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Tome XV. FORE - GENU
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rons cela bientôt. Qu’on se rappelle icice que nous avons dit, article Essat,que des charbons noirs mis à l’entrée dela moufle dn fourneau de coupelle , s'al-Jumoient d’eux-mêmes ; qne Glauber adit qu’ils s’allmnoient aussi d’eux.mêmesdans son fourneau ou notre fig. 76 ; queBeccker a dit que la chaleur se conler-voit très long-tems dans le sien, ou notrefg. 71. Non-seulement la constructiondes fourneaux épargne le charbon ; maisencore on peut conierver le Feu avec peud’alimcnt, quand le fourneau & les vais-seaux font échauffés ; mais il Faut avoireu foin pour cela de fournir d» charbon :car si l’on n’en a mis que peu à peu , ilbrûle de même ; & fait peu d'effet : eu-sortequ'il ne Faut presque plus compterque fur la chaleur qu’on en tire. II fuitconséquemment que, si l’on vouloít ma-nier le Feu à volonté, & être maître depasser tout d’un coup d’une extrémitéà i’autre , il ne faudroit pas employer desfourneaux épais ; ils conferveroient leurchaleur trop long-tems. II seroit à pro-pos qu’en pareil cas ils fuflent minces &métalliques. Les vases de métal ne con-servent pas long-tems leur chaleur, &rébullition, par exemple, cesse si-tôtqu’ils font hors du feu; au lieu que lesvaisseaux de terre non-seulement la con-servent long-tems, mais encore en don-nent une plus considérable, le momentd’après qu’ils font ôtés de dessus le Feu.Une pareille espece àe fourneau peut êtrenécessaire en certains cas. On aura beaufermer tous les registres Au fourneau mas-lìfqui sera bien échauffé, le fau s’y étein-dra à la vérité: mais ií n’en est pas demême de l’embrasementdes briques, Ne.le concours de l’air ne lui est pas néces-saire pour subsister.

On conquit aisément comment le char-bon brûle dans le Foyer d’un athanor ; ilse trouve placé, ainsi qu’on l’a déjà dit,comme dans un canal placé dans un cou-rant d’air qui s’étend depuis la porte ducendrier jusqu’à ['extrémité des registres:plus ces registres seront élevés, & mieuxî’athanor ira. Aussi le grand art de M.Cramer est-il d’avoir élevé ses registrespar les petites cheminées qu’il y a faites;fans compter qu’il a encore disposé saporte de communication entre la tour &la première chambre , dans les mêmesvues, c’est-à-dire, selon 1’idée qu’il avoit

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qu'îl étoit de la nature du feu de monter& de ne pas descendre.

O11 peut encore croire que l’air monte& descend dans la tour de l'athanor fer-mée & allumée, comme il fait dans untuyau d’orgue à vent Fermé, quoique parune cause différente : car il est très-cer-tain que l’air qui remplit les intersticesdu charbon, est raréfié par la chaleur,comme on a dû le conjecturer par le con-seil de Glaser & Lefevre, gfc. de mettreun bain sur le haut de la tour ; que l’airdu dehors doit se mettre en équilibreavec lui, & conséquemment le chasser &s’introduire à fa place, enl'orte qu’il yaura une colonne d’air nouveau qui mon-tera continuellement & fera descendreune autre colonne d’air raréfié.

D’ailleurs on peut encore penser quele Feu descend dans la tour ouverte d’unathanor, comme celui de notre fig. 61 ,parce que la partie inférieure de cettetour & le corps de l'athanor Font ensem-ble un canal dans lequel l’air est raréfiécomme s’il étoit dessus, ou, comme il ar-rive au poêle fans fumée , dans lequel lefeu ne peut pas être déterminé à passerpar son canal, quoique plus long, qu’iln’ait une cause, qui est la raréfaction del’air dans ce canal qu'îl doit conséquem-ment échauffer avant: enlorte que l’airtendant à se mettre en équilibre avec lui-mëme , il ne pourra manquer de descen-dre, au moins en partie. II est vrai qu’untuyau qu’on chausse au milieu à peu près,peut donner l’air chaud constamment à fapartie supérieure ; mais si on le chauffoità cette extrémité supérieure , même ou-verte , nécessairement l’air chaud de-vroit passer par le bas. Dans les réchaudsoù le feu n’a de tuyau, ni par le haut, nipar le bas , il est long-tems à s’allumer,.parce qu’il ne peut presque se déterminerd’aueun côté; & il faut qu’îl ait rougi sagrille pour être agité par l’air; & cela estli vrai, que si on le comble de charbon,ce qui en excede les bords, & mème unpeu au-dessous, ne s’allume jamais qu’a-près la rougeur de la grille, & même n’estjamais parfaitement allumé. On m'objec-tera peut-être que du moment que jemets des charbons allumés dans le hautde la tour, Fa partie inférieure n’est pasplus échauffée qne la supérieure : mais ilest ailé de voir que la chaleur se répan-dant de toutes parts, raréfiera plus la co-