188 FOU
ne de M. de Sgobbis. On le confirait enbriques, de la hauteur nécessaire pourcontenir les vaisseaux. On ouvre de plu-lÌAirs cotés le cendrier , qui n’en estpoietnn aufond, & on nc lui laisse mê-me la plupart dutems que quatre piliers,qui font les quatre coins ; ensuite onplace une grille à un pied de haut envi-ron dii sol ou pavé. Cette grille a un trouau milieu, assez grand pour admettre lecou du matras descensoire ; il est mêmebon d’observer qu’on n’y en met quepour employer ce fourneau à un autreusage, car dans le cas du descensoire ilne faut qu’un disque de terre cuite, aumilieu duqueí on introduit le vaisseaudescensoire: ainsi on en met donc uff deterre ou de tôle sur la grills. On place levaisseau, & on allume le feu tout au-tour : cet appareil ne peut donner qu’unfeu doux. On poiiiToit toutefois l’aug-menter ii l’on vouloit ; ce seroit de con-server la. grille, & de garantir le récipientpar un entonnoir métallique dont il se-roit couvert ; le sommet eu -seroit prèsde la grille, & la base cnviroimeroit leventre du récipient. Nous avons ouverttout íe devant de ce fourneau , afin qu’ony vit la situation des vaisseaux ; & nousy avons ajouté lin dômeencasdebeíbiu.On peut voir la fig. 161 ; on y trouve lecorps inférieur &'\m fourneau descensoiresoutenant Un tonneau.
Des fourneaux à calciner. Ils peuventencore être divisés en propres , & enimpropres, ou qui font particulièrementdestines aux opérations en question, &qui peuvent y servir , quoiqu’ils soientconstruits pourd’autres. Dans ce secondrang, on peut placer tous ceux dont uonsavons parlé jufqu’ici & dont nous parle-rons dans la fuite, excepté les bains-ma-rie propres, comme celui de la fig. n ,&c. Dans le premier nous compteronscelui qui est marqué figures 15 U 16 ;nous en avons donné la coupe 1;, avecl’élévatíon 16, pour en faciliter l’iutelli-gence. Ce fourneau est construit en bri-ques , est longde trois pieds L demi, &haut de deux pieds quatre pouces; il estlarge de deux pieds en-devant. Si onl’éleve davantage, ce n’en est que mieux ;il est plus commode, mais cela ne changerien à fa construction : comme il seroitun peu bas , nous supposerons que nousallons le construire fur un foyer élevé
FOU
d’tin pied environ pour y manœuvrer ai-sément. On commence par asseoir un litde briques de six pouces d’cpaisseur ; 011élève ensuite deux murs à chaque côté ,de quatre pouces d’épais : le mur de der-rière est de même épaisseur. La porte dece foyer est large de dix pouces &demi ,& haute de sept cn-dehors, réduite à unpeu moins en - dedans : quand les mursont cette hauteur, on met des barres defer plates dessus en travers , depuis laporte jusqu’à près de quatre pouces dufond ; on les couvre d’une couche oudeux de briques, cn laissant une ouvertu-re au fond, comme nons l’avons marquécn A dans la coupe 1 ç : 011 continue d’éle-verlesmurs àla hauteur de six pouces ,après quoi on les couvre de barres defer, qui soutiennent les briques du des-sus. La languette qui est entre le Foyer a& l’ouvroird, est en tout épaisse de troispouces. La couche de briques qui couvreFouvroirest épaisse de six pouces; le murde devant est épais de quatre pouces ,comme les autres ; la porte dc l’onvroirest de même grandeur, & un peu embra-sée comme celle du foyer. Entre le murdu devant & la couverture Au fourneau,règne dans toute la largeur du fourneauun espace comme par-derrière pour lalanguette ou plancher , mais qni n’estque de deux pouces de large, qui sc ter-mine en une petite cheminée c , épaiílede huit pouces & large de quatorze, horsd’œuvre. La longueur intérieure de lacheminée & fa hauteur font de hnitpou-ces. A un mur latéral, 011 volt l’onvroirb deux portes marquées d, A, fig- 16, enembrasure , hautes de cinq pouces , &larges de quatre en-dehors. Ces quatreportes doivent avoir leurs fermetures debriques cuites, & presque épaisses com-me le mur dont elles ferment le trou. Cefourneauïe rtà la calcination de la potas-se, des cendres qu’on veut leffiver, &des métaux qu’on veut réduire en safran ,en chaux: c’estcelui deGlaser simplifié,c’est-à-dire, quin’a qu’un plancher , aillieu que Glaser en met deux ; ensorte quele feu sort à la partie postérieure, qn’ily a trois portes en-devant, point de che-minée , & quatre portes latérales. Glaserdit qu’ou y ajoute un quatrième, & mê-me un sixième étage & au-delà. Nousverrons dans la fuite où cette idée peutavoir été prise , ou du moins quelque