Band 
Tome XV. FORE - GENU
Seite
115
JPEG-Download
 

í os

pat' k décbmposition viennent ies ochres;jaunâtre si c'est de fer, lesquelles de-viennent rouges par le feu ; vertes avecle cuivre & un acide ; bleues avec le cui-vre Sc un alkali, De-là tant de pierresjaunâtres & rougeâtres par le fer,commeles vertes & les bleues parle cuivre.

Les métaux font combinés Si surcom-posés de terre, de sel & de soufre : ils 'se décomposent & se régénèrent diverse-ment, d’où naissent la variété, la richesse& les modifications diversesaies minerais.

Les rochers solides , vastes , profonds,antiques, qui affermissent le globe, com-me ies os dans les animaux, font compo-sés par la concrétion des fables , des pe-tites pierres & des plus grandes , mêléesçà & là d’argiile endurcie, quelquefoisdevenue talqoetise , avec des intersticesoccupés par des crystaux de quartz , despath, & des micas. Ces rochers font dis-posés, dans leur masse, en lits, ou parcouches, ce qui annonce leur ancienne-té & leur origine d» dépôt des eaux. C’estdans leur sein que ies métallurgistes vontchercher ies matrices des mines.

Les pétrifications font plutôt les peresdes montagnes de marbre ou calcaires,que les enfans, & il y en a autant de pos-sibles qu’il y * & qn’il y a eu de végétaux& d’animanx exillans. Ces pétrificationsse présentent sous quatre formes, fossilesou en nature propre; réintégrées aprèsune décomposition; esi impression, outranssubstantrées. C’est ainsi qn’il s’eutrouve fréquemment par-tout dans lemarbre, le caillou, le schiste & 1 c gtès,mais jamais dans les apyres, la roche ,le quartz & le spath extérieur.

Le célébré Linné regarde donc !a plu-part dés couches de la terre comme l’essetou le dépôt des eaux de l’Océan ; il n’osepas dire tontes : ces dépôts successifs d’u-«e longue fuite de siécles ne peuvent êtrel’esset simultané d’une révolution ou d'n-ue dissolution entiere de la surface, com-me l’ont cru Woodward, Schenchzer&plusieurs autres. Le naturaliste Suédoispartage en général ces couches cn cinqportions ; l’iiiférieure de pierre de grès ;la seconde do schiste; la troisième de mar-bre, où se trouvent les pétrifications ma-Jines ; la quatrième schisteuse ; la supé-rieure de roche , souvent très-vaste. Voy..COUCHES d-> la terre.

II suppose que l’Occan 2 été troublé

F O S ïï?

pat îes Vents Sc les pluies nîtrenfes, cdqui a donné à une crystallisation £íà une précipitation de l'eait de la mer, cr}sable, qui a couvert aussi tôtiefond dtfl’Océan.

Les fucus & tes plantes marinesco u»vran t bientôt aussi se fond , on t arrêté ISmouvement des eaux dans les pfofoin»j deurs de l’Océan.

La terre formée par la destruction d Sces plantes, est descendue fur le sableplus pesant, & dc nouvelles plantes 0ni-er à fur ce nouveau lit.

Les vers ék les insectes marins, mol-iniques, testacés, litophytes , & zoo-phytes , les poissons , leurs œufs, se sonStrouvés dessus , & ont' été ensevelis des-sous ce lit de plantes détruites. Un sédi-ment argilleux a couvert peti-â-pen ceácadavres & ces corps marins, à différen-tes hauteurs, scion ies circonstances ,jnsqu’à ce que cette niasse, élevée peu-è-peu jusqti’à la surface de seau, I’a pressé& contraint de se retirer. Ainsi se sonBformées les branches, ies plages, les ru-chers , contre lesquels la mer a fans cesserejeté les fucus détruits, réduits en terre,jufqu’à ce que la couche de terre sablon-neuse de dessous ait reparu au-dessus. SIelie s’est desséchée, «j’a été du fable mobi-le : si elle s’est endurcie par une concré-tion , elle devenue un rocher. L’estîainsi que s’est formée en gros & en géné-rai la couche inférieure de pierre aréna-cée; la seconde de terreau endurci & de-venu schisteux ; la troisième d’argille S£de marbre , remplie d’animaux ; la qua-trième fcíiistenle, à-pett-près comme litseconde; enfin la cinquième ou supérieu-re, composée de labié avec lin mélangede corps étrangers.Cest donc ainsi, seiortLinné, qne se font formées les couchesSc que fe sont élevées,ies montagnes,lors-que la couche d'argilíe & de marbre a étéendurcie avec les pétrifications des corpsmarins. Ainsi les hantes montagnes sonsles filles des siécles écoulés.

II y a dans la chaîne dec'e système in-génieux, des vérités appuyées fur des ob-servations fixes & certaines, mais anfiídes suppositions qui ne font pas encore,démontrées. Attachons-nous donc bieiíplutôt à étudier la nature qw’à Vouloisl’cxpliqner , à observer ies Faits qn’à bâ-tir des hypothèses. Les hypothèses, cri-ssas de f imagination & de la fantaisie é*’