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t»n donne à volonté le ventau tuyau dela casse, ou à lin autre tuyau qui va s’ou-vrir fur le Foyer de la forge , pour servirru petit fourneau de Fusion de la fig. 37 ,n°. i , par exemple ; mais quelques ar-tistes y renoncent, par la raison que ceregistre est sujet à se déjeter , en consé-quence de la chaleur voisine ,& perd levent du soufflet. Je crois cependant ques’il étoit fait de bois de sauge ou de Hol-lande , la chose n’arriveroit pas. En voi-ci la construction : le tuyau du souffletporte son vent dans une petite chambredu sommier , que nous nommerons lalaie. La paroi opposée à celle qui reçoitle tuyau du soufflet, est composée detrois petites planches couchées les unesfur les autres. Celle du milieu n’est pasfl large que les deux autres, mais elle estplus longue ; c’est celle qu’on appelleproprement registre. Elle n’a qu’un trou ,& les deux autres en ont deux. Ce qui luimanque de largeur à chaque côté, estrempli par des liteaux ajoutés, à Tunedes deux autres, ou bien pris fur leurépaisseur. Les trous de la planchette ex-térieure reçoivent les deux tuyaux quivont à la casse & au foyer de la forge.Ces deux tuyaux font bien étoupés com-me ceux des porte-vents, pour boucherjuste. Les trous de la planchette inté-rieure reçoivent le vent de la laie , & lecommuniquent au tuyau, vis-à-vis du-quel fe trouve le trou d u registre. Cetrou fe rencontre justement vis à-vis l’undes deux tuyaux au moyen de deux arê-tes qu’il a à chaque extrémité. On con-çoit que les deux planches entre lesquel-les il glisse, fout garnies de peau blan-che , pour empêcher la dissipation duVent.
Au reste, si l’on ne veut pas fe donnerîa peine de construire ce sommier, ou sil'on craint d’en manquer le succès, onpeut y suppléer par un autre moyen , quin'est pas non plus fans inconvénient;c'est d’avoir un boyau de cuir qui établis-se la communication entre le tuyau dusoufflet & le tuyau de la casse , qui sonten droite ligne * ou qui doivent y être.- Ceboyau de cuir fera attaché par ses deuxbouts à deux cercles de fer-blanc fort,dont le supérieur recevra la partie dutuyau venant du soufflet, & l’inférieursera reçu dans celle qui va à la cafte : enforte que quand on voudra .appliquer 1efoins XV. F art u /.-
FOU ì9Í
soufflet de îa forge au peti í fourneau d Kfusion placé sur son foyer ou ep-tìehors „■on retirera la partie inférieure du boyatidu tuyau allant à la casse, pour l’intro-duire dans le tuyau postiche représentéavec ce yzúífourneau de fusion , fig. 37 *n°. í. Ce boyau est sujet à dessécher, & âtirer à lui l'un de ses anneaux quand ilest trop juste , ou bien à rapprocher sesparois quand il est trop long. Hess bonsd’obferver que ces fortes de tuyaux nc#veulent pas être recourbés àdttgles droiteLa vivacité du souffle en est ámo'rtie*Ainsi , au lieu d'un angle droit, il en fau6faire deux ou trois obtus, ce qui appro>estera d'une courbe.
Le soufflet doit être à deux vents , fansquoi il fefoit bientôt brûlé. Les tuyautéde cuivre valent mieux que ceux de fer--blanc. On tient toujours le soufflet tendisquand on, ne s'en sert pas , pour efflpê-»cher le cuir de fe couper, &onlefrottOtrois ou quatre fois Tannée d’huile d Sbaleine.
On trouve Une forge semblable à cels#qui convient dans un laboratoire philo.»fophique dans la fl. X de Manget, quíla tient de la pi. XI de Charas , où de 13sage 6 de Rhenanits. NoUs avons indiquéles corrections qu’il y faudroit faire.
II faut eiicore , dans un laboratoirephilosophique , un soufflet comme celuidont nous venons de parler, monté fuPun châssis , afin de rappliquer aux four -neaux où il est nécessaire. Ce châssis doihêtre construit de façon qu’il puisse mon-ter le soufflet au point nécessaire. NouSn’en avons point représenté dans nosflanches ; Id chose fe comprend assez ai-sément. Ceux qui voudront voir quelquedétail là-dessus , peuvent consulter ieâDocimafliqucs de Cramer & de Sehhitter *ou le Laboratoire portatif de Beceher;
Au lieu d’un soufflet, on peut fàirêusage d’un éolipyle. C’est une sphèrecreuse de cuivre; On Id fait de 16 poucesde diamètre à peu près. On y fonde urttuyau gros comme celui d’un soufflet ,dans la direction d’urie tangente ; on laremplit d’eau jufqu’aux deux tiers : ortla fait bouillir, & elle souffle vivement teft u vers lequel on tourne son tupluhFaute de cet instrument on pêíif em-ployer tout vaisseau tjfiî en approchera*e’elt-à.diré , où l’on pourra faire bouillirîle l’eau, & qui. aura n ri bfecàpelf flrè$