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cas, l’office d'mi bandage circulait*. Lenombre des saignées doit au reste être pro-portionné au besoin L aux circonstances;îeslavemens, ladiete, tout ce qui peutcalmer les mouvemens du sang, doiventêtre etnpîoye's, Uc. (e)
FRAG .4 , Géogr ., ville Fortifiée d’Ef-pagne, au royaume d’Aragon, remar-quasse par la bataille qui s’y donna con-tre les Maures l’an 1134 , & dans laquel-le Alphonse I Fut battu. La Cinca couleau pied de Fraga. Cette ville est à 4 lieues8. de Lérida , 20 8. E. de Sarragofle , ir8 E. de Balbastro. Long, 17.58 .lot, 41.38 . (D. J.) ,
FRAGILITE , f. F. Phys., qualité decertains corps, par laquelle ils peuventse briser aisément. On appelle fragiles ,les corps dont les parties se séparent faci-lement les unes des autres par le choc:ils diffèrent des corps mous, en ce quedans ceux-ci les parties se déplacent parle choc Fans se séparer ni se rétablir; descorps élastiques, en ce qne les parties sedéplacent dan^ ces derniers pour Fe réta-blir ensuite ; & des corps durs , en ce queles parties 11e Fe déplacent pas dans lescorps de cette derniere espece. Mais d’oùvient la Fragilité de certains corps ? On lefait aussi peu qu’on fait d'où vient la du-reté, la fluidité, la mollesse & l’élasticitéde certains autres. V. ces mots.
Fragilité se prend auffi au figuré: ondit, une fortune fragile ; la chair est fra-gile. Voy. l'article suivant. ( O)
Fa AGILITE, Morale , c’est une dispo-sition à céder aux penchans de la nature ,malgré les lumières de la raison. II y a filoíu de ce que nous naissons, à ce qnenous voulons devenir ; l’homme tel qu’ilest , est fi différent de l’homme qu’on veutfaire ; la raison universelle & l’intérêt del’espece gênent si Fort les penchans desindividus ; les lumières reçues contra-rient si souvent l’iustinct ; il est si rarequ’on se rappelle toujours à propos cesdevoirs qu’on respectercit ; il est fi rarequ’on se rappelle à propos ce pian de con-duite dont on va s’écarter, cette fuite de lavie qu’on va démentir ; le prix de la sages-se que montre !a réflexion est vu de si loin;le prix de ('égarement que peint le senti-ment est vu de si près ; il est fi facile d’ou-Ester pour le plaisir , & les devoirs & laraison, &lc bonheur même, que \nfra-gilité est du plus au moins le caractère de
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tou§ les hommes. On appelle/ragí/es, lesmalheureux entraînés plus fréquemmentque les autres, au-delà de leurs princi-pes par leur tempérament & par leursgoûts.
Une des causes , 1 e la fragilité parmiles hommes,est l’opposition de l’état qu’ilsont dans la société où ils vivent, avecleur caractère. Le hasard & les convenan-ces de fortune les destinent à une place ,& la nature leur en marquoit une autre.Ajoutez à cette cause de la fragilité lesvicissitudes de l’âgc , de la santé , despallions , de t’hiimeur , auxqnellcs laraison ne fe prête peut-être pas toujoursassez: on est soumis à certaines loix quinous convenoient dans un tems , & nefont que nous désespérer dans un autre.
Quoique nous nous commissions unesécrété disposition à nous dérober fré-quemment à toute espece de joug; quoi-que très - sûrs que le regret de nous êtreécartés de ce que nous appelions nos de-voirs 4 nous poursuivra long-tems ; nousnous laissons surcharger de loix inutiles,qu’on ajoute aux loix nécessaires à la so-ciété , nous nous forgeons des chaînesqu’il est presqn'impoffible déporter. Ottfane parmi nous les occasions des petitesfautes , & des grands remords.
L’homme fragile diffère de l’hommefoible, en ce qne le premier cede à soncœur, à ses penchans ; &l’homme foibleà des impulsions étrangères. La fragilitésuppose des passions vives, & la faiblessesuppose l’inaction & le vuide de l’ame,L’homme fragile peche contre ses prin-cipes , & l'homme foible les abandonne ;iln’aque des opinions. L'homme fragileest incertain de ce qu’il fera; & l’hotnmefoible de ce qu’il veut. II n’y a rien à direà la foìblesse ; on ne la change pas, maisla philosophie n’abandonne pas l’hommefragile; elle lui prépare des secours, &lui ménage Vindulgence des autres; ellel’éclaíre , elle le conduit, elle le soutient,elle lui pardonne.
FRAGMENT, s. m. Gramm, littérat .,il se dit en général d’une portion d’uuechose rompue.
En littérature , un fragment, c’est unepartie d’un ouvrage qu’on n’a point euentier, soit que Fauteur ne l’ait pas ache-vé, soit que le temps n’en ait laissé par»venir jusqn’à nous qu’une partie. En ar-chitecture, en sculpture, il se djt de quel-