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Tome XV. FORE - GENU
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pressantes & les plus affectueuses de lapart de cette princesse , qui le conjuroitde garder cet elprit île justice & de mo-dération que les cours ailmiroient en lui.C'étnit bien rintentioii de ce ministre,auffi fige qu’econome ; il eût bien déliréde détourner une guerre qui devoit coû-ter beaucoup de sang à la France,& épui-ser se s finances. Si son plan eût été suivi,Louis XV se seroit contenté dedspolerdu sceptre impérial, & de l’assurer dansla maison du duc de Bavière : rattache-ment de ce ducaux intérêts de la Franceeût été suffisamment récompensé ; maisîe comte & le chevalier de Belle-Isle do-minaient dans le conseil. Ces deux frè-res, peut-être aussi touchés de leur gloirepersonnelle que des vrais intérêts deleur maître, traitèrent de pusillanimitéles sages frayeurs d u ministre , & leuravis prévalut. Deux armées puissantespartir-nt ausiî-tót pour l’Allemagne :rime, composée de 40, 000 hommes, pritla route de Bavière , fous la conduitedu maréchal de Belle-Isle ; l’autre , fousle commandement 1H1 maréchal de Mail-lehois , prefqu’auffi forte, s’approcha del’électorat d’Hanovre.pour obliger Geor-ge II, roi d’Angleterre , à abandonner leprojet qu’il avoit formé d’embrafíer leparti de la reine. Ce plan réussit. Georgecraignant pour son électorat, retira go,000 hommes Hanovriens, Hessois & Da-nois, qu’il destinoít à secourir Marie-Thérese. Cette princesse , au milieu detant d’ennemis, ne voyoitplus que sonroyaume de Hongrie & les états dugrand - duo fou époux, qui pussent luioffrir une retraite ; elle se trouva, pourainsi dire, captive dans Vienne. Les en-nemis assoient mettre le siégé devant cet-te visse, loríqu’eile en sortit. “J’ignore,, écrivoit-elie à la duchesse de Lorraine,5 , sa belle-mere, s’il me restera une ville„ ou je puisse faire mes couches. " Ré-duire à cette extrémité, elle ne fit rienqui démentit son rang & son illustre ori-gine ; elle ne s’abaissa point à demanderservilement la paix : l’acharnement deses ennemis accroissoit fa constance. N'é-tant plus en sûreté en Autriche , elle seretira dans ses états de Hongrie, Ses dis-cours & fa fermeté héroïque remplirenttous les ccsurs de zele & d’amonr pourfa personne. cí Mes amis, dit-elle auxHongtsis assemblés, mont abandou-

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,, née, mes ennemis ont conjuré ma per-,, te, mes parens même me trahissent;

,, il ne me reste que votre fidélité, votre„ courage & ma constance. Voilà mes„ enfans, ajouta t-elle en leur montrant,, l’archiduc son fils qu’elle tenoit dans„ ses bras, & l’archidtichesse fa fille , qui„ étoient encore dans la plus tendre en-„ sauce ; vous défendrez le sang dc vos„ rois, c’est de vous que i’attends leur,, faillit. ” Pour comble de disgrâce , ellevit sélecteur de Bavière , principal mo-teur de la guerre , s’alfeoir fur un trônequ’une si longue fuite de ses aïeux avoitoccupé, ééqu'esse defiroit avec tant d’ar-deur pour le grand-duo son époux ( Jan-vier 1741) Les Hongrois 11’avoient pointété insensibles au discours touchant deleur souveraine : des larmes non suspec-tes avoient coulé de leurs yeux ; on nepeut exprimer le transport dont ils fu-rent soudainement saisis; les hommes detoute condition & de tout âge , jurèrentde mourir pour Marie-ïhércse, que lafortune dès -lors ne persécuta plus avectant d’opiniâtreté. Lespandoures & lestalpaches, bandes Hongroises dont Pairaffreux semoir l’épouvante , désoloieniles Bavarois & les François qui avoientenvahi la Bohème. La reine employoitlanégociation au milieu de la guerre: sonprincipal objet étoit de détacher de la li-gue le roi de Prusse , le plus redoutablede tons ses ennemis. II s’obstinoit à de-mander la Silésie, fur la plus grande par-tie de laquelle il avoit des droits incon-testables; mais Marie-Thérese ne pou-voir se résoudre ail démembrement desétats de son pere: il fallut cependant yconsentir; la bataille de Molvitz & cessedeCzaslau luidonnoient tout à craindrepour l’avenir. La paix fut donc conclueentre les cours de Vienne & de Berlin(Juin 174Z.} Le roi d’Angleterre se ren-dit garant du traité qui donnoit au roi dePrusse la haute & la basse Silésie , avec lecomté de Glatz : mais on en détacha laprincipauté de Teschen & le duché deTrappau. Fréderic s’obligeoit à acquitterles capitaux & les intérêts des sommesque le roi d’Angleterre avoit prêtées àl’empereur défunt fur les revenus desfermes de cette province; il devoit obser-ver une exacte neutralité , & retirer tou-tes ses troupes dans la quinzaine de lasignature du traité. La retraite du roi ds