont des fosses ; c’est une forte detrou plus long que large, bâti en briquefous une cheminée ; on met le feu dedansla fosse & les lingots fur la flamme dubois qu’on y allumé, & à l’aide d’un souf-flet à main, pareil à celui dont se serventles orfèvres , ils/iur-àr plus aisément &plus promptement. A mesure que l’étainfond, la braise & la cendre nagent surl’étain, & on les dérange avec la cuillè-re de fer avec laquelle on jette en moule,pour prendre l’étain net.
De temps en temps, on retire les cen-dres qui s’amassent fur l’étain, c’est cequ’on appelle déchet : on les réserve âpaît; & quand ou en aune quantité, onles lave d’une maniéré qui sépare la cen-dre & le charbon qni se trouve mêlésd'étain, & cet étain f e fond dans unechaudière le feu dessous ; & par le moyende la graisse & du suif qu’on y met de-dans , on réduit l’étain.
il y en a qui pour fondre, ont unechaudière qui est maçonnée tout-autour,â lc feu est fur l’étain comme dans la fos-se. Enfin d’autres ( & e’eft assez l'nfageen province, où l’on ncfond pas souventdes saumons ) mettent la chaudière furun trépié le feu dessous.
II faut préparer fes moules avant de je-ter dedans, on fait que les moules fontordinairement de cuivre ou potin; les
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moules de vaisselle font de deux pieces,la chape qui forme le dessous de la piece,soit plat, assiette, écuelle ou bassin, & lenoyau qui forme le dedans. Cette prépa-ration est de les écurer, puis d'y répan-dre dans tous les endroits où l’étain doitcouler , avec un pinceau de crin, de laponce en poudre délayée dans un blancd’œilf, ce qui s'appellepoteyer les moules :après quoi on met chauffer le moule en-dehors fur le feu , afin qii’il soit assezchaud pour recevoir l’étain ; on met quel-ques morceaux de fer en travers fur lafosse pour supporter les moules.
II faut observer que la science pourbien jeter, consiste à conserver le degréde chaleur tant de l’étain fondu que dumoule; si l’étain chauffe trop, il s’ai-grit, il faut y mettre quelque piecequ’on réserve pour la rafraîchir ou dimi-nuer le feu. Si le moule s’échanffetrop,ce qui arrive ordinairement aux endroitsoù l’étain tombe en jetant, & où il re-vient ; on lc rafraîchit avec de l’eauqu’on y applique par dehors avec un bâ-ton entortillé de linge mouillé par unbout, qu’on nomme patrouille. O11 con-noít que le moule ou l’étain font tropchauds quand les pieces viennent gru-meleuses. Les grumelures font des petitstrous fans nombre, qui ne percent pasla piece , mais la gâtent fort, parcequ’ils paroissent après le tour & la forge;ainsi l’on aime mieux jeter un peu plusfroid que trop chaud ; car s'il vient quel-ques trous aux pieces, oti les reverche.
Voyez Revercher. II est vrai que lavaisselle d’étain fin doit être jettée pluschaude que le commun, parce qu’on lapaillonne pour remplir les grumeaux,
& qu’elle en sonne mieux. Voyez Pail-lonner.
Voici la faqon de jetter la vaisselle.Quand le moule est chaud comme il faut,on le prend avec des morceaux de cha-peau , qu’on appelle des feutres ; on portele noyau sur la selle à jetter, & on lepose sur la tenaille. Ensuite on le ferme «avec la chape ; & posant un morceau de fbois de travers sous la tenaille, vx laferre avec un anneau de fer qui presseles dents de la queue de la tenaille. Ondresse le moule le jet en haut ; St puisantde l’étain d’xxne main dans la fosse oxxchaudière, on jette fa piece tout d’unjet, & dès qu’elle est prise, on abaisse