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Tome XIV. FERM - FORL.
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tìe certitude dans les Faits. Cet angloisadopte les canaux souterrains. BernardPalissy qui avoit plus vu & mieux vúque tous ces savans , étoit si persuadéque les pluies formoient les fontaines , &que l’organísation des premières cou-ches de la terre étoit très - favorable àTarnas des eanx, à leur circulation, &àleur émanation, qu'il publioit haute-ment être cn état de les imiter. II auroitorganisé un petit monticule suivant ladistribution des couches qu’il avoit re-marquées à la surface de la terre dans leslieux qui lui avoient offert des sources.On verra par la fuite que cette promesseif étoit point l’effet de ces charlatanismesdont les savans ne font pas exempts , &que les ignorans qui s’en plaignent &qui cn font les dupes , rendent souventnécessaires.

La première chose qui fe présente dans«ette question, est que les fleuves & lesrivières vont fe rendre dans des golphesou dans de grands lacs où ils portent con-tinuellement leurs eaux. Or depuis tantde íìecles que ces eaux fe rassemblentdans ces grands réservoirs, l’océan & lesantres mers anroient débordé de toutesparts & inondé la terre, si les vastes ca-naux qui s'y déchargent y portoient deseaux étrangères qui ajoutassent à leurimmense volume. II faut donc que cesoit la mer qui fournisse aux fontainescette quantité d’eau qui lui rentre ; &qu’en conséquence de cette circulation lesfleuves puissent couler perpétuellement,& transporter une masse d’eau considéra-ble, sans trop remplir le vaste balsin quila requit.

Ce raisonnement est un point fixe au-quel doivent se réunir toutes ks opinionsqu’il est possible d’imaginer fur cette ma-tière , & qui fe présentent d’abord dèsqn'on se propose de discuter celies qui lefont déja. Mais comment l’eau va-t-ellede la mer aux fontaines'ì Nous savonsbien la route qu’elle tient pour retournerdss fontaines à la mer, parce que les ca-naux de conduite font pour la plupartexposés à la vue du peuple comme desPhysiciens : mais ces derniers ne fontpas d’accord fur le mécanisme qui re-porte l’immense quantité d’eau que lesfleuves charrient, dans les réservoirs deleurs sources.

Je sonlìdete «n second lieu que l’eau

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de la mer est salée, & que celle des son*tiúnes est douce, ou que si elle est char-gée de matières étrangères, on peut feconvaincre aisément qu'clle nc les tirepas de la mer. 11 faut donc que le rnécha-nisme du transport, ou que nos tuyauxde conduite soient organisés de faqon àfaire perdre à l’eau de la mer, dans letrajet, fa salure, sa viscosité, & son amer-tume.

En combinant les moyens que les au-teurs qui ont écrit avec le plus de lu-mières & de sagesse tarY origine des son,taines , ont essayé d’établir pour se procu-rer ce double avantage, on peut les rap-peller à deux classes générales. Dans lapremiere font ceux qui prétendent queles vapeurs qui s’éleventpar évaporationde dessus la surface de la mer, emportées& dissoutes dans l’atmosphere, voituréesensuite par les vents fous la forme denuages épais & de brouillards, arrêtéespar les sommets élevés des montagnes ,condensées en rosée, en neige, en pluie,saisissant les diverses ouvertures que lesplans inclinés des collines leur offrentpour s’insinuer dans les corps des mon-tagnes on dans les couches propres à con-tenir l’eau, s’arrêtent & s’affemblent furdes lits de tuf & de glaise, & formenten s’échappant par la pente de ces lits &par leur propre poids, mie fontaine pas-sagère ou perpétuelle, suivant l’étenduedu bassin qui les rassemble, on plutôtsuivant celle des couches qui fournissentan bassin.

Dans la seconde classe sont ceux quiimaginent daûs la masse du globe des ca-naux souterrains, par lesquels les eanxde la mer s’iniìnuent, se filtrent, se dis-tillent , & vont en s’élevant insensible-ment remplir les cavernes qui Fournis-sent à la dépense des fontaines. Ceux quisoutiennent cette derniere opinion, l’ex-posent ainsi. La terre est remplie de gran-des cavités & de canaux souterrains quifont comme autant d’aqueducs naturels,par lesquels les eaux de la mer parvien-nent dans des cavernes creusées fous lesbases des montagnes. Le feu Ibuter/ainfait éprouver anx eanx rassemblées dansdes especes de cueurbites, un degré dechaleur capable de la faire monter en va-peurs dans le corps méme de la monta-gne, comme dans le chapiteau d’uu alam-bic. Far cette distillation, l’eau salée dé-

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