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Tome XV. FORE - GENU
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fe foiit à peu de frais, La méthode con-forme à la nature, qu’a suivie M.de Buf-fon, & dont il a rendu compte dans unmémoire à l’académie, réussira presquetoujours; ellefe borne à enterrer légè-rement le gland après un assez profondlabour, & à ne donner de foin au plantque celui de le réceper lorsqu’il languit.V. Bois. Cette méthode est, par sa sim-plicité , préférable à toute autre, par-tout où lc bois ne fera pas fort cher, &où la terre un peu légere ne pouffera pasune grande quantité d'herbe. Dans uneterre où l’herbe croîtra avec abondance,il fera difficile de fe passer de quelque lé-ger binage au pied des jeunes plants. IIleur est aussi désavantageux d’être pres-sés par l’hcrbe, qu’utiled’en être proté-gés contre la trop grande ardeur dn so-leil. II arrivera peut-être aussi que dansun terrein très-ferrne, le gland étant se-mé , comme le dit M. de Buffon, les jeu-nes chênes ne croîtront que lentement,malgré les effets du récepage. C’est cequ’il Faut éviter dans les lieux où le boisest cher. Une jouissance beaucoup plusprompte y dédommage d’une dépense unpeu plus grande : je conseillerois alors defe servir de plant élevé en pépinière;mais le défoncement entier du terrein,dont parlent les écrivains , n’est qu’uneinutilité dispendieuse.

Faites des trous de quinze ponces enqnarré & de la même profondeur ; met-tez le gazon au fond, & la terre meublepar-dessus ; plantez quand la terre estfaine ; mettez deux brins de plant danschaque trou, pour être moins dans le casde regarnir; binez légèrement une foischaque année pendant deux ans, ou deuxfois li l’herbe croît avec trop d’abondan-ce; choisissez pour biner, un tems sec,après une petite pluie ; récepez votreplant au bout de quatre ans : vous aurezalors un bois vigoureux & déja eh valeur.

A l’égard de la distance qu’il faut met-tre entre les trous, elle doit être décidéepar l’objet qu’on fe propose en plantant.Si l’on veut un taillis à couper tous lesquinze ans, il faut planter à quatre pieds :on mettra cinq pieds de distance, fi l’onfe propose de couper les bois à 30 ou 40ans , & plus encore si on le destine àdevenir une futaie. Nous traiterons ail-leurs cette matière avec plusd’étendue.V -PÉPINIÈRE ^PLANTATION.

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Quant au choix de l’espece de bois, onpeut être déterminé raisonnablement pardifférens motifs. Le chêne méritera tou-jours une forte de préférence par fa du-rée & la diversité des usages importansauxqnels il est propre : cependant plu-sieurs autres especes, quoique inférieu-res en elles -mémes, peuvent être à pré-férer au chêne, en raison de la consom-mation & des besoins du pays. Depuisque les vignes fe font multipliées, & quele luxe a introduit dans nos jardins uneimmense quantité de treillages, le châ-taigner est devenu celui de tous les boisdont le taillis produit le revenu le plusconsidérable. Nous voyons par des an-ciennes charpentes, qu’on en pourroit ti-rer beaucoup d’utilité en le laissant croî-tre en futaie ; mais i’hiverde 1709 ayantgelé une partie des vieux châtaigners , adû rallentir les propriétaires fur le des-sein d’en faire cet usage. En général, lebois qui croît le plus vite est celui quiproduit le plus, par-tout où la consom-mation est considérable. Lesblancs-boisles plus décriés n’y font pas à négliger : lebouleau, par exemple, devient précieuxpar cette raison, &parce qu’il croît dansles plus mauvaises terres , dans cellesqui fe refusent à toutes les autres es-peces.

Le hêtre, le frêne, l’orme , ont desavantages qui leur font propres, L quidans bien des cas peuvent les faire préfé-rer au chêne. V- tous ces différens arbres,chacun à son article ; vous y trouverezen détail leurs usages, leur culture, leterrein où ils se plaisent particulière-ment. Les terres moyennes conviennentau plus grand nombre ; on y volt souventplusieurs especes mêlées, & ce mélangeest favorable à l’accroissement du bois Là fa vente.

Finissons par quelques observationsparticulières.

•Les terres crétacées font de toutes lesmoins favorables au bois ; les terres glai-seuses ensuite ; & par degré, les compo-sées de celles-là.

11 est beaucoup plus difficile de fairevenir du bois daus les terres en train delabour, que dans celles qui sonten fri-che. La difficulté double encore, si cesterres ont été marnées, même ancienne-ment.

Si un taillis est mangé par les lapins à