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on les dégraisse encore de la maniérésuivante.
On a dû sable bien menu , qu’on faitchauffer an point d’y pouvoir tenir lamain ; on le met tout chaud dans un ton-neau avee les peaux, & on les y laissependant une demi-heurc ; ensuite on lestire du fable, on les applique les unescontre les antres, poil contre poil, & onles garde en cet état; mais o» ne sauroitêtre trop attentif à ce qu’elles ne fassentaucun pli dans le poil; car comme lespeanx travaillent encore fur elles-inê-mes , ce pli resteroit.
II y a plusieurs autres maniérés de lus-trer les peaux ; mais le détail en feroittrop long.
On est parvenu,par exemple, au moyenisi certaines drogues, à tigrer les peauxde chien, les lapins blancs-y à donner àdes lapins gris une faqou de genette; àimiter la panthère; ensin à mouchetertoutes sortes de peaux.
On distingue deux sortes de fourrures :celles que nous donnent les pays chauds,font fort inférieures à celles des paysfroids : ce qui fait nommer les premières,frlieterìes communes. Les pelleteries lesplus belles & les plus précieuses, tellesque la marte, le renard noir, l’hermine,le petit-gris , le castor, &c. nous vien-nent de Suede, de Danemarck , de Mos-covie , de Laponie , de Sibérie , & deslégions septentrionales de l’Amérique;mais la Sibérie est le magasin des bellesfourrures. Les criminels qu'on exile deMoscovie, fout obligés d’y aller à la chas-se : on les nourrit ; mais ce qu’ils pren-nent est pour le profit de fa majesté cza-riewne.
La marte , dont on fait un si grand usa-se dans \c% fourrures , nous vient de laBiscaye, de la Prusse , du Canada , & detien d’autres endroits ; mais la plus esti-mée est la Jibérine , la même que nous ap-pelions zibeline ; la plus noire est la pluschere.Mais ou fait des fripponneties fousle cercle polaire, comme dans la zonetempérée.
Les Sibériens & les Russes ont trouvéla maniéré de teindre la marte rousse, &de la rendre aussi noire que celle qui estnaturellement du plus beau noir. Le jusde citron est ce qu’on a trouvg de mieuxpour manger la couleur L pour mettrecette fraude en évidence.
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Les fourrures de marte zibeline lesplus recherchées, sont celles qui ne foutfaites que des pointes de la queue de cetanimal. Pour relever la blancheuréblouissante de l’hermine, les fourreurssont dans l’ufage de la taveler de mouche-tures noires, en y attachant de distanceen distance de petits morceaux de peauxd’agneaux de Lombardie , dont la laineest d’un noir très-vif.
La fourrure que l’on nomme p etit-grìs,est la peau de l’écureuil des pays froids jil différé des nôtres en ce qu’étant rouxcomme ceux-ci en été, il devient gris enhiver. Avec !a peau du dos on fait le pe-tit-gris ; mais le ventre est aussi blanc &plus blanc que Ybermine. 11 est bordé dechaque côté d’une raie noire qu’on agrand foin de conserver. Quand la four-rure est alternativement variée du ventre& du dos de l'animnl, elle en est beau-coup plus riche.
Les fourreurs s’appellent marchandspelletiers-hanbaniers-fourrenrs ; ils sontle quatrième des six corps des marchandsde Paris. Leurs premiers statuts font dei;qà , & les derniers de 1648. Pour êtreadmis dans ce corps , il faut avoir faitquatre ans d’apprentissage & autant decompagnonage. Six gardes gèrent les af-faires de la communauté ; ils peuventporter la robe consulaire dans toutes lescérémonies, où ils font appelles. On necompte à Paris qu’environ cinquante ousoixante marchands pelletiers. Les man-chons , les palatines , les fourrures pourdoubler les habits des hommes & lesmantelets des femmes, font les princi-paux objets de leur commerce.
II leur est défendu de mêler du vieuxavec du neuf, de fourrer des manchonspour les merciers, de travailler pour lesfrippiers, de faire le courtage de la pel-leterie & de la fourrure, & de contracteraucune société avec des marchands quine font pas de leur corps.
FOURRIER, f. m. Hìfl.moL, c’estainsi qu’on appelle les officiers de la mai-son du roi, qui, lorsque la cour voyage ,ont soin de retenir les charriots pourtransporter les équipages & bagages duroi: c’est ce qu’on nomme fourrier de Ittcour.
Dans l’infanteriefranqoiseil y aauísides soldats nommés fourriers, chargés dedistribuer à leurs camarades les billets