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Tome XIV. FERM - FORL.
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pins d’eau que le fable, quand on enver-foit par le haut ; ce qui a été observé de-puis par M. de Reaumur. 11 paroìt qu’ilfaut pour pénétrer la terre, une quantitéd’eau égale an tiers de la malle.

M. Perrault soumit à la même expé-rience de l’eau salée ; les sables contrac-toient d’abord un certain degré de salure,SPeaudiminuoitun peu son amertume :mais lorsque les couloirs s’étoient unefois chargés de sels, l'eau quis’y filtroitn’en déposoitplus. Etd’ailleurs des per-colations réitérées au-travers de centdif-férentes matières sablonneuses , n’ontpoint entiercment dessalé Peau de la mer.Voilà des faits très-destructifs des suppo-sitions précédentes. On pent ainuter à cesexpériences d’autres faits auQì décisifs.Si Peau se dessaloit par filtration, moinselle auroit Fait de trajet dans les couchesterrestres, & moins elle seroit dessalée :or on trouve des fontaines & méme despuits d’eau douce, fur les bords de la mer,& des sources même dans le fond de lamer ; comme nous le verrons par la fuite.II est vrai que quand les eaux de la merpénétrent dans les sables en se réunissantaux pluies, elles produisent un mélangesaumache & salin; mais il suffit qu’ontrouve des eaux douces dans des fontainesabondantes & dans des puits voisins de lamer, pour que l’on puisse soutenir que leseaux de la mer ne peuvent se dessaler parune filtration souterraine. On n’allégue-ra pas saris doute les eaux salées , puis-qu’il s’en trouve ail milieu des terres,comme en Alsace, en Franche-Comté, àSalins ; & d’ailleurs il est certain que cet-te eau n’est salée, que parce qu’elle dis-sout des mines de sel.

En général, on pent opposer a l’hypo-these que nous venons de décrire , plu-sieurs difficultés très-Fortes. _

i°. On suppose fort gratuitement despassages libres & ouverts, depuis le litde la mer jusqu’aupié des montagnes. Onn’a pu prouver par aucun fait l’existencede ces canaux souterrains; on a plutôtprouvé le besoin que l’on en a, que leurréalité ou leur usage. Comment conce-voir que le lit de la mer soit criblé d’ou-vertures, &la masse du globe toute per-cée de canaux souterrains ? voyons-nousqqc la plupart des lacs & des étangs per-dent leurs eaux autrement que par des«couches île glaise ? te fond de la iqer est

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tapissé & recouvert d’une matière vis-queuse , qui ne lui permet pas de s’extra-vaser aussi facilement & auflì abondam-ment qu’il est nécessaire de le supposer,pour disperser avec autant de profusionles fontaines fur la surface des îles & descontinens. Quand même la terre pénétrer—roit certaines couches de sou fond à uneprofondeur assez considérable, on ne peuten conclure la filtration de ses eaux dansla masse du globe. Prétendre outre cela ,que les gouffres qui paraissent absorberl’eau de la mer, soient les bouches de cescanaux souterrains, c’est s’attacher à desapparences pour le moins incertaines ,comme nous le verrons par la fuite.

On n’a pas plus de lumières fur cesgrands réservoirs ou ces immenses dé-pôts , qui, selon quelques auteurs, four-nissent l’eau à une certaine portion de lasurface du globe : far ces lacs souterrainsdécrits dans Kirker (mud fupterr.') fousle nom à'Hyiropbilacia , & dont il a crudevoir donner des plans pour rassurer lacrédulité de ceux qni feraient portés àne les pas adopter fur fa parole.

î°. Quand leur existence seroit auflïcertaine qu’elle est douteuse à ceux quin’imaginent pas gratuitement, il ne s’en-suivroit pas que ces lacs eussent une com-munication avec la mer. Les lacs souter-rains que l’on a découverts , font d’eaudouce: ail surplus ils tirent visiblementleurs eaux ries couches supérieures de laterre. On observe constamment toutes lesfois qu’on visite des souterrains, que leseaux se filtrent au-travers de l’épaisseurde la croûte de terre qui leur sert de voû-te. Lorlqu’on fait un étalage de ees caver-nes fameuses, par lesquelles on voudraitnous persuader l’existence & remploi deces réservoirs souterrains, on nous donnelieu de recueillir des faits très-décisifscontre ces suppositions : car la caverne deBaumannia située dans les montagnes dela forêt d’Hircinie, celle de Fodpetschiodans la Carniole, celles de la Kiovie, dela Podolie, toutes celles que Scheuchzera eu lieu d’examiuer dans les Alpes, cel-les qu’on trouve en Angleterre, stwt laplupart à sec, & l’on y remarque tout-au-plus quelques filets d’eau qui vien-nent des voûtes & des congélations, for-mées par les dépôts successifs des eauxqui se filtrent au-travers des couches su-périeures. La forme des fleurs , la confi-guration