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Tome XV. FORE - GENU
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43§ F R O

efforts, ce mouvement, puissent être re-gardés comme des effets rie fievre 'pro-prement riite, puisqu’ils augmentent fansdiminution rie forces ; an contraire, at-tendu que ì’augmentation (faction dansles solides procure une plus grande éla-boration , une plus grande atténuationd’humeurs, d’où résulte une préparation,line sécrétion plus abondante de fluidenerveux ; plus de disposition par consé-quent an mouvement musculaire , à l’e-xerciee : an lieu qu en été , la raréfac-tion des solides en général par la chaleurextérieure , diminue l’élasticité des fibresdes animaux, en diminuant la cohésionde leurs parties élémentaires; rfon, toutétant égal , résulte moins de jeu dansleurs vaisseaux ; d’où s’ensuit dans lesgrandes chaleurs une presqu’atonie uni-verselle , une diminution proportionnéerie faction des organes vitaux ; d’où leralentissement dn cours des humeursdans les capillaires, le relâchement deces vaisseaux, moins de frottement desglobules sanguins , moins de chaleur quiest l’effet de ce frottement, moins de ré-sistance aux cours des humeurs dans tousles vaisseaux ; conséquemment moinsd’efforts de la puissance motrice, poursurmonter cette résistance; d’où moinsd’attrition , d’atténuation de la masse deshumeurs , ri’élaboration, de sécrétionsdu fluide nerveux ; d’où enfin lafoibles-se , l’abattement que l’on éprouve tou-jours par une fuite de la chaleur de l’ath-rnosphere: d’où s’ensuit que les hommesobligés à se livrer à de grands travaux ,à de grandes peines de corps, les soutien-nent mieux dans les tems froids. ont plus'de forces, pins d’appe'tit pour les main-tenir , que dans les tems chauds. C’estfans doute psr cette considération , queDioclès médecin contemporain d’Aristo-te , dans fa lettre à Antigonus, roi d’Afie, Iqui contient plusieurs préceptes concer-nant la conservation de la santé, donnepour maxime, en forme d’aphorisme,qu'il faut prendre plus d’alimens, boiremoins en général, & boire davantagq devin pu r, à proportion qu’il fait plus froid;& qu’il Faut par conséquent mangermoins, boire davantage, & boire son vinplus trempé, à proportion que les cha-leurs augmentent. On peut donc con-clure ric ce qui vient d’être dit, que leplus ou le moins de conílriction dans les

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vaisseaux en général, & dans les vais-seaux capillaires en particulier, influaprincipalement fur tous ces effets, com-me fur le plus ou le moins de générationde la chaleur animale: ainsi l’on peutconcevoir que cette chaleur y est produi-te , fans qu’elle fasse en même tems ces-ser le resserrement de ces mêmes vais-seaux , qui est la condition efficiente;ainsi l’alsertion du docteur Douglas quiétablit ce resserrement, & en conséquen-ce le frottement des globules sanguinsdans les capillaires, comme cause de lachaleur animale , semble subsister sansatteinte à l’égard de la premiere objec-tion: passons à la seconde.

On ne peut que convenir avec tous lesphysiologistes,que le mouvement dn sangest très-lent dans tous les capillaires ; quele degré de cette lenteur doit varier àproportion des résistances, & par consé-quent qu’elle augmente avec le plus deresserrement causé par l’augmentationdu froid. Mais n’ya-t-ilpas lieu de pen-ser qu’il augmente ce ralentissement ducours des humeurs, seulement jnsqu’àce que les forces vitales, par la dispo-sition naturelle de la puissance motrice ,ayent surmonté les réiM^es qui le cau-sent, sans changer l’état defcsserrementdes solides, c'est-à-dire , jusqu’à ce queles humeurs aient éprouvé l’effet del’augmentation du ressort dans tons lesvaisseaux, la plus grande action qu’ilsexercent en conséquence sur elles ; quecelles-ci en soient en général plus affinées,& que les globules sanguins en particu-lier soient désunis an point de pouvoirpasser l’un après l’autre dans les extré-mités capillaires, & même d’ètre forcés às’alonger, à prendre la formé ovale ; cequi les rend propres à opérer plus de frot-tement, à proportion qu’ils touchent lesparois des vaisseaux par des surfaces plusétendues ; qu’il se fait par conséquent en-tr’eux un frottement plus considérablequ’il nesefaisoit lorsqu’il passoitplusd’unglobule à la fois, & qu’ils touchoient auxparois des vaisseaux par moins de points?Ensorte que l’on peut concevoir ainsi ,que le mouvement des humeurs dans lescapillaires redevient aussi peu lent qu’ilétoit avant le resserrement, fans que leresserrement en diminue d’aucune façon,dans la supposition que la cause en sub-siste toujours. Or comme la faculté de