Band 
Tome XV. FORE - GENU
Seite
234
JPEG-Download
 

2Z4 FOU

un point que tout ce qui étoit combusti-ble ou capable de prendre le mouvementigné , ne laisse plus aucune trace de fapremiere existence. Ainsi la matière dufeu fe résout en ses élémens, & ne paroîtpas fous une efpeee d’aggrégation , com-me dans le noir de fumée j tant le mou-vement qui lui est imprimé est considé-rable. Boerhaave , Elément, chim. pag.iy3-

Ne pourroit-il pas fe trouver des occa-sions où il seroit nécessaire d’employerune flamme qui n’auroit que très-peu oupoint du tout de fumée, & conséquem-ment «savoir recours à la construction dupoêle fans fumée ? La fumée est nuisible,par exemple , dans les fourneaux de ver-rerie ' où les creusets demeurent toujoursouverts. Ellegâtele verre, & ['empêchede fe perfectionner. Néri., prés. pag. 17.Lc fourneau qui seroit le plus approchantde a poêle, celui aiiq'oelil y aursútmoins<!e changemens à faire, seroit le grandfourneau anglois , on nôtres. 19. Onm’objectera que la fumée ou partie char-bonneuse fine du bois qui échappe à ['em-brasement, y est nécessaire pour le succèsde certaines opérations,comme par exem-ple, du minium , de la fonte des mines,de celle du cuivre , fisc. Mais on peut ré-pondre à cela, que si cette partie charbon-neuie est consumée dans le commence-ment de son trajet à travers la flamme,cequi n’est pas démontré, il s’enfuitquecette méthode ne fera pas bonne dans lescirconstances où la partie charbonneuseest nécessaire& en effet, on parle decelles où elle seroit nuisible. On pourroitdonc en ce cas, au lieu de mettre la grilleen b au-deffousdu fol,la placer au niveaude la voûte qui est immédiatement au-deffus ; on ouvriroit un espace au-deffusde la grille, comme dans celui du poêlefans fumée,capable de contenir l’alimentnécessaire au feu ; & fous la grille oneondamneroit le cendrier qui pour lorsseroit inutile & nuisible,&on le mettroitau niveau du fol An fourneau', enfartequ'on auroit un vrai poêle fans fumée entoutes les réglés , mais en grand. Mais ilfaut observer que la cheminée, commecelle Act fourneaux anglois, seroit néces-saire en ce cas, & qu’on ne pourroit pasfaire ce changement aux fourneaux descanons de ('arsenal de Paris, à moinsque d’y en construire une.

FOU

Nous avons encore observé, en par-lant dufournaliste, que dans la cheminéeon trouvoit des cendres noires, 011 unematière noire & feche qui n’étoit pas onc-tueuse comme le noir de fumée. On trou-ve encore la même matière à la partie su-périeure que les fourneaux y ont dans fortfour , c’est-à-dire, dans cet endroit quiy est le moins exposé à faction du feu; &cette matière y est encore moins noire& fuligineuse que celle de la cheminée.

Le four du potier de terre est beaucoupplus large & plus long que eelui du four-naliste ; mais fa cheminée est derriere ,& la flamme n’est pas obligée de s’y réflé-chir , ce qui la rend d’autant plus vive :aussi n’apperçoit-oniiifur les pots ni dansla cheminée, pas le moindre vestige defuie. J’ai aussi remarqué que l’endroit leplus vitrifié,celui quiavoit le plus éprou-vé faction dufeu, c’étoit f extrémité dufour & le commencement de la cheminée.

On peut done profiter de tous ces exem-ples pour la cHymie&l’éconamie domes-tique , ce n’est pas que nous conseillionsde faire des poêles fans fumée , dont letuyau seroit couvert dans les apparie-mens ; nous ne connoiífnns que trop lesaccidens qui arrivent tous les jours de lavapeur du charbon ou matière du feu ,quoiqn’invisibles, encore associées à descorps qu’on ne connoît pas, comme lesgas de Vanhelmont; mais il n’y auroitrien à craindre , si les tuyaux avoient uneissue au-dehors ; &s’il restoit encore desdoutes fur l’ouverture de la partie supé-rieure de la grille , on pourroit la fermer& dériver f air qui lui seroit nécessaire ,par un tuyau recourbé qui perceroit dansune chambre inférieure , ou même quiseroit horizontal & viendroitdu dehors.Nous en parlerons dans la fuite.

Quand on allume les fourneaux , onsent pour l’ordinaire une odeur de foiede soufre , & quelquefois de soufre brû-lant j on en trouvera les raisons aux ar-ticles SOUF&E fif PHLOGISTIQUE.

Quand on les veut allumer lentement,on met, comme nous savons déjà dit àVarticle Essai , les charbons ardens parle haut fur les charbons noirs dont 011 lesa remplis. Les soupiraux & les registresétant ouverts, le feu descend ; c’elt de lasorte qu’on allume ordinairement la tourdes athanors, & qu’il faut nécessairementallumer celle qui n’a point de bouche dti