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Tome XV. FORE - GENU
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sage du froid chymique, qui a Fait le su-jet de cet article. Voyez Concentra-tion, Vin, Ssf Vinaigre, (b)

Froid , Dociitmstìqtie , donner froid ;expression usitée dans cette partie de l’al-chymie , oà elle signifie ralentir íaEiìondu feu. On donne froid à un régule qu’onaffine, quand les vapeurs s’éievent jus-qu’à la voûte de la moufle , que !a moufleest de couleur de cerise , esc. On dit paropposition donner chaud. Voyez ce mot,& Essai. Article de M. de Villicrs.

Froid , Economie animale. II n’y apoint de corps dans ta nature qui ne soitplus ou moins pénétré dans l’intensité desos parties élémentaires, parle fluide uni-versel, la plus subtile de toutes les subs-tances matérielles, c’est-à-dire, par l’élé-ment du Feu.

II n’est donc aucun corps dans la natu-re , qui ne soit plus ou moins agité dansses parties intégrantes, par Faction pro-pre à ce fluide, qui consisté à tendre au-tant à opérer la désunion des parties dematièreauxquelles il est placé, que cespartics-cì tendent par elles-mêmes, c’est-à-dire, par leur force de cohésion, à scrapprocher, à s’unir de plus en plus. Or,comme cette action varie continuelle-ment, ne subsiste jamais la même deuxinftans de fuite , L qu elle produit ainsiune forte d'oscillation continuelle dansles corps, voyez FfiU , physique; il enrésulte un frottement plus on moins fortentre leurs molécules intégrantes: d'oàil s’ensuit qti’il existe un mouvementcontinuel dans les particules ignées, quiest ce en quoi consiste la chaleur plus oumoins sensible , scion que ce mouvementest plus on moins considérable. V. Feu,Chaleur , & su r-tout ce qui a rapportà ces différentes matières ; les EUmens dechymie de Boerhaave , partie II ; la Phy-fique de s’Gravefande , de Muffchen-broeck, 6?c.

On peut dire , conséquemment à ceprincipe, qu’il n’y a point de corps quine soit chaud , dès qu’on regarde la cha-leur comme une qualité qui suppose dansle corps où on la conqoit, une action defeu, tellequ’elle puisse être, à quelquedegré qu’elle puisse avoir lieu. II n’y adonc point de corps, c’est-à-dire, d’ag-grégé des parties élémentaires de la ma-tière, dont on puisse dire qu’il est abso-lument froid , en entendant par ct tetmeTonte XV. partie I.

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la qualité d’un corps dans la substance du-quel il n’y a aucune action du feu. Onne peut imaginer que les élémens même ,atomi , qui, comme ils sont les seuls soli-des , parfaits , indivisibles, inaltérables,doivent par conséquent n’être pénétra-bles par aucun agent dans la nature, sur-tout par aucun agent destructeur, tel quele feu : mais comme cette exception uni-que , qui présente ainsi l’idée d’1111 froid.absolu dans les seules parties élémentai-res des corps ne tombe pas fous les sens,le froid qui peut nous affecter n’est doncqu'nne qualité respective, par laquelleon a voulu désigner non une absence to-tale du feu, mais une diminution de soneffet, c’est-à-dire, de la chaleur relati-vement à celle qni a lieu naturellementdans notre corps.

Ainsi c'est la chaleur animale qui fixel’idée du chaud & du froid, selon qu’ilrésulte du premier de ces attributs uneforte de sensation, à laquelle il est atta-ché de représenter à Famé un plus grandeffet du feu que celui qu’il produit dansnotre corps confidéréjdans l’état de santé ;& selon qu’il fuit de l’attribut oppose,qu’il n’est autre chose que la facultéd’affecter d’une autre forte de sensation ,par laquelle Famé s’apperqoit d’tin moin-dre effet du feu que celui qu’il opéré dansnotre corps bien disposé.

Nous n'appeilons donc chaud & froidsque ce qui nous semble plus on moinsagité par Faction du feu que ne l'est notrepropre corps, autant que nous pouvonsen juger par la comparaison des impres-sions que fait fur nos parties sensiblescette action du feu dans les substancesdont nons sommes composés , avec cellesqui nous viennent du dehors par le con-tact des corps ambians. Nous ne nousappercevons du chaud & du froid , quepar les effets de cette agitation ignée ,qui sent plus ou moins considérables,qui excèdent ou qui n’égalent pas ceuxde la chaleur vitale au degré qui estpropre à l’état de santé dans chaque in-dividu.

Le terme de fi-'oid n’est donc employéque pour désigner une sorte de modifica-tion des corps, respectivement à la sen-sation qu’ils excitent eu nous, lorfqu’ilsnous affectent par une mesure de chaleurmoindre que celle de la nôtre. Commeles corps ne font dits chaude qu’autant