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d’autre étincelle du crochet de la bouteil-le : mais à mesure que j’éìevois la chaî-ne, l’athmolphere du pot diminua en serépandant sur la chaîne qui s'élevoit , &en conséquence le flocon de coton Rap-procha de plus en plus du pot, & alors,fi je rapprochois de ce pot le crochet dela bouteille, il recevoit une autre étin-celle , & le coton retournait à la mêmedistance qu’auparavant ; <S de cette forte,à proportion que la chaîne étoit élevéeplus liant, le pot recevoit plus d’étincel-les , parce que le pot avec la chaîne dé-ployée étoient capables de supporter uneplus grande athmosphere que le pot avecla chaîne ramaflêe dans son intérieur. Quel’athmosphere autour du pot fût diminuéeen élevant la chaîne , & augmentée en labaissant , e'est une chose non-seulementconforme à la raison , puisque i’athmos-phere de la chaîne doit être tirée de celledu pot quand on l’éleve, L y retournerquand elle retombe; mais la chose est en-core évidente aux yeux, car le flocon decoton s’apprnchoit toujours du pot quandon tiroit la chaîne en-haut, & s’éleignoitquand on la iaifloit tomber ( Cette ex-périence renflât encore mieux , en le ser-vant d’une longue bande de papier doréqu'on roulera autour d'un petit bâton &qu’on substituera à la chaîne. )
“ Ainsi, nous voyons que l’augmcnta-„ tion de surface rend un corps capable,, de recevoir une plus grande athmos-„ phere électrique : mais cette expérien-„ ce, je l’avoue , ne démontre pas par-,, faitement ma nouvelle hypothèse ; car,, le cuivre & l’argent continuent tou-
jours à être solides & ne fe dilatent„ pas en vapeurs comme l’eau en nuages.„ Peut-être que dans la fuite, des expé-„ riences fur l’eau élevée en vapeurs,,, mettront cette matière dans un plus,, grand jour.
„ II s’éleve contre cette nouvelle hy-„ pothèse une objection qui paroît im-„ portante; la voici : fi l'eau dans son„ état de raréfaction , comme nuage , at-„ tire & absorbe plus de fluide électri-„ que que dans son état de densité , com-„ me eau , pourquoi ne tire-t-eîle pas,, de la terre tout ce dont elle manque,„ à l’instant qu’elle en quitte la surface ,„ qu’elle en est encore proche, & qu’elle„ ne fait que s’élever en vapeurs? J’a-v voue que je ne finirais, quant à pré-
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„ sent , répondre à cette difficulté d’une„ maniéré qui me satisfasse ; j’ai'cru ce-„ pendant que je devois rétablir dan,„ toute la force , comme je l’ai fait, &,, soumettre le tout à l’exaincn. „
Telles fout toutes les conjectures deM. Franklin fur la formation du tonner-re, & {'objection que lui-méme fait con-tre ; ce qui ne fait pas moins l'éloge deson caractère, que lés ouvrages font ce-lui de Ion esprit, préférant le progrès dessciences à la gloire qu’il pourroit tirer del'invention d’une hypothèse ingénieuse& plausible, contre laquelle on n’auroitpeut-être pas fait cette objection. Au res-te , la même façon de penser se trouvedans tons les ouvrages de cet ingénieuxécrivain , toujours empressé à avouer seserreurs, & souvent le premier à les faireconnoítre , après en avoir été convaincupar de nouvelles expériences.
Mais depuis la publication des Lettresd u docteur Franklin, dans lesquelles ildonne cette hypothèse, de nouvelles dé-couvertes en électricité ont donné lieu àde nouvelles conjectures fur ce sujet. Lesavant traducteur de cet auteur, M. Wil-ke, qui a beaucoup contribué à ces décou-vertes par lès recherches fur les différen-tes maniérés d’exciter ou de produire l’é-lectricité dans les corps , a encore profi-té de celles que M. ®pimis a Faite fur latourmaline , pour hasarder , comme il ledit lui-même, de nouvelles conjecturesfur une matière que la nature tient enco-re cachée fous un voile épais.
Nous pouvons, dit-il , exciter l’élec-tricité des corps, de deux maniérés. Lapremiere qui est la plus connue , est parle frottement. La chaleur & la fusion eftl’alitre maniéré ; & {'électricité ainsi pro-duite porte le nom A'électricitéspontanée ,que M. Gray a fait connoître le premier.Mais lans entrer dans de plus longs dé-tails fur ce sujet, qui (Tailleurs ne scroientpas ici à leur place, 11 est â remarquer quetoutes les fois qu’on excite ainsi quelqueélectricité, il y a toujours un corps quis’électrise positivement & Taiitrs négati-vement. On trouve dans la tourmalineun exemple frappant de {'électricitéproduite par la chaleur ; mais elle aencore ceci de particulier, c’eft que tou-tes les fois qu’on réchauffe jllsqu’à II»certain point , elle acquiert une forteélectricité proportionnelle à sa grosseur.