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Tome XV. FORE - GENU
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faires à la construction île la place. Ilsont bailleurs l’avantage île ne pouvoirêtre minés que très-difficilement. II estvrai qu’ils content beaucoup à creuser ,niais ils épargnent ausss bien de la maçon-nerie.

Fossé a fond de cuve, est nnfojsésuc , escarpé , ou avec peu de talud.

Fosse, Econ. rujliq., ouverture deterre étendue en longueur , qui sert à en-vironner un champ pour en défendreFeutrée : c'est en cela que consiste la dé-fense qu’on pratique souvent en Angle-terre à la piace des haies, particulière-ment dans ies terreins marécageux ; &l'on s’en trouve fort bien. Pour tors onfait ces fossés de six pieds de large contreles grands chemins , & dc cinq pieds dticôté des communes : mais les fojsés quifont pour tènir lieu d’euclos contre desvoisins, n’ont d'ordinaire que deux piedsde largeur dans le fond, & trois piedsdans le haut. Vnfofé de quatre pieds delarge en-haut, doit avoir deux pieds &demi de profondeur ; si on le fait de cinqpieds de large, il doit en avoir trois deprofondeur, & ainsi à proportion. Oít nefait jamais ees/vMr perpendiculairement,mais en talud , pour éviter que la terre ues’éboule. D’aillcurs , dans nnfojsé dontle fond est étroit, si les bestiaux s’y jet-tent, ils manquent d’efpaoe pour s’y re-tourner; & au Heu de grimper en-haut& en détacher la terre, ils vont chercherleur sortie au bout de fojsé. (D. J J)

FOSSÉ, Droit civil & coutum. La loisciendum , Js. fin. régnai. veut qu’on lais-se entre nnfojsé & le fonds de l'on voisin,autant d’efpace qu’ïl a de profondeur.

II y a plusieurs observations à fairefur les fojsés , qui font souvent disputésentre deux voisins, i 0 . Dans le doute,les fojsés íunt déclarés communs aux deuxvoisins : 2°. selon la coutume d’Auxerre ,art. n; , de Berri, art. 14, tit. 4, &de Rheims, art. 569, si la terre que l’ona jetée fur les bords est dans les deux cô-tés, ie fojsé est de même commun. 3 0 .Le jet de la terre sert beaucoup à termi-ner la difficulté sur la propriété du fojsé:ainsi l’on présume que le fojsé appartientau propriétaire du fonds fur lequel 011jette la terre que l’on en tire. 4°. S’il estétabli par de bons titres ou par des bor-nes, que le fossé appartient à un voisin ,ia coutume de jeter la terre du côté de

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l’autre voisin , ne lui en attribue point ledroit; & la prescription ne prévaut pointaux titres ni aux bornes. Remarques deM. Aubri fur Richelet. (D .,/.)

FOSSER ÉE , f. f. Jurifprud ., dans lepays de Bugey & de Gex , est la mêmechose que ce qu’on appelle ailleurs uneeetwrée ou ou vrée , ou le travail d'un hom-me. On mesure tes vignes pitfaferées ououvrées. Voyez Collet fur les jlatuts ieBresse, pari. II, pag. 79 , col. 2 j {y Œ(j-VB.ÉE. (A)

* FOSSET , f. m. Tonnelier, petitecheville de trois à quatre lignes de dia-mètre, d’un bois dur ,& d’une figureconique, qui sert à boucher le trou qu’onpratique au-destousdes tonneaux , poury donner entrée à l’air, L en tirer duvin.

FOSSETTE, f. f. Míiec., ulcéré del’reil, nommé par les Grecs SÁ^ov, & parles Latins fojsula, annulas. C’est lin ulcéréétroit, profond & dur, dont la corné»transparence, quand il est au-dessus del’iris ou de la prunelle, ne parole pointchangée de couleur , car elle ne blanchitque lorsque l’ulcere se cicatrise; maisquand il est fur la cornée opaque à l’en-droit du blanc del’œil, il est fort rougedans fa circonférence; & son milieu pa-roît noirâtre, à cause que la cornée estémincée dans.cet endroit. Eoyezîo n trai-tement au mot Ulcéré de E IRIE , par-ée que le nom particulier qu’il porte nechange rien à la méthode curative géné-rale. (D. J.)

* Fossette , Chasse, efpece de chasseaux petits ciseaux, qui consiste â creuserdes trous en terre le long des buissons,& à y attirer par de l’appât les oiseaux,qui, posant leurs pieds fur la marche d’u-11e fourchette qui soutient une plancheou une piece de gason , font tomber lafourchette & se trouvent enfermés dansle trou. Cette chasse commence à la fin dedécembre , & dure jufqu’en mars.

FOSSILE, f. m. Hist. nat. minéra-logie. O11 appell efoftks en général tou-tes les substances qui fe tirent du sein dela terre. Souvent on se sert indistincte-ment du nom Azfajfiles & de celui de mi-néranx, pour désigner les mêmes substan-ces. C’est ainsi que l’usage veut que l’ondise le régné minéral, & non pas le régnéfojjile. Cette derniere façon de parler fe-roit pourtant plus exacte , attendu que