99<r FOR.
te forceps courbe peut aussi être d'ungrand secours pour extraire la tête d’unenfant restée dans la matrice & séparée<ln corps.
En général on ne doit se servir du for-ceps que dans les cas où il est impossibleque la tête forte du couronnement lansson secours : ainsi il ne doit avoir lieuque quand la tête y est si serrée qu ellepeut être dite enclavée. On pourroitquelquefois prévenir ces enclavemenspar des manœuvres particulières dirigéesavec intelligence, différemment suivantles cas : par exemple , quand le visage del’enfant se présente avec le menton ou lefront contre l’os pubis, on essaye de faireremonter l’enfant assez haut pour que latête se présente directement au passage.Si l’on ne peut y réussir, il semble -sa-bord qu’il n’y auroit point d’autre moyenque de recourir au forceps ; cependanton parvient à faire descendre aisément lefront dans le vagin, en faisant mettre lafemme sur les genoux & les coudes, &en appliquant dans cette posture unemain fur le pubis.
II y a des cas où il suffiroitpour décla-rer la tête d’un enfant, d’introduire en-tre elle & les parties de la mere qui s’op-posent à la sortie de l’enfant, lin instru-ment fait en levier. Tel est le fameuxinstrument de Roonhuisen, qui a été siïongtems un secret en Hollande, où l’onassure que ce célébré praticien terminoitpresque tous les accouehemens laborieuxpar ce moyen simple, soyez Fl. XV.fig- Z- H paroîtqu’on peut dégager avan-tageusement par ce levier la tête retenuepar l’os pubis, ou la tête qui dans unedisposition oblique de la matrice arc-bouteroit contre une des tubérosités del’os ischion. Voy. sur Pusagc des forceps ,les ouvrages de M. Levret & ceux de M.Smellie, accoucheurs à Paris & à Lon-dres ; la matière y est traitée d’une ma-niéré très-instructive, toutes les difficul-tés y font éclaircies; Pexpérien'ce & lathéorie s’y prêtent un appui mutuel. (T)
* FORCER, v. act. Gramm., ce motpris au simple a un grand nombre d’ac-ceptions différentes. C’est surmonter unerésistance par un emploi violent des for-ces du corps : c’est ainsi qu’on force uneporte, un retranchement, fisc. Forcerun cerf, c’est l’épuiser par une longuepoursuite, afiu de le prendre vif. On
FOR
force une clé ou une ferrure , quand on endérange par effort le méchanisme. Onforce Ae voiles, de rames, en les multi-pliant autant qu’il est possible pour aug-menter la vitesse d’un bâtiment. O n forceà la paume, au billard, à beaucoup de jeuxde cette nature, en obligeant certainescartes à paraître, on un joueur à joueren certaines circonstances déterminées.Forcer sc dit au figuré d’unc détermina-tion de la volonté par des motifs qui don-nent quelque chagrin, & fans lesquelselle se seroit autrement déterminée. IIme forcera quelques jours, par le troublequ'il me cause à lui parler durement.Forcer son esprit, son génie, son talent ,c’est s’appliquer à des choses pour les-quelles on n’étoit point né. Un style estforcé par une singularité de constructionsou d’expressions qui a peiné fauteur, &qui peine le lecteur. Forcer h recette ,c’est passer en recette plus qu’on »’a reçu.Voyez dans les articles suivons d’autresacceptions du même mot.
Forcer vn Cheval, Manege, c’eífeen outrer l’exercice; e’est le fur mener fc’est l’extrapasscr; c’est exiger de lui desactions au-dessus de fa capacité L de sesforces ; c’est le solliciter encore durement& rigoureusement à des mouveme-ns dontl’exécution ne lui coûte ou ne lui est im-possible , que pares que le moment où onl’y invite est précisément l’inftant où se?membres ne font en aucune maniéré dis-posés à Faction à laquelle on voudrait leconduire. Voyez Temps, (Y)
Forcer la main, Manege, c’est dela part de l’animal en fuir non seule-ment l’obéissance, mais chercher à sesoustraire entierement à ses effets, & envaincre réellement la puissance.
Cette action peut être placée au rang desplus dangereuses défenses, sur-tout lors-que le cheval en a contracté l’habitude.
La trop grande sensibilité d’une bou-che importunée & même offensée, une su-jétion on excessive ou trop constante, desentreprises peu réfléchies & au dessus desforces & de ia capacité de l’animal, un ca-ractère & une nature rebelles, des í'enti-mens rigoureux, mérités en apparence,mais plus propres à irriter & à révolterqil’à produire un changement qu’on n@devoit attendre que de la patience & de ladouceur; telles font les causes ordinaire;du vice dont il s’agit.