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îôiíiin effet déterminé sur chaque corps;& que quand faction dti Feu éfoìt forteou foibie, les produits étnient difFérens;««forte que ce mélange confus de pro-duits chymiques , étoit le résultat de cesalternatives d’augmentations & de dimi-nutions. D’aiiieurs on fait qu elles chan-gent la nature d’un corps, de façon qu’iln’estplus le même à chaque degré de Feudétermine. Car s’ii arrive qu’en se ser-vant du même feu pour les opérationsc’nymiqtics, oti confonde ses degrés d’u-ne faqon dans une opération, & d’utieantre maniéré dans une antre , le mêmecorps ne donnera pas le même produit.C’eítce qui donne lieu à des erreurs sou-vent dangereuses. On a va que ì’arfiste,en construisant sss/flBfHenríx, avnit pen-sé d abord à la quantité de matière com-bustible que le foyer devoit recevoir,contenir, entretenir. Kn fécond lieu , àl’efpece de matière qu’il y vouloit met-tre pour ce qu’il y avoità faire. En troi-sième lieu, à la force du feu requise pourchaque opération en particulier; par laraison qu'égalc quantité de Ut même ma-tière peut produire dans le foyer du mê-vae fourneau toutes les nuances de cha-leur qui s’étendent depuis le plus foibledegré jusqu’au plus fort, & cela d’unefaqon soutenue. En quatrième lieu , à seménager la facilité de donner à son foyer1 accès de ton t l’air qui lui est nécessaire :il saut encore qu’il soit en état d’appré-cier la force avec laquelle il frappe lefoyer, fuit qu’il y soit déterminé par lejeu ordinaire que lui donne ce foyer, soitqu’il y soit ponsté par les soufflets; &enfin qu’il examine lesdifférens états del’athmol'phere , comme la pesanteur, lalégèreté , l’humidité , la séchereíse del’air, sa froidure & sa chaleur. Car quandle baromètre annonce que sa pesanteurest considérable , que cette pesanteur estaccompagnée d’une grande sécheresse , &qu’en même temps tin froid vif roidittous les corps, on petit s’attendre que lefeu fera de la pins grande vivacité. Cin-quièmement enfin, on a fait attention àl’iffue qu’il faiioit donner au feu qu’onvouloit allumer dans le foyer. On a vuqu’il ne fa I loi t pas compter fur une gran-de activité de la part de celui qui auroitpu s’échapper aisément de toutes parts,& par de grandes ouvertures; mais-qu’onpouvois tout íe promettre de faction du
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feu , dont les forces réunies étoîent dé-terminées vers le point anquel l’artisteavoit intention de faire subir ses effets.Nous avons indiqué en détail les circons-tances particulières, où tout ce que nousvenons de dire en général ou d’une tna-. niere vague , pourra trouver son appli-cation & ses exceptions ; & nous finironspar ce corollaire ultérieur, qu'un usageaveugle nous a obligés de changer enune définition inutile dans la piece qn’el-le occupe; qu'un fourneau est un vaisseauan moyen chiquel on peut tenir du feu ,ìe gouverner, & rappliquer comme ins-trument & quelquefois comme principe ,aux corps qn’on veut changer par le feu.
En citant les auteurs dans cet article,on a eu pour but de faire voir à qut ap-partenois ce dont il y étou question.Voicidonc par ordre chronologique la plupartdes ouvrages dom on s’eii servi.' Ce cata-logue servira pour les articles UftenjìlesSí-FaiJ'eaux, qu: font nécessairement liésavec celui- ci , & pour tous ceux où il feraquestion des mêmes auteurs, qui n’ontguere traité les fourneaux que propor-tionnellement au reste.
Gebri régis Arabum philosophé perspica-cijsimi sunnna perfeclionis magifterii , &c.(redirai, 1682 , in-12. p. 178. Géber étoitgrec, & a écrit en arabe. O11 trouve danscet ouvrage', des traits qui feroietit hon-neur à des chymistcs d’aujourd’hui.
Joannis de Rupesciffa liber lucis , in-4*.Colon. Agripp. 1579. Nous avons dit queRupesciffa vivoitau quatorzième fiecle.
Agricolu de re mctallica , iib. 12 , Fol.Bajil. 1521. Cet auteur inériteroit encorede notre tems les éloges que lui donn*Boerhaave.
Thésaurus Evonymi Phìlìatrì , de re -mcdìissecretis , liber phyjlcus , medicus Upartim etiam chemicus, &c. l'iguri, 15:52.
Fúchstt écrit en 1567.
I.u Pyrotechnie ou i'art du feu , conte-nant dix livres, &c. composée par le sienrVanoccio Biringuccio , Siennois, & tra-duite d’italien en François par feu Jac-ques Vincent, in-8°. Paris, 1572. C’est lelivre d’un homme qni paroît instruit dece qu’il traite, & qui le décrit fi malqu’otia de !a peine â y entendre ce qu'un fait demieux.
Ercker , aula subterranea , esc. 1574,F. r article Essai , fur cet auteur & l’a-vant-dernier.
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