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Tome XV. FORE - GENU
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te donne nn fourneau où l’on peut distil-ler de trois façons: par ascension aubainde sable & de cendres ; par le côté ì laretorte; & enfin par defcension, dansle même temps, avec le même feu , fansbeaucoup plub de peine , L dans peu d’el-paee ; car l'on fourneau est élevé & étroit; i& il ne lui étoit pas même difficile d’aug-menter fan fourneau & ses vaisseaux, aucas que l’élévation de i’endroit le lui eûtpermis, pour distiller aussi au bain sec,au bain-marie, &à ceux de vapeurs, decendres & de fable.

II éleve deux murs de briques t fg. 7;,à un pied & demi l’un de l’autre. Ils ontauffi un pied & demi de haut, & autantde large; ainsi le premier étagedu four-neau est ouvert par-devant & par derriè-re. 11 pose fur ces deux murs deux bar-res de fer en-avant, & autant en-arriéré,pour soutenir les murailles & le fol dusecond étage. Ces barres , comme oupeut juger, ne paroissent qu’eu dessous.Elles sont à la hauteur de O ; on peut tou-tefois s’cn passer en faisant un petit arcde voûte entre les deux murs latéraux,comme on le voit dans la partie antérieu-re du premier corps A. On laisse dans lefol qui sépare le premier du second éta-ge B , u » trou circulaire de quatre pou-ces de diamètre, pour passer le col d’unmatrasdescendoire : ensuite on éleve troismurs d’un pied & demi de haut, à an-gles droits fur les barres O, pour for-mer le second étage. Le devant est ou-vert par une grande porte arquée. Surles murs de ce second étage, on met desbarres de fer à un doigt de distance lesaines des autres ; c’elt ce qu’on voit fousla retorte, dans l’efpace I. On éleveaprès cela trois murs nouveaux fur lagrille , pour former le troisième étageC. Mais quand on eu est à la moitié del’élévation , on place dans les murs laté-raux deux barres de fer arquées au mi-lieu , comme nous savons dit du four-neau d’Evonymus, sig. 4;, à la se st. desfourneaux pour la distillation latérale; cesbarres servent à soutenir la retorte. Dansf u u de ces murs, au-dessous des barresde fer, on laisse une ouverture pour pas-ser le col de la cornue. Le mur antérieurest toujours ouvert , & on ne le fermeque quand la cornue est placée; feule-ment on y laisse deux petites ouvertu-res pour remuer le charbon. O11 met eu-

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core des barres de fer fur ce troisièmeétage pour soutenir les murs & le pa’ édu quatrième O. Mais avant on voûte lachambre de la cornue pour en faire unréverbère, & 011 laisse au milieu de lavoûte un trou pour y jetter le charbon.On le ferme avec une brique , s’il est né-cessaire. On éleve ensuite les murs de ’aquatrième chambre , qu’on couvre aï ffid’une voûte, au milieu de laquelle c nlaisse se trou S. On fait une porte arquéeR dans la partie antérieure. Au trou S 011met tine grille pour soutenir un bain , sil’on veut sc servir du trou T ; enfin onéleve les derniers murs d’un pied & de-mi comme les précédens, pour former lecinquième étage E, en laissant encore ou-verte une porte arquée pour donner lafacilité de fermer le trou 8 d’une brique.On ferme la partie supérieure de ce cin-quième étage avec de l'argille, mais enlaisse encore un trou T au milieu pourune capsule de terre ou de cuivre. Auxquatre angles font quatre registres capa-bles d’admettre le doigt,qu’on ferme avecdes bouchons quand il est nécessaire.Telle est la structure de ce fourneau. Li-bavius, page 168.

La capsule X contient du fable , aumoyen duquel on distille de l'efprit-de-vîn ou de l’eau-de-vie. Le récipient Y estdans cet auteur une cornue appesantiepor un cercle de plomb à la maniéréd’Ulstadius , pour empêcher qn’elle neSotte dans le bacquet Z plein d'eau froi-de. On voit encore une cornue servant derécipient dans la seule figure du labora-toire deKunckel. Dornseus fefervoitdece fourneau pour tirer des huiles des vé-gétaux & des animaux, comme il rap-prend , livre III, chap. 4. de fa Chymïe ;fans doute qu’il faisoit quelque diges-tion dans la quatrième chambre.

Je ne vois nul inconvénient à se ser-vir d’un pareil fourneau. Je ne présumepas qu’on y puisse faire toute sorte d’o-pératxons indistinctement; mais je croisqu’il peut s’en trouver qui s’accordentassez bien pour aller ensemble, avec tou-'tefois les restrictions que nous avons dé-jà mises. Au reste, on n’y dépense prspins en charbon pour un vaisseau seul,que dans un autre plus simple. O11 peut,je crois, le regarder comme nn fourneaude distillation latérale , dont la troisièmechambre est Vouvroir, les deux infeneu-0 4