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Tome XV. FORE - GENU
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quefois donner , signifier , camme fournirdes exceptions, défenses, griefs, & au-tres écritures.

Fournir ôsf faire valoir , c’est fe ren.dre garant (f une rente ou créance, au casque le débiteur devienne dans la fuite in-solvable.

Cette clause fe met quelquefois dansles ventes & transports des dettes ou derentes constituées.

Son elfe t est plus étendu que la simpleclause de garantie , en ce que la garanties'entend seulement, que la chose étoitdue au tetns du transport, & que le débi-teur étoit alors solvable; au lieu que laclause de fournir U faire valoir ■a pourobjet de garantir de ^insolvabilité quipeut subvenir dans la fuite.

Le cédant qui a promis fournir U fairevaloir, n’cst tenu de payer qu’après dis-cussion de celui fur qui il a cédé la tente.

On ajoute quelquefois à l’obligationd e fournir & faire valoir , celle de payersoi-méme après un commandement faitau débiteur, auquel cas le ceffinnnairen’est pas tenu de faire d’autrc discussiondu débiteur pour recourir contre soncédant.

Dans les baux à rente, le preneurs’oblige quelquefois de fournir U faireaxtloir la rente ; feffet de cette clause ence cas, est que le preneur ni ses héritierslie peuvent pas déguerpir l’iiéritage pourfe décharger de !a rente.

L’obligation de fournir & f aire valoirn'est jamais foufentendue, & n’a lieu quequand elle est exprimée. Voyez Loyfeau,Traité de la garantie des rentes , chap. 4.Loue t & Brodeau, lett. F. n. 2;. Le Prê-tre , cent. 2, eh. 28 - Bacquet, Traité desrentes , chap. 19,20 & 21. Corbin , ch.104. Montolon, arrêt 104. Çél)

Fournir son air , Mauege, c’est dela part du cheval répondre à ce que le ca-valier lui demande dans un air quelcon-que, toujours avec la même force , lamême justesse L la même obéissance. IIest tel air relevé où un cheval ne fauroitfournir long-tems. II y a moins de méritedu côté de l’animal qui fournit parfaite-ment son air,qu’il n’y en a du còtédu ca-valier qui n’exige de lui que ce dont il estcapable , foitqti’il le conduise par le droitou fur les voltes & dans les autres diffé-rentes proportions L figures du terreinque nous observons dans nos manèges. 1

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Le plus souvent le défaut de justesse & deprécision du cavalier rompt la cadence ducheval, lui fait perdre la mesure de sonair , qu’alors il fournit mal, ou plutôtqu’il ne fournit point, (c)

FOURNISSEMENT, s. m. Jurìsp .,c’est le séquestre de la chose contentieuseen matière possessoire & de complainte,& le rétablissement des fruits qui doitêtre fait ès mains du commissaire. Voyezles coutumes de Bourbonnais, art. 41 ;Poitou, 400; édit de Charles Vil de1446, art. 37 ; de Charles VIII en 1493,art. 48.

Fournissement de complainte lignifie lamême chose; & sentence de fournifiementest le jugement qui ordonne le rétablisse-ment dt s fruits. Voyez l’cdir de CharlesVII de 1456 , art. çç • de Louis Xil en1499, art. 86, & en i;ir, art. 34; u'Hen-ri 11 en 1559 , art. 14. Styiedcs coursordonnances du duc de Bouillon , art. r;;.

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Fournissement, Comm. de mer,c’est le fonds que chaque associé doit met*tre dans une iociété.

On dit compte de fourni fanent , poursignifier le compte de ce que chaque asso-cié doit fournir dans une société , une en-treprise, une manufacture, nue cargaisonde navire. Diíiionn. de comm. de l'rév.çfi de Chamb. (G)

FOURNITURE, f. f. n’a pas des ac-ceptions aussi étendues que fournir. Faireune fourniture , entreprendre wne fourni-ture d’une chose , c’est fe charger d’en. procurer la quantité nécessaire à celui quila demande: ainsi la fourniture c’est laquantité nécessaire d’une choie fournie.Voyez Fournir.

Fourniture, Hydraul. On entendpar cc terme ce que les eaux fournissentpar minute, par heure & par jour ; ce quis’exprime par les mots de donner ou d’é-coulement. On dit, un pouce d'eau donnetant de lignes , tant de pintes , par heure »ce qui veut dire tant de pintes s'écoulentpar heure. Voyez ECOULEMENT. (Jï)

Fourniture , Luth. En terme d’or-ganiste,on appel \c fourniture un jeu com-posé de plusieurs rangs de tuyaux qui fer-vent à remplir & à faire entendre les or-gues jusqu’au bout des grandes églises.Ce jeu a d’ordinaire quatre tuyaux furmarche, dont le premier est ouvert &long d’a» pied & demi ; te second d’un