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Tome XV. FORE - GENU
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animale, en comparaison de toutes lesautres parties , qui non - feulement necontribuent pas à fa production, mais en-core absorbent, pour ainsi dire , la plusgrande panie de celle qui est: engendréedans ces vaisseaux. Cette difficulté paraîtallez embarrassante dans le système dudoct. Anglois, si l’on borne , avec lui,le resserrement des capillaires causé parìe froid , aux seuls capillaires cutanés,& fi l’on ne considéré ce resserrementcomme cause occasionnelle de la chaleuranimale , qu’entant qu’il a lieu dans cesseuls vaisseaux. Mais en admettant, d’a-près ce qui a été proposé ci-devant, queïe froid opéré ce resserrement non-seule-ment à la surface du corps, mais encoredans toutes ses parties internes, à mesureque le froid, par fa durée & par son inten-sité , parvient à condenser tous les corpsfans exception , en gagnant de proche esproche de la circonférence au centreicettecondensation ne peut-elle pas être conqueégalement dans le corps humain, si l'onfait attention que le froid extérieur étanten opposition avec la cause interne de lachaleur animale , quanta la propagationde celle-ci, empêchent que les solides seraréfient, se relâchent autant qu’il ar-livero t si le milieu ambiant n’absorboitpas, pour ainsi dire, les effets de la cha-leur interne, à proportion qu’elle est plusconsidérable que celle de ce milieu ? Cettesoustraction des effets de la chaleur nepeut-elle pas être regardée, par rapportaux parties qui les éprouveroient si elleïl’avoit pas lieu , comme une vraie con-densation proportionnée au moins de re-lâchement qui résulte de cette soustrac-tion ? Ainsi , dans cette supposition, lessolides de tous les vaisseaux, & par con-séquent ceux des capillaires , devant êtrecondensés par i’effet du froid, d’où s’en-suit la diminution en tous sens du volu-me du corps animal, dont il n’y a paslieu de douter & de rendre raison autre-ment; les capillaires de toutes les partiesinternes peuvent donc contribuer à la gé-nération de la chaleur animale , par leurresser rement à proportion de ce qu’ilsfont susceptibles de recevoir les impres-sions du froid extérieur. Ils le font à lavérité il’autant moins qu’ils font pluséloignés de la surface du corps; mais ilsle font, & on ne peut pas refuser d’accor-«ler que leur nombre est bien pour le

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moins auffi supérieur à celui des capillai-res cutanés, que ceux-ci font plus exposésau froid extérieur que ceux-là : la choseest trop évidente pour qu’il y ait besoinde calcul. On peut hardiment assurer quela somme du resserrement des capillairesinternes , quoiqu’il soit bien moindredanschacun en particulier, doit au moinségaler celle du plus grand resserrementdes externes ; d’où s’enfuit que ceux-làconcourent autant que ceux-ci à la géné-ration de la chaleur : par-là même queceux-là pris en total, font susceptibles deseffets du froid , à proportion autant queceux-ci.

Cela posé, c’est-à-dire, les trois diffi-cultés établies contre le système dn doc-teur Douglas, étant ainsi résolues , ilsemble, par l’addition qui vient de luiêtre Faite , n’avoir que gagné, en acqué-rant plus de vraisemblance , & en deve-nant plus conforme à tous les phéno-mènes que le froid produit dans l’écono-inie animale ; puisqu’il n’en reste pasmoins que la génération de la chaleurinterne fe fait dans les capillaires parleresserrement des capillaires cutanées;mais qu’il en résulte auffi qu’clle fe faitdans tous les antres capillaires ; & qu’ils’enfuit ainsi de plus, que les sourcesde cette chaleur font plus étendues, plusabondantes , plus proportionnées à lamasse à laquelle elle doit fe communi-quer. On satisfait de cette maniéré àtoutes les objections rapportées ci - de-vant.

On évite même une autre difficulté quife présente à cette occasion ; elle consisteen ce qu’il n’est guere possible de com-prendre comment on peut être affecté dela sensation du froid , si l’otgane qni estle plus exposé à en recevoir les impres-sions, n’est pas moins exposé en mêmetemps aux impressions qui lui viennentdes seuls organes générateurs de la cha-leur: car les houpes nerveuses font bienaussi contiguës pour le moins aux vais-seaux capillaires cutanés, qu’elles le fontà la surface de l’athmosphere qui suppli-que à celle d u corps. Cette difficulté bienréfléchie paroît être assez importantecontre le système du docteur Douglas,en tant qu’it n’admet que les capillairescutanés pour Foyer de la chaleur animale;au lieu qu’en l’étcndant à tous les capil-laires , elle tombe aisément.