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Tome XV. FORE - GENU
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FRITZLAR , Géog. , petite villed’Allemagne , enclavée dans la basseHelse , fur la riviere d’Eder, entre (lat-te! & ÌWarpurg, à 6 lieues 8. 0 . de Cas-sera ia deMarpurg, & à 4 S. E. deWal-deck. Cette ville , qu’on conjecture êtrel’ancienne Bogadium , ou dli moins bâtiefur í'es débris , a été impériale & libre ;niais elle appartient maintenant, avecton petit territoire, à l’archevêque deMayence. V. Zeyler, Mogunt. archiep.topog. Dilichitis, Chronique de Hefe jCrantz, Hist. Saxonne ; Serrarius, Histo-ria rer. Mogunt. Humber, Géog. Loti-git. 26. 5?. latit. $1. 6. {D. J.)

FRIVOLITE, t. k. Morale. Elle estdans les objets, elle est dans les hommes.Les objets font frivoles , quand ils n’ontpas nécessairement rapport au bonheur &à la perfection de notre être. Les hommes{ont frivoles ,quand ils t’occupent sérieu-sement des objets/míoíff , ou quand ilstraitent légèrement les objets sérieux.On ost frivole , parce qu’on n’a pas assezd’étendue & de justesse dans l'efprit pourmesurer le prix des choses, du tems, &de son existence. On est frivole par vani-té, lorsqu’on veut plaire dans le monde,ou on est emporté par l’exemple & parl’ufage; lorsqu’on adopte par faiblesse lesgoûts & les idées du grand nombre ; Sors-qu’en imitant & en répétant, on croîtsentir & penser. On est frivole, lorsqu’onest sans pallions & fans vertus ; alors ,pour se délivrer de l’ennui de chaquejour, 011 se livre chaque jour à quelqueamusement, qui cesse bientôt d’en êtreun ; on se recherche sur les fantaisies, onest avide de nouveaux objets autour del-quels l’efprit vole fans méditer, fans s’é-clairer ; le cœur reste vuide au milieu desspectacles, de la philosophie,des maîtres-ses, des affaires, des beaux arts, des ma-gots , des soupers, des amufemens, desfaux devoirs, des dissertations, des bonsmots , & quelquefois des belles actions.Si la frivolité pouvoit exister long-temsavec devrais talens & l’amour des ver-tus, elle détruiroit l’un & l’autre; l’hom-me honnête & sensé se trouveroit préci-pité dans l’ineptie & dans la dépravation.II y aura toujours pour tous les hommesnn remede contre la frivolité ; l’étude deleurs devoirs, comme hommes & commetitoyens.

FROC, f. m. Gramm, II Ce dit du

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vêtement & de l’état religieux; ctest pro-prement la partie de l’habit monacal qnicouvre la tête. II y a des frocs de tontessortes de figures, grâce à la bisarrerie &à la multitude des fondateurs d’ordres.On dit d’1111 homme il a pris, U a quittéle froc, pour lignifier qu’il est entré estcouvent, òu qu'ilen est sorti. Hoy. Ca-puchon.

FxoC, Cotmn. étoffe grossière qui sefabrique àBolbec, Cruches, & autreslieux de Caux. Le froc large a au moinscinquante - deux portées de trente- deuxfils chacune , dans des rots de cinq quartsmoins lin seize entre les doublets 011 li-sières , pour être, au retour du Foulon ,le solide de trois quarts & demi de lar-geur entre les lisières, & le fort de troisquarts ; le premier de vingt-six aunes delong, le second de vingt-quatre.

Le froc ordinaire est ordonné au moinsde treHte-six portées de trente - deux filschacune, dans des rots d’une aune moinslin seize entre les doublets on lisières,pour être, au retour du foulon , le faiblede deux tiers de large , le fort de demiaune un seize. II ne peut excéder vingt-six aunes de long en foible,& vingt-qua-tre en fort.

I! Faut que le/roc en foible , de troisquarts & demi & de deux tiers de large ,où il y a de l’agnelin tondu à dos, soitdistingué par une lisiere composée dedouze filets teints en bleu ; & le froc et»fort de trois quarts de large, ou de demiaune un seize , où il y aura auffi del’agnelin tondu à dos, soit aussi désignépar deux entre-battes, Tune à la tête ,î’autre à la queue, de chaque côté dufroc ; chaque entre-batte de douze filsteints en bleu.

II n’est permis d’y employer que deslaines de France,& des agnelins tondus àdos.

II est défendu de le fabriquer avee plis,peignons, bourres, moraines, & autresmatières de mauvaise qualité.

Le frac en foible pour doublure, doitavoir vingt-six portées de trente-deux filschacune, dans des rots de ta largeur aumoins de demi aune & un douzième , en-tre leslifieres, liteaux ou doublets, pourêtre, au retour du foulon, de demi aune,& ne peut excéder vingt-lïx aunes delong.

Les lisières, liteaux ou doublets du