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Tome XV. FORE - GENU
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courbe A M m, si on détermínoit l'étjua-tion de cette com be, non par le rapportentre les variables A P & P M , mais parle rapport entre la variable F M , & l'an-gle variable A F M, que la ligne F M faitavec la ligne fixe F A. Voyez la secondeseííion des infiniment petits de M. de l’Hô-pital, vers la fin.

En optique , on appelle foyer d’un mi-r oh, foyer d'im verre, foyer d'une lunette,Je point où les rayons réfléchis par le mi-roir , ou rompus par le verre ou la lu-nette, se réunifient, soit exactement, soitphysiquement: sur quoi voyez Ardent.On trouve dans les Mémoires de l'acad.des sciences de 1710, une formule géné-rale pour connoître \e foyer des miroirs;& dans ceux de 1704 , une formule pourdéterminer celui des verres. Nous don-nerons ces formules aux mots Lentil-le N Miroir , où est leur véritableplace. Voyez aujfi Convergent , Di-vergent, Concave, Convexe, £?V.

M. Bsugner a remarqué dans l'on ou-vrage fur la figure de la terre , pag. 203&suiv. que \e foyer des grandes lunettesest différent, î°. selon la constitution desyeux de l’oblervateur, 2°. selon qu’onenfonce ou retire l'oculaire , 3 0 . selon laconstitution actuelle de l'athmosphere ;& il donne des moyens de sc précaution-ner contre ces variations. V. Lunette.

Lorsque les rayons réfléchis ou rom-pus font divergens, mais de maniéré qneces rayons prolongés iroient se réunir ,soit exactement, soit physiquement, enUn même point, ce point est appelle foyervirtuel ou imaginaire , & par d'autrespoints de dispersion. Ainsi (fg. II, optfsi les rayons fa parallèles à Taxe d e , fontrompus par le verre a b suivant «K, en-sorte qn’ils concourent en e étant prolon-gés, ce point e est le foyer virtuel de cesrayons.

Comme les rayons qui partent âu foyer{Tune hyperbole font réfléchis par cettehyperbole, de maniéré qu’étant prolon-gés ils passeroient par le foyer de l’hyper-hole opposée, 011 peut regarder ce secondfoyer comme un foyer virtuel.

Sur les propriétés des différentes espe-ees de foyers , voyez la Dioptriqae de Des-cartes, celle de Huyghens, & beaucoupd’autres ouvrages. (0)

Foyer , Econ. anim. Les anciens phi-losophes & médecins désiguoient par ce

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terme le siégé principal de ce qu’ils a p.'pelloient caìlidum innatum , chaud inné.11s sixoient ce siégé dans le cœur ; d’oùils peu soient qu’il se distribue dans tou-tes les parties du corps. Selon eux, cechaud inné qu’ils regardoient comme unesubstance, & qu’ils distingiroient de lachaleur naturelle , qui n’étoit dans leursystème qu’une qualité, rélìdoit princi-palement dans cet organe , où ils tron-voient tout ce qui est nécessaire pour l’yentretenir ; paree que , d’après les idéesqu’ils s’en étoient Faites, il a besoin non-seulement de l’humide radical pour luiservir d’aliment, voy. Humide radi-cal , mais encore de l’air qui lui sert,comme an feu domestique , pour le fo-menter , & l’exciter continuellement.

Or, cet air se renouvelle sans cesse dansles poumons, qni font, par rapport a ucœur, fonction de soufflet pour Tissagequi vient d’être dit.

Les modernes ont abandonné cettethéorie fur les causes de la chaleuranimale , pour en substituer d’autres,analogues aux différentes maniérés do-minantes de philosopher ; canl’es lurlesquelles on a par conséquent beau-coup varié depuis un fiecie, mais sansavoir Fourni jnfqti’à présent rien debien satisfaisant. On tfeft pas même en-core parvenu à déterminer si c’est à descauses méchaniques ou physiques , qu’ilfaut attribuer cet effet si important dansTéconomie animale ; & dans les différenssystèmes qui l’ont attribué à des causespurement méchaniques , on n’a pas punon plus s’accorder fur le lieu du corpsoù la chaleur est principalement produi-te; fur la partie que Ton peut regardercomme en étant \e foyer : les uns l’ontfixé dans le cœur ; d’autres dans les pou-mons ; d'autres enfin dans les vaisseauxcapillaires sanguins , fans qu’aucune deces opinions soit incontestablement re-que ; ainsi on n’a encore rien de bien dé-cidé sur ce sujet en général , d’autantmoins qn’on commence à appercevoirque les causes méchaniques ne font passuffisantes pour rendre raison de tons lesphénomènes relatifs aux différentes al-térations qu’éprouvent les humeurs ani-males dans les corps vivant;. On revientà chercher dans les causes physiques l’ex-plication que celles-là n’ont pu donnerjusqu’à grésent d’une maniéré bien com-