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Tome XV. FORE - GENU
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une cause d’impuiíìance, ni un empêche-ment au mariage.

La frigidité peut provenir de trois cau-ses différentes ; savoir, de naissance ,ou par cas fortuit, ou de quelque malé-fice.

Celle qui provient de naissance , per*taussi procéder de trois causes différentes ;savoir, de la qualité du sang qui, étanttrop chargé de flegme , empêche les es-prits vitaux de se porter avec assez de vi-vacité dans la partie qui doit agir; oubien le défaut provient de ce que les es-prits vitaux ne se communiquent pas fa-cilement aux muscles, ou enfin de la foi-blesse des organes.

Un homme , quoique froid de naissan-ce , peut être bien conformé ; mais le dé-faut de bonne conformation peut auíïi oc-casionner \a frigidité: cependant les eu-nuques qui font impuissans , ne fontpas toujours froids; leurinhabileté vientrie leur mauvaise conformation.

L’inaction , & même l'inhabileté mo-mentanée, n’est point considérée commevu vice de frigidité, à moins qu’elle nesoit perpétuelle.

La frigidité peut arriver par cas for-tuit , comme par maladie, blessure ou au-tre accident, qui met l'homme hors d’é-tat de remplir le devoir : si cet accidentprécede le mariage, il forme un empê-chement dirimant;s’il est survenu depuis,il ne peut donner atteinte au mariage,quand même la cause de frigidité ïttaitperpétuelle.

Pour ce qui est de la frigidité causéepar maléfice,qu’on appelle vulgairementtiouement d'aiguillette , elle peut être pro-curée par des secrets naturels, ce qui estle plus ordinaire ; mais ponr l’art magi-que, tout le monde convient qn’il est illu-soire: e’est un mot inventé parla mauvaisefoi, pour en imposer à la crédulité & à l’i-gnorance. Aiguillette, Ligatu-re, Maléfice, Nouement d’ai-guillette, Impuissance.

Voyez Extr. defrigidis gf maltficia-tìs j Sanchez , de wutrìtnonioj & Zachias,nibdico-lcgales. (/}}

FRIGORIFIQUE, adj. Physique', si-gnifie ce qui produit le froid. V. FeoID.

Quelques philosophes, principalementGaflendi & les autres philosophes corpus-culaires , nient que le froid soit une (im-pie privation ou absence du feu ; ils fou-

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tiennent qu’il y a des parties frigorifiquesréelles, auffi bien que des particulesignées ; & selon eux, c’eft de ces partiesque viennent le froid & le chaud. Quel-ques philosophes modernes n’admettentpoint d , autresparticules/Wg-0)'//5y!<M,queles sels nitreux qui nagent dans Pair, &qui occasionnent la gelée, lorsqu’ils ffont en grande abondance.

Le docteur Clark , par exemple, veutque le froid soit produit par certainesparticules nitreuses & salines qui, parleur nature, ont des formes capables deproduire ces effets ; c’eft ce qui fait, se-lon lui, que le sel ammoniac, le salpêtre,le sel d’urine , & plusieurs autres sels vo-latils & alkalisés , étant mêlés avec l’eau,augmententtrès-sensiblement ledegré defroid. Ce peut être nuífi, selon lui, laraison de ce fait connu de tout !emonde,qne le froid empêche la corruption, quoi-que cependant ce ne soit pas une véritéfi générale qu’elle 11 e souffre quelque ex-ception , puisque les corps les plus durs,dont les pores viennent, à être remplisd’ean , & exposés ensuite à la gelée, sebrisent & se crevent, & que la geléedétruit les parties de quelques plantes :fur quoi voyez Feoid , Glace, (f c.Charniers.

FRILLER, v. n. Teinture. II se ditd’un pétillement que l’on entend dans lacuve, avant qu’elle soit formée ou remiseà doux.

FRIMAT, s. m. Physiq. est la mêmechose qne g$vre, & ne s’emploie guereau singulier , même en physique. VoyezGivee.

On donne aussi en général, & sur-touten poésie au pluriel, le nom d efrimats àla gelée & à la neige , au verglas, & engénéral à tous les effets naturels de cetteespece , qui caractérisent l’hiver & lefroid. V. Froid , Glace. (O)

FRION , s. m. Marine. Les matelotsdu Levant se servent quelquefois de cemot pour signifier un canal ou une pâlieentre deux isles. (Z)

FRIOUL, Géog'. Foro-JulienJìs trac-tus; & par les Italiens , fatria di Friulr,province de l’état de Venise , en Italie.Elle est bornée à l’est par la Carniole ,par le comté de Goritz , & par le golfe deTrieste ; au sud par celui de Venise ; aunord par la Carinthie ; h l’ouest par laMarche Trévisanne, le Fcltrin & le Bel-