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Tome XV. FORE - GENU
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& à tromper ceux quiferosdnt exécuterde ces sortes d’ouvrages. Ces moyensn ont aucune solidité , ne peuvent faireillusion que quelques instans, & ne mé-ritent pàs d’être expliqués ici , puifqn’ils«e tendent pointa la perfection de l’art.Article de M. Vatelet.

On peut tenter de rendre les fresquesmoins altérables par la pluie, en passant«ne couche de lait fur la peinture; ouBien en humectant la peinture avec del’eau commune dans laquelle on mettracertaine petite quantité d’huile de vi-triol ; en se servant de la pozzolane aulieu de sable ordinaire ; en essayantd’tmployer du sable de verres faits avecla cendre de fougere. Dans les Lettresfur la découverte de Vancienne villed ilercitlanc , par M. Seigneux de Cor-revon , 2 vol. in-12 , imprimés à Yver-don en J770 , on assure que la plupartdes peintures à fresque que l’on a trou-vées dans Herculane, ont été gâtées parle vernis que M. Moriconi vient d’y ap-pliquer. Pline rapporte que le célébréAppelles avoit inventé un vernis qui ga-lantissoit la peinture de l’humidité ; ilajoute que ce secret étoit perdu : l’on acependant trouvé dans Herculane uneancienne peinture à fresque, qui parois-íbit avoir été vernissée : l’on y a décou-vert des tableaux peints à fresque que1 nn avoit sciés fur le mur & que les an-c 11s avoient ensuite fait encadrer. De-puis environ 60 ans les papes font scierles fresques que Raphaël, Ginseppe Otta-viani, LiborioFattori, Muziani, Conti,Clori, Pozzi avoient peintes dans lessalles du Vatican , &c. On fait copier cestableaux eu mosaïques de la même gran-in ur.

Presque tous les murs extérieurs desmaison d’Herculane & les murs descliarnb < s & des galeries étoient peints àfresque. Dans les temples d’Herculane ona trouvé quelques tableaux de ce genrede peinture, dont les figures ont enYironcinq pieds L demi de hauteur. On doitfur cette matière consulter les deux pre-miers volumes in-folio , imprimés à Na-ples, qui ont pour titre : Pitture antïcheé'Ercolano. ( V. A. L. )

FRET ou FRETTAGE, f.m. Comm .,terme de commerce de mer ; il signifiele louage d’un navire en tout ou en par-tie, pour voiturer & transporter des

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marchandises d’un port ou d’un pays àun autre. Ce qu’on appelle fret fur 10 -céau , se nomme nolis sur la Méditerra-née. F. Nolis. Diction, de comm. ff deTrêv. (G)

Fret , signifie encore lin certain droitde cinquante sols par tonneau de mer,qui se paye aux bureaux des fermes duroi par les capitaines & maîtres des vais-seaux étrangers à l’entrée ou à la sortiedes ports & havres du royaume.

Les vaisseaux hollandois furent dé-chargés de ce droit par le traité d’Utrechten 1713 : il devoit aussi cesser en faveurdes vaisseaux anglois , à condition que ledroit de cinq fols sterling feroit suppriméen Angleterre en faveur des François;mais cette condition n’ayant pas été rem-plie , les choses font restées fur l’ancienpied. Les vaisseaux des villes anséatiquesjouissent en France du même privilègeque les Hollandois, par le traité concluen 1716 entre la France & les villes deHambourg, Lubeck & Bremen. Diâion.de comm. & de Trév. (G)

Fret , se dit aussi de l’équipementd’un navire. (G)

FRETE , s. f., clathriretiti , Blason}meuble d’armoiries , fait de quatre pe-tits bâtons entrelacés , deux en bandes ,deux en barres.

Selon quelques-uns, ce mot vient defret , qui en vieux franqois fignifioit rom-pu , & étoit dérivé du latin/rué/ai.

D’ântres le font venir du mot frété ,qui a été dit anciennement d’un comble ,d’un toit fait de perches croisées.

Ducange assure qu’antrefois on appel-loit frété une espeee de steche, & quec’est là la raison pour laquelle on a nom-mé écus frétés ceux qui étoient chargés deces frétés croisées.

Bidon de Montangloft , de Franche-ville, à Coulommiers en Brie; d'argentà trois frétés de fable.

Laitier d’Ourcieres , en Dauphine;d'azur à trois frétés d’argent , au chef demême. ,

FRÈTE , adj., Blason , fe dit d’un écuchargé de six cotices entrelacées en dia-gonales , trois à dextre , trois à fénestre.Frété fe dit aullì d’une croix ou autrepiece de l’écu , chargée pareillement desix cotices dans le même sens.

Nampier de la Roquerie , en Norman-die j A'or fr íté d’azur.