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Tome XV. FORE - GENU
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FK ARESCHER, v. n. Jurif, ou FRA-R AGER. e’cít partager une succession.PLFaARESCKfiUBS. (Aj

FRAREScHEURS ou F R ARE S-C H E U X, f. m. pi. Jurispr. , qu’on ap-p.'llr aulsi en quelques endroits freres-cheurs , frctrnchanx , font tous ceux quipofleilent des biens en commun de quel-que maniéré q ne ce soit; ils font ainsi ap-pelle quasi f-âtres , parce que le freragearrive le plus souvent entre freres. Tonsco-hériticrs, soit Freres,cousins,ou antresparens plus éloignés, font frarefeheurs ;mais tous frarefeheurs ne font point co-héritiers.

Un frerage nu frnrefche, frarefehia,fratriagium , est un partage. On donneauísi quelquefois ce nom au lot qui estéchu à chacun par le partage ; quelque-fois par frerage on entend une fucceffionentieve , comme on volt dans la charte dela Féionfe, publiée par AI. de la Thau-inaffiere , p. loo & lot.

De frarefebe on a Fait frarefeher , pourdire partager: les frarescheurs font lesco-parta grans.

Un frerage n’est donc antre choseqn’un partage; mais par rapport aux fiefs,les partages où les puînés font garantisfous l’Iiommage de l’ainé , ont été appel-les parages, & tons les autres partagesont ret nu le nom d e frerage-, enforte quetout parage est frerage, mais tout freragen’est pas parage.

Anciennement en France, quand unfief étoit échu à plusieurs enfans, ilétoitpresque toujours démembré ; les puî-nés tenoient ordinairement de Rainépar frerage leur part , à charge de foi& hommage, comme on le voit dansOthon de Frísingue, lib. I,degest. Frider.cap. ry.

Pour empêcher que ccs demembre-mens ne préjndiciassent aux seigneurs,Eudes duc de Bourgogne , Venant comte«leBoulogne,le comte de S.iint-Paul, Guide Dampierre,&autres grands seigneurs,firent autori fer par Philippe-Auguste uneordonnance portant que dorénavant, encas de partage d’uti fief , chacun tiendroitfa part immédiatement du seigneur do-minant.

Ducangc , en fa troisième disert, furJoinville , page l ço , remarque que cetteordonnance n; fut pas suivie , comme iljaioit suivant un hommage du 19 Octob.

FR A

1317, rendu à Guillaumede Melun , ar-chevêque de Sens, par Jean , Robert, &Louis ses freres, ianqumn primogenìtocausa fi-atriagii & prout fratriagìum ieconfuetudine patria; requirebat rationecasiri de Sanîío-Mauricio.

Beaumanoir , en Jes coût. de Bcauvoisis,ch. 14 , dit aufîi que de lu n tems le tiersdes fiefs fe partageoit également entreles Freres Sc sœurs puînés, & que de leursparties ils venoient à l’hommage de leuraine.

A11 reste , quoique ('ordonnance dePhilippe-Auguste 11e fût pas suivie partout le royaume, la plupart des coutu-mes remédièrent diversement aux incon-véniens du démembrement. Celles dcSenlis , Clermont, Valois, Amiens, or-donnèrent que les puines ne releveroientqu’une fois de leur aine, qu’enfuite ilsretourneroient à l’hommage du seigneursuzerain , dont l’ainé relevois. Cellesd’Anjou , Maine, & quelques autres . or-donnèrent que l’ainé garantiroit les puî-nés fous son hommage ; ce qni fut appel-le en quelques lieux parage, en d’autresmiroir de fief.

Voy. les Etablifemens de S Louis, liv.J & LI-, fauteur du grand coutumier,lìv. II, chap. iy; la Somme rurale &des droits du baron , Pi'thou , en ses Mé-moires des comtes de Champagne; & lesnotes de M. de Laurier e,fur le Glojs.deRagueau. au motfrarefcheux. (A)

FRASCATI ou FRESCATI, Géogr.mod ., est en partie bâti fur les ruines duTnfculum de Cicéron. C’est une petiteville d’Italie , fur une côte dans la cam-pagne de Rome , à douze milles de cetteville 8. E. avec un évêché qui ncreleveque du pape , & l’un des six que les sixplus anciens cardinaux ont le droit d’op-ter. Elle est connue par les palais & lesjardins délicieux que les Italiens ont bâ-tis dans son territoire, & qu’ìls appel-lent des vignes , entre lesquels on remar-que les vignes Ludovisia, Borghefe &AIJobrandine. M. Matthei a donné l’hif-toire de Frafcati , le lecteur y peut re-courir. Long. suivant le P. Borgondio,30,17, 30 5 lat - 41 - » °- (O .,/.)

FRASCAUX , f. m. , Manus, en foie ,bouts de nerfs île bœufs, ou morceauxde boucs , dans lesquels font passées lesbroches des rouets; c’est !a même chosechez les couli.'rs. Ail heu de nerfs de