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Tome XV. FORE - GENU
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grand, selon la volonté de l’ambassadenr:tout. ce terrein étoit un asyle aux crimi-nels; on ne pouvoit les y poursuivre.Cette franchise fut rellreinte sons Inno-cent XI à i’enceinte des palais. Les égli-ses & les couvents eu Italie ont la mèmefranchise, & ne l’ont point dans les au-tres états.II y a dans Paris plusieurs lieuxde franchises, où les débiteurs ne peuventêtre saisis pour leurs dettes par la justiceordinaire, & où les ouvriers peuventexercer leurs métiers fans être passés maî-tres. Les ouvriers ont cette franchisedans le fauxbotirg de S. Antoine; maisee n’est pas un asyle comme le temple.

Cette franchise, qui exprime originai-rement la liberté d’une nation, d’nneville, d’un corps, a bientôt après signi-fié ia liberté d'un discours, d’nn conseilqu’ou donne , d’un procédé dans mie af-faire .- mais il y a une grande nuance en-tre f itrler avec franchise & parler avec li~berte'. Dans un discours à son supérieur,la liberté est une hardiesse ou mesurée outrop Forte ; la franchise se tient plus dansles justes bornes , & est accompagnée decandeur. Dire son avis avec liberté , c’estne pas craindre, le dire avec franchise,c’est «'écouter que son cœur. Agir avecliberté, c’est agir avec indépendance;procéder avec/niBcsoy>,c’est se condui-re ouvertement & noblement. Parleravec trop de liberté , c’est marquer del’audace ; parler avec trop de franchise ,c’est trop ouvrir son cœur. Article de M.de Voltaire.

F&ANCHtSEde pinceau , oil lie burin,feint, gravure. On entend par ce termecette liberté & cette hardiesse de mainqui font paroìtre un travail facile , quoi-que Fait avec art. Rien ne caractérisemieux les talens & l’hcurenx génie d’unartiste qui ne fatigue point, & qui se joueen quelque sorte des difficultés. VoyezFacilité, Liberté.

FL ANCiSCAINS , f. m. pi. Qrdremo-ttailiq. ; religieux encore plus connusfous leur amre nom de cordeliers. Voy.Cordeliers; & joignez-y, avec vospropres réflexions, les deux traits histo-riques qni suivent , & qui méritent de«’être pasoubiiés dans l’histoire de cesreligieux.

Si les franciscains vénèrent singulière-ment Ftanqnis d’Affile,s’ilslui attribuenttaut de miracles, il faut du moins eonve-

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nîr que c’en Futun bien grand qu’opérace fondateur, en multipliant son ordrean point que neuf ans après savoir fon-dé, il le trouva dans un chapitre géné-ral qui se tint près d’Affilé, cinq milledéputés de ses convens. Aujourd’hui mê-me quoique les protestans leur aient en-levé un nombre prodigieux de leurs mo-nastères ; ils ont encore sept mille mai-sons d’hommes sons des noms diftérens ,& plus de neuf cents convens de filles.On a compté par leurs derniers chapitrescent quinze mille hommes, & environvingt-neuf mille filles.

La querelle théologique de cet ordreavec lesdominicainsplus puissansqii’eux,quoique moins nombreux, paroît avoirpris fa source dans la feule jalousie. Lapremière occasion qui se présenta de ladéployer, tomba sur la naissance de lamerede J. C. Les dominicains ayant ditqu’eile étoit livrée au démon comme lesautres, les franciscains crièrent à l’impié-té , & soutinrent qu’elle avoitété exemp-te du péché originel. Les dominicainss’appuyerent de l’autorité de S. Thomas,de celle même de 8. Bernard, appellele soldat de lu Vierge ; & les franciscains,de celle de Jean Duns , Ecossois nomméimproprement Scot, mais fort connu enson teins par le titre de docteur subtils} ay.Immaculée conception. ( D . J .~)

FRANCISQUE, Hijl. moi. milit. , ar-me Faite en façon de hache , dont se ser-voient les Francs ; & c’est peut-être de làque lui vient son nom. Quoi qu’íi en soit,[í francisque a été seulement en usagedans les tems où les Francs n’accordoientà leurs rois qu’une autorité très-bornée ,ne conuoissoient guere leurs souverainsdans le camp que comme généraux de sol-dats conquérans , & ne leur donuoientleur part du butin , que selon que le sorten décidoit : on sait là-dessus ce qui arri-va à Clovis,après fa victoire fur Siagrius.Ce monarque voulant rend te à un évêqueun vase sacré qui avoít été pris daus unpillage , requit de ses troupes qu’il ne fútpoint compris dans le partage qui s’en de-voit faire; mais un Franc qui regardoitcette pieuse libéralité du prince commeune entreprise sur les droits de l’armée ,donna un coup de {a francisque far ce va-se , & dit fièrement au roi, qo'il ne dispo-seroit que de ce que le sort lui donneroità lui - mênie dans ie partage du butin ,