Band 
Tome XV. FORE - GENU
Seite
218
JPEG-Download
 

218 FOU

rie, des eaux de toute efpece, qui de-mandent cet intermède ; telles que leseaux & les huiles essentielles des plantesaromatiques, Uc> On peut encore dissou-dre avec cet appareil i’or des sables quien contiennent , & autres corps dontGlauber fait mention, & dit qu'il re-lirait son dissolvant. Ce quatrième cerclen’eft pas si bon qu’un chauderou de cui-vre. II n’a nul avantage qui doive le fairepréférer, & il peut être sujet à un incon-vénient qui doit le faire rejetter: c’estcelui de se fondre.

Le cinquième cercle est une forte poê-le de fer qti'on met sur le corps monté furle trépied. On allume le feu fur la pre-mière ou seconde grille. Par ce moyenon peut ensoufrer & calciner potir la vi-trioliCation , faire des cendres d'étain &de plomb pour le minium , l’oehre & lalitharge , décrépitcr riu sel marin, sécherla Frite, fondre de i’alun, calciner dttvitriol , L faire plusieurs autres opéra-tions qui demandent un feu plus fort;telles , par exemple , que celles qui con-duisent à la vitriolisation & à la mercuri-fication des métaux & minéraux. Toutesces préparations peuvent être exécutéestrès-commodément avec cette méthode.

Jufqti’ici rions avons donné les usagesraisonnés du dôme & des cinq cercles, ouplutôt cinq corps on vaisseaux dont ilétoit inutile de représenter les trois der-niers que tout le monde conrtoít ; nonsavons auífi parlé assez en général ducorps du fourneau , & spécialement de sestrois grilles ; actuellement nous allonsl’examiner en particulier. II ne variepoint, il est toujours le même pour tousles appareils. I! ne sert qu’à une feuleopération , c'est la fusion , qui lê diviseen deux especes : car il faut remarquerqu’fl s’en fait avec & fans grille ,avec &fans creuset ; ce qni peut s’exécuter supé-rieurement dans le corps C. Dans cesdeux cas , il ne faut ni le dôme, ni le cer-cle Bi. Le corps fera ouvert par le haut& par le bas, il n'an ra qtie le piédestalD i avec ie soufflet portatif monté surson c ha Isis. Si l’on veut fondre d'abord^laus le creuset, il saut le mettre sur lagrille d u milieu, ou quelque massif de fer,lin morceau de piene apyre , dant la lar-geur sera déterminée par celle du pieddu creuset; car i! ne faut pas qu’il soit àmi fur la grille, ii te rehoidiroit. Le

FOU

creuset étant couvert, ou avec du fer oude la terre, jettez les charbons dessus, &faites jouer le soufflet, après avoir préala-blement fermé la porte du corps : & lamatière fe fondra, pourvu toutefois quele soufflet soit animé par une puissanceactive. II y a trois avantages à considérerdans cette méthode. i°. L’air ou la colon-ne supérieure de l’athmofphere ne peutfrapper le creuset, ni conséquemment lecasser, comme il arrive communément àceux qui fondent le fer : & l’on peut ré-gler le feu à volonté : cela dépend dttjeu qti’on donne au soufflet; ce qui estimpossible dans les fourneaux à vent. 2°.S’il arrive que le creuset flue , la matièretombe dans le piédestal D i & n’eft pointperdue, z". On peut toujours regarderdans le creuset paur examiner le progrèsde i’opération , & remnerla matière; &l’on peut modérer le feu aisément, parla facilité qu’on a de ne mettre que sipeu de charbon qu’on veut, beaucoupmieux que dans les fourneaux de Glau-ber, ou semblables.

En second lieu , si l’on veut fondre sanscreuset & sans grille, comme en métal-lurgie , on ne fauroit avoir d’appareilqui remplisse mieux ces vues; & c’estmime un très- bon moyen de faire un essaiexact. II ne faut pourtant pas vouloir tra-vailler de la forte en grand ; car les ama-teurs ont été dégoûtés par les sommesconsidérables que cela exigeoit: malgrécela, on y fait par la réduction , des opé-rations très-utiles & des alliages de mé-taux peu connus jusqu’iei des artistes,àcause des difficultés de l'opération ; on lefait même commodément & pas trop enpetit ; car on y peut traiter à la fois jus-qu’à dix livres de métal, ou de mine, oude fer même. Or la disposition àu four-neau est telle pour cette circonstancequ’elle l’étoit dans la précédente, c’est-à-dire ponr la fusion dans le creuset; àcette différence près, qu’on n’emploie nicreuset ni grille : seulement on conservele soufflet & le piédestal D i. On allumeie feu par degrés , ensuite de quoi onjette alternativement des charbons & dela matière à fondre. Ce qni est fondu tom-be dans le piédestal. Nous parlerons decette opération en dernier lieu. Enfin cefourneau , dans cette circonstance, re-vient au même que celui de M. Cramer,f-S- 26 .