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Tome XIV. FERM - FORL.
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parties des pies qui supportaient la ma-"chine ; alors il sc relevait sans changer laligne de direction. La raison pour laquel-le l’àue en se débattant, rendoit le far-deau plus incommode, e’est qu’il faisaitvaciller la ligne de direction. Quand elleétoit portée en avant ou en arriéré , lesmuscles des iombes se mettoient en jeupour la rétablir dans fa premiere situa-tion.

M. Desaguliers raconte des tours d’a-drelTe,qu’un Allemand montrait à Lon-dres ponr des tours i h-force , & dont ilfut spectateur avec MM. Stuart, Prin-gle, & milord Tullihardin. Cet hommeaflis fur une planche horisontale (incli-née en-arriéré elle l’auroit situé pinsavantageusement), & appuyant ses piéscontre un ais vertical immobile, avoitUn peu au-dessous des hanches une forteceinture, terminée par des anneaux defer; à ces anneaux étoit attachée par uncrochet une corde, qui passant entre sesjambes, sortoit par une ouverture prati-quée dans l’appui vertical.Plusieurs hom-mes, su deux chevaux méme en tirantcette corde, ne pouvoient l’ébranler. 11le plaqoit encore dans une espeee de châs-sis de bois, préparé pour cet effet, & pré-tendait élever, quoiqu’il ne fit réellementque soutenir, un canon de deux ou troismille liv. pesant, porté sur leplatd’unebalance, dontles cordes étoicntattac’iéesà la chaîne qui pendait de fa ceinturé.Les cordes étant bien tendues & ses jam-bes bien affermies, on pouffait les rou-leaux qui supportaient le plat d’une ba-lance, ít le canon restoit suspendu. M.Desaguliers fit une semblable expériencedevant la roi George 1 , & plusieurs au-tres la répéteront après lui.

Tout cela s’explique aisément par larésistance des os ritl bassin, qui font arc-hontes contre un appui vertical ou hori-sontal ; parla pression de la ceinture quiaffermit les grands troehanters dansleurs articulations j par la force des jam-bes & des cuisses, qui, lorsqu'elles fontparfaitement droites, présentent deuxfortes colonnes capables de soutenir au-jnoius quatre ou cinq mille livres. Onfait qu’une puissance est inefficace, quandson action se dirige parle centre dn mou-vement; & M. Desaguliers fait une ap-plication ingénieuse de la ceinture dontjwus avons "parlé plus haut, dont un ou

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plusieurs hommes pourroient se servirpour hausser 011 abaisser le grand perro-quet d’un navire, en s’appuyant contreles échelons d’une forte échelle couchéefur le tillac.

Les autres détails du docteur Desagu-liers fur les tours d’adresse, qui passentpour des tours Ae force extraordinaires,fout assez curieux; mais je les lupprime,de crainte d’être trop long.

Pour donner une idée de la force desextenseurs des jambss, M Desaguliersdit qn’on voit à Londres les fiacres s’élan-cer hors de leurs sièges dans un embar-ras, & soulever leur voiture avec leurdos sans le secours de qui que cc soit,quoiqu’ils ayent quatre personnes dansleur carosse, & le train chargé de troisou quatre coffres. Nos fiacres font demême à Paris Rappellent conforter leurderrìere. Les porte-faix en Turquie por-tent sept, huit, &jusqu’à neuf cent li-vres pesant. Ils s’appuient fur un bâtonquand on les charge : on prend soin aussi,de les décharger. M. Desaguliers croitque c’est à une situation semblable qu’é-toit dûe la résistance étonnante de cettefameuse tortue, que formaient ies sol-dats romains aveeleurs boucliers. VoyezFortice.

II doit paroître surprenant que descharges de 8 ou 9 quintaux n'écrasent pasle dos des porte-faix de Constantinople ;fans doute les vertèbres se soutiennentmutuellement, & leurs muscles se roi-diísent chez eux, pour assujettir i’épineà une courbure constante : mais cetteforce paroît bien médiocre , & il Fautavoir recours â une troisième espeee derésistance, qu’on n’a pas encore appli-quée ici, je veux dire à la résistance descartilages intermédiaires des vertébrés.Je crois quêtons ceux qui ont lii Borellî& Parent fur la force de ces cartilagesferont de mon avis ; & je remarqueraifeulement que les auteurs n’ont pas faitassez inattention aux poids immensesque peut soutenir la résistance des liga-mens & des cartilages. E» calculantd’a-près ia proposition 61 de Borelli, l’ima-ginationseroit effrayée de la force prodi-gieuse que la nature employé pour la ré-sistance de ces cartilages dans les porte-faix de Constantinople.

Tout le monde connoit la résistancedes os du crâne aux fardeaux qu’on lui

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