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du mortier ou du plâtre par aspersion ,pour faire les panneaux de crépi d’unmur qu’on ravale. (P)
Fouetter, chez les relieurs, c’eîtaprès qu’UH volume est couvert, ou deveau , ou de martoqnin , le placer entredeux ais qu’on ferre fortement de hauten bas avec de la ficelle câblée, Se passerensuite une autre ficelle sur le dos denerf en nerf, ficelant des deux côtés.Les ficelles doivent fe trouver croisées entous sens. Voyez klS A FOUETTER ,Relier.
Fouetter les cocons, c’est unedes préparations de l’art de tirer lu foie.Voy. Soie. Cet article est traité en détaildans le tome IX des Descriptions des arts ,U métiers , >«-4°. par M. Bertrand.
FOUGADE OM FOUGASSE , f. f. For-tification , c’est dans la guerre des sièges,une mine qui n’a que 6, 8, ou 9 piedsde ligne, de moindre résistance , ou quin’est enfoncée dans la terre que de cettequantité. Voyez MINE, U LIGNE DEiíOINDRE RÉSISTANCE. (£)
Fougasse. Voy. Faïance.
’ FOUGER, v. u. Chase. II fe dit deFaction du sanglier , qui arrache desplantes avec son boutoir. La plante ouracine enlevée s’appelle sauge ; & lestroncs , affranchis. Fouger fe dit aussi ducochon.;
FOUGERE, f. f. filix , Botanique igenre de plante qu’on peut nommer ca-pillaire , & dont les feuilles font compo-sées de plusieurs autres feuilles rangéesfur les deux côtés d’une côte, & profon-dément découpées. Ajoutez aux caractèresde ce genre le port de la plante. Tourne-fort, ln[t. rei herh. V. Plante.
FOUGERE , Botan.-, c’est à M. Wil-liam Cole en Angleterre, & à Swam-merdam en Hollande, qu’on doit la dé-couverte des semences de la fougère. M.Cole date la sienne de 1669 , Si Swam-merdamde 1673.
M. Cole remarque, i°. que dans cessortes de plantes, les loges ou capsulesdes graines font deux fois plus petitesque le moindre grain de labié ordinaire.s°. Que dans quelques efpeces, ces cap-sules n’égalent pas la troisième, ni mémela quatrième partie d’un grain de fable ,& paraissent comme de petites vessiesentourées d’anneaux & de bandelettes|Q serine de vers. 3°. due néanmoins
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quelques-unes de ces petites vessies con-tiennent environ cent graines fi petites,qu’elles font absolument invisibles dl’œil, & qn’on ne peut les distinguer qu’dl’aide d’une excellente lentille. 4 0 . Quel’osmondeou la fougère fleurie , qui sur-passe en grandeur les fougères commu-nes , a des capsules ou vésicules sémina-les, d’une grosseur égale à celle des au-tres qui appartiennent an méme genre.;o. Enfin , que t’extréme petitesse de cesvésicules, étant comparée avec la gran-deur de la plante , on n’y trouve pas lamoindre proportion ; ensorle qu’on nepourroit s’empêcher d’admirer qu’uneaussi grande plante soit produite d’unsaussi petite graine, si l’on ne voyoit sou-vent de semblables exemples dans lanature.
Les observations dp Svvammerdam furles graines de la fougere, le trouventdans l'on livre de la nature ( Bibiia na-turœ')', nous y renvoyons le lecteur,parce qu’elles ne font guere susceptiblesd’un extrait. II suffira de dire à leur hon-neur , que M. Miks reconnoît, après lesavoir vérifiées, qu’on ne peut trop admi-rer leur justesse Si leur exactitude. Pas-sons donc à celles de M. de Tournefort,qui ne font pas moins vraieé.
La fougere, suivant cet illustre bota-niste , porte ses fruits fur le dos des feuil-les , où ils fout le plus souvent rangés àdouble rang, le long de leurs découpu-res ; ils ont la figure d’un fer à cheval,appliqué immédiatement furies feuilles,& comme rivé par-derriere ; chaque fruitest couvert d’une peau relevée en bos-fette, Sc qui paroît comme écailleuse ;cette peau se flétrit ensuite, se ride,&se réduit en petit volume an milieu dufruit; elle laisse voir alors un tas de co-ques ou de vessies prefqu’ovales, entou-rées d’un cordon â grains de chapelet,par le raccourcissement duquel chaquecoque s’ouvre en travers, comme par uneefpece de ressort , Si jette beaucoup desemences menues. Les graines de la fou-gere femelle font placées différemmentfur le dos des feuilles, que ne le sentiessemences de la fougere mâle ; car dans lafougere femelle elles sont cachées furiesbords des petites feuilles, qui fe pro-longent , fe réfléchissent tout autour enautomne, & forment des efpeces de fttmq»j sites eù naissent les feiuUes.