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Tome XV. FORE - GENU
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gularité & l’union des travaux maçoni-ques , & l’on perFectionna le règlementde la maçonnerie en France , fous l’auto-rité de la grande loge.

En 1767 , il 51 eut encore une interrup-tion par ordre du ministère , dans les tra-vaux de la grande loge ; mais elle les arepris en 1771 , fous la protection d’unprince qui a succédé à M, le comte deClermont dans la dignité de grau d-maître,& qui s’intéresse véritablement à la ma-çonnerie. Ce prince a été solemncllementinstallé & reconnu dans une assembléegénérale des députés de toutes les logesdu royaume, le rr Octobre 1773. Desmaîtres de loges aussi zélés que lettrés,sc font trouvés à la tête de fadministta-tion , on Fait pour tontes les loges régu-lières, de France, de nouveaux réglemens,& la maçonnerie a repris dans le royaumeune nouvelle consistance.

Si cette association a été suspecte enFrance , seulement parce qu’elle n’étoitpas connue, il 11’est pas surprenant qu’el-le ait été persécutée en Italie. II y a deuxbulles de la cour de Rome contre l’ordredes francs - maçons ; mais comme ellesétoîent fulminées fur des caractères quin'étoient point ceux des véritables francs-maçons , ils n'ont point voulu s’y recon-naître , & ils se regardent tous commeétant très-en sûreté de conscience malgréles bulles. La pureté de leur morale & larégularité de leur conduite doivent enesset les rassurer totalement.

L’AIiemagne & la Stiede ont saisi aveczele les avantages de la maçonnerie. Leroi de Prusse , après y avoir été agrégé,s’en est déclaré le protecteur dans sesétats, ainsi qu'il Test des sciences & detoutes les institutions utiles. Le nombredes francs - maçons s’étoit trop multipliépour qu’il ne s’y établit pas des distinc-tions de grades , ils font de même en très-grand nombre, & ils mettent entre lesdissérens ordres dos maçons , des différen-ces très-marquées relativement au rang& aux lumières, de même que par rap-port aux objets dont 011 s’occupe danschaque loge. La maçonnerie a continuédes’étendre aussi en Angleterre : cn y afrappé une médaille en 1766 , avec cetteexergue : immortalitatis ordinis.

D’un autre côté, les profanes se fontégayés aux dépens dc la maçonnerie: ona gravé une immense caricature qui rs-

Tome XV. Partit I.

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présente une procession burlesque & ri-dicule des/fsuer-moyour ; mais ceux-ciont fait peu d’atteution aux sottises d’unepopulace ignorante. Cependant l’ordres’est soutenu & s’est accru en Angleterreau point qu’en 1771 les francs - maçons,ont cru pouvoir paroître an grand jour;ils ont représenté an parlement de la na-tion qu’ils avoient de quoi bâtir une logequi contribueroit à l’embellissement dela capitale, & même de quoi faire unefondation pour futilité publique , ils ontdemandé en conséquence d’étre reconnus& autorisés , comme tous les autres corpsde l’état. II paroît que la demande eût étéacceptée , si \<s% francs-maçons de la cham-bre haute ne s’y étoient opposés ; ils ontpensé qu’une institution qui est toute mys-térieuse & sécrété, ne devoit rien avoird’auíîì public, & que cette ostentationpourroit porter atteinte an but de la ma-çonnerie. (Af. de la Lande.)

FRANECKER , Géog. , belle ville desFiovitices - Unies, capitale de la Frise,avec une université célébré, érigée en fan1 ç8ï- Elle est assez près du Znyderzée,entre Leutvarden & Harlingue, à s lieuesde chacune, 6 N. de Slooten. Long. 23. 8-lat. 53. >2.

O11 tient que Fremecker a été bâtie fan1191, fous le régné de ['empereur HenriVI, fils de Frédéric Barberousse. Ce futen 1579 qu’elle se joignit pour toujoursà f état des Provinces - Unies. Voyez leshistoriens des Pays-Bas, fcf Ì histoire par-ticulière de cette ville , qui depuis ce tems-là a été la patrie de plusieurs hommesdistingués dans les arts & dans les scien-ces. (D. J.)

FRANGE, s. s. Ruhunier , vient defrangere, rompre, déchirer, enlever; par-ce qu’avant ['invention des franges &des effilés , on effiloit réellement les ex-trémités & bords des étoffes & du linge ,sur-tout lorsqu’ils commençoient â s’u-ser; & pour cacher ce Jetant, <»n effiloitplus ou moins avant, selon le besoin: delà les différentes hauteurs des franges -les endroits niés occasionnant quelque-fois des inégalités dans cet effilage , onachevait de couper le tout suivant le con-tour de ces inégalités : de là les frangesfestonnées. 11 y a des franges d’or , d’ar-gent onde foie, pour les erntmens d’é-gliíè , ks garnitures de carrosse, les ,ar.tritures de jupe, qui toutes font guipée^Z