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Tome XV. FORE - GENU
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fembloient le rendre l'arbitre d u fort del’Itaiie. Le pape, alarmé de la puissance,craignit de l'avoir pour ennemi; il affectale titre de pacificateur , & se rendit àBoulogne auprès du monarque, pour mé-nager un accommodement. Ce fut danseette conférence qu’ori forma le projetdu concornat, qui fnt confirmé saunée ;suivante par le concile de Latran. Le roi ;heureux à combattre, y manifesta ladextérité dans la négociation; une partiedes Suisses qui avoit éprouvé fa valeur &fa générosité, entra dans son alliance: unparlementait créé à Milan sut lemodelede celui de Paris; le sénat de Vénise ledéclara noble Vénitien, & ce titre fnt dé-féré à tous les princes de la maison dcValois, qui parurent en être fiâtes. Leroi entra en France, & laissa le gouver-nement du Mitanois a u connétable deBourbon , qni réprima la tentation quel’empereur Maximíiien eut d’y rentrer,Jean d'AIbret, favorisé de la France ,arma pour recouvrer le royaume de Na-varre, Charles-Quint , qui avoit pris letitre de roi du vivant de fa mere, luiopposa des forces supérieures : on eut re-cours à la négociation:le traité de Noyon,conclu entre Charles & François 1 , pro-mettoit la restitution de la Navarre; maisil n’y a que la nécessité qui oblige lc plusfoible à restituer des posté lirons usurpées.Le traité resta fans exécution ; la paixconclue à Fribourg avec les finisses Futnommée perpétuelle. L'événement a jus-tifié ce titre, depuis cette époque, cettealliance tr’a éprouvé aucune altération.Le concordat par lequel lc roi & le papes’étoient réciproquement donné ce quino leur appartenois pas, excita autant deplaintes que de scandales. Le clergé , lesUniversités & les parlemens réunirentleurs voix pour réclamer contre cet abus;mais comme ils n’avoient point de lé-gions à opposer, on les laissa crier, & leconcordat fut publié dans toute la Fran-ce: on s'cft familiarisé avec cette inno-vation , qui révolta nos ancêtres timides& religieux. Léon X, qui exercoit alorsle pontificat,affermit son alliance avec leroi par le mariage de Laurent de Médicis,avec la fille de François de Bourbon , ducde Vendôme. L’année 1517 donna nais.sance au luthéranisme ; les indulgencesque Léon X fit prêcher en Allemagne,furent t’occasien de ce scandale. La mort

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de l'emperenr Maximíiien fut la cause de-nouveaux troubles; Charles-Quint ScFrançois premier fe mirent fur les rangspour disputer son héritage : la politiquetortueuse du premier l'emporta inr sonconcurrent, plus magnifique & plus gé-néreux , mais trop franc & trop ouvertpour ménager le succès d'une intriguevénale. Depuis ce teins, une rivalitéde gloire & de puissance mit la divisionentre ces deux princes, qui ne cesserentde s’estimer. L’Angleterre tenoit la ba-lance de l'Europe. François 1 ménagea le,;cardinal Wolsey, qui gouvernoit sortmaître ; ce fnt par son entremise queTournai fut rendu : on traita aussi de larestitution de Calais. Cette négociationn’eut point de succès ; les deux rois eu-rent une conférence ensemble entre (ini-tie & Ardre. Henri s’engagea de déclarerla guerre à l’emperenr, s’it tournoit fesarmes contre le Milanois; mais ce princeinconstant violoit les traités avec la mê-me facilité qu’il montveit à y souscrire.Charles-Quint allant fe Faire couronneren Allemagne, passa en Angleterre , dontle monarque, à fa premicre réquisition ,résilia tous fes engagemens. La guerre feralluma dans la Navarre;; Henri d’AIbrethéritier des droits dt: roi Jean, les fit va-loir ; & profitant des discussions que lesprinces de la maison d’Arragon avoientexcitées en Espagne pendant í’absence deCharles-Quint , il leva une armée dont ilconfia le commandement à André deFoix. Ce généra! , plus habile à combat-tre qu’à conserver fes conquêtes, reprittoute la Navarre; mais il n’eut pas assezde dextérité pour ménager ies esprits : lespeuples, aigris de fou gouvernement,rentrerent fous la domination dc leurs ty-rans.

Les deux princes rivaux & ennemis fesaisissent une guerre sécrété sous le nomde leurs alliés; ils vinrent à une rup-ture ouverte, dont le duc de Bouillonfournit le prétexte. Ce duc qni n’avoitaucune ressource en Ini-même , osa décla-rer la guerre à Charles-Quint: il fut ailéde présumer qu’il étoit appuyé en secretpar François I, 'qui en effet envoya destroupes pour protéger fes possessions. Al’approche de cette armée, les Impériaux,qui pouvoient lui disputer le passage del’Escaut, se retírerent en désordre. Onaiiroit pu les poursuivre avec succès ;

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