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veuille le chauffer avec le charbon , com*me cela se fait d’ordinaire , car on peutavoir recours au ventre de cheval ou aufeu de lampe ; l’ouvroir y est nécessaire :c’est pour éloigner le vaisseau du feuqu’on a fait le foyer élevé, & pour réver-bérer la chaleur qu’on a mis un dôme ;«nsorte que ce fourneau est fait de quatrepieces. Ce dôme est concave, parce quele ciel a cette figure , ou paroít savoir ;ce qui lui a fait donner le beau nom d ’u-raniscus. II a des trous autour pour re-gistres ; celui du milieu sert à observerle degré de chaleur. Libavius qui a repré-senté ce fourneau , page 166 de son Aichy-mie, dit savoir fait exécuter en terre,s’en être servi, y avoir vu ce noir qu’onappelle la tête du corbeau , & y avoir faittoute la putréfaction & séparation oudissolution.
La hauteur du fourneau sera de troispieds & demi, & la largeur d’un pied &demi inclusivement : le- cendrier serahaut d’un pied , y compris la grille & lefol du fourneau. Le foyer fera terminé àla hauteur de neuf pouces par un dia-phragme de fer ou de terre , ayant dansson milieu un trou rond de quatre poucesde diamètre, pour la communication dela chaleur. On aura trois registres ou la-mes de tôle plus larges que le trou ; ceslames de tôle seront percées & auront,la premiere une ouverture de trois pou-ces de diamètre, la seconde une de deux ,&la troisième une d'un seul; on appli-quera sur le diaphragme celle qu’il fau-dra ; cela dépendra du degré de chaleurque l’on voudra donner. L’onvroir auraquinze ponces de haut depuis le dia-phragme jusqu’au dôme : fur ce diaphrag-me on placera un trépied de terre ou defer , de trois pouces & demi de diamètre,& de six de haut; c’est fur cc trépiedqu’on place l’œuf philosophique : le toutest surmonté d’un dôme de fer hémisphé-rique , haut de six pouces. Le registre dumilieu est d’un ponce de diamètre: onen approche la main pour régler le feu ;on place fur le trépied une fphere creusepartagée en deux hémisphères : cetlefphere a sept pouces de diamètre ; on yenferme un œuf philosophique de terre.
Le trou du diaphragme fans registreétant de quatre pouces de diamètre, passepour donner une chaleur de quatre de-grés. Si l’on ne veut que le troisième áe-
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gré, on a recours au registre ayant untrou de trois pouces de diamètre ; & ainside fuite. La grille est de beaucoup tropgrande pour le premier & second degré:ainsi il faut la changer, ou mettre dessusune feuille de tôle qu’on puisse graduer àvolonté. Libavius en a fait faire de dif-férentes pour les divers degrés de feu ,percées comme la grille d'une râpe. Quel-ques artistes ont un catin où ils mettentdu feu ; ce catin est percé de petits trous,& placé fur la grille dont il fait les fonc-tions ; on lui fait de grands bords. Quandon a fixé le registre /, on lute bien lesvuides qu’il laisse. Dans Libavius il y aun tuyau de quelques doigts de haut, at-taché au bord du trou du diaphragme ; &le registre se glisse néanmoins entre deux :le trépied l’embrasse & porte dessus à laplace des œufs partagés en hémisphères.On met encore une cucurbite , dans la-quelle on renferme l’œuf philosophique ,& qu’on scelle quelquefois hermétique-ment; car fi la figure de Rupefcissa a étéfaite selon son intention , il y a toute ap-parence que tantôt il a scellé ainsi sa cu-curbite, & tantôt iì sa laissée ouverte.Ce fourneau est portatif & peut être di-visé en moins de corps; on peut encorele faire de différentes grandeurs.Quelquesartistes font voulu transporter, comme ilarrive aux faux monnoyeurs de transpor-ter avec eux tous leurs ustensiles: mais levrai chymiste fera un philosophe séden-taire, page i6f de la Scevaftique de Li-bavius. On trouve encore la description& la figure de ce fourneau , pag. 87»tom. 1 , de la Bibliothèque chymique deManget.
Le fourneau de lampe est appelle four*neau secret des philosophes , & aussi four-neau des arcanes. Ceux qui en voudrontdavantage ià-dessus, pourront consulterles descriptions qui en ont été donnéespar Isaac le Hollandois , Paracelse , Def-pagnette, Raimond Lulle , Bernhard ,ÔV.
II est évident que le fourneau donné parla Roquetaiilade , qui vivoit au quator-zième siecle , a dû fournir tout naturel-lement la construction du fourneau denotre fig. I, qui n’en différé qu’en cequ’au lieu d’un diaphragme ouvert, ellea deux barres de fer & un trou pour pas-ser le cou de la cornue , on observe eues»re qu’il n’y a qu’un registre au dôme.