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Tome XV. FORE - GENU
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íofflme donc ce désordre dan» le phy-sique anima! proprement dit , dépend leplus souvent beaucoup de la relation quisubsiste entre la faculté pensante & lesorganes qui y ont un rapport immédiat,& qu’il est fur-tout entretenu par l’in-fluence réciproque entre celle-là & ceux-ci , le repos de l’elprit & du corps , lacessation des peines de f un & de l’autre,les remedes moraux , font souvent lesmoyens les plus propres à faire cesser lefroid animal qui provient de la tensiondes nerfs, fans aucune cause physiquequi l'entretienne. II est cependant biendes cas où , ces moyens n’étant pas suffi-sans, on peut avoir recours avec succèsaux médicamens propres à faire cessercette tension morbifique , !e resserrementdes vaisseaux qui en est l’estèt : tels fontles médicamens anodins , narcotiques ,antispasmodiques ; les étunisiens chaudsemployés intérieurement & extérieure-ment , tels que les lavemens, les bains demême qualité , &c. Mais ce ne font là leplus souvent que des palliatifs : le régi-me, l’exercicc, les médicamens propresà fortifier les solides en général, à dimi- ■«uer la délicatesse , la sensibilité, l’irrita-hilité du genre nerveux , font les moyensles plus propres à détruire la cause dusymptôme dont il s'agit, c’est-à dire , dufroid animai , & de tous ceux qui pro-viennent du vice mentionné , que Syden.ham appelloit ataxie du fluide nerveux.V. le traitement de tontes les maladies ’spasmodiques & convulsives , & fur-toutdes vapeurs, (d) |

Froid , considéré médicinalcment com- |me cause non naturelle & externe : froidde l’athniofpbere, du climat, des fai-sons , des bains , voy. , ainsi que pour lémot Chaleur, fous le même rapport,Air , Athmosphere, Climat, Sai-son, Bain, & en général ce qui feradit à ce sujet fous ie mot HYGIENE.

Froid fébrile , voyez Froid, pa-thologie, Fievre , Fievre inter-mittente.

Froid considéré commeJlgne dans lesmaladies aiguës, voyez Fievre en géné-ral , Fievreintermittente,Ex-trémités du cor ps. (d)

Froid, Relles-Lettres, on dit qu’unmorceau de poésie , d’éloquence, de mu-sique , un tableau même , est froid, quand«n attend dans ces ouvrages une expref-

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fion animée qti’qn n’y trouve pas. Les au-tres arts ne font pas fi susceptibles de cedéfaut. Ainsi l’architecture, la géométrie,la logique, la métaphysique , tout ce quia pour unique mérite la justeste , ne peutêtre ni échauffé ni refroidi. Le tableaude la famille de Darius, peint par Mi-gnard , est tvès-froid , en comparaison dutableau de Lebrun , parer qu’on ne trouvepoint dans les personnages de Mignard,cette même affliction que Lebrun a si vi-vement exprimée fur le visage & dans lesattitudes des princesses Persanes. Unestatue même peut être froide. On doit voirla crainte & l’borrcur dans les traits d’nneAndromede, l’effort de tous les muscles& une colere mêlée d’audace dans l’atti-tude & fur le front il’un Hercule qui sou-levé Anthée.

Dans la poésie, dans ('éloquence , le»grands monvetnens des passions devien-nent froids quand ils font exprimés entermes trop communs, & dénués d’irr.a-»gination. C’efl ce qui fait que l’amourqui est si vif dans Racine , est languissantdans Campistron Ion imitateur.

Les sentiment! qui échappent à uneame qui vent les cacher, demandent aucontraire les expressions les plus sim-ples. Rien n’estit vif, fi animé que cesvers du Cid , va , je ne te hais point ....tu le dois .... je ne puis. Ce sentimentdeviendroit froid s'il étoit relevé par destermes étudiés.

C est par cette raison que rien n'est ktfroid que le style empoulé. Un hérosdans une tragédie dit qu’íl a essuyé unetempête, qu’il a vu périr son ami danscct orage. 11 touche, il intéresse, s’ilparle avec douleur de fa perte, s’il estplus occupé de son ami que de tout lereste. II ne touche point, il devient froid ,s’il fait une description de la tempête,s’il parle de source de feu bouillonnant furles eaux , U de la foudre qui gronde Çjf quifrappe à filions redonble's la terre U tonde.Ainsi le style froid vient tantôt de lastérilité , tantôt de •l’intempérance desidées ; souvent d’une direction trop com-mune , quelquefois d’une diction trop re-cherchée.

L’auteur qui n’est fioid que parce qu’ilest vif à contre-temps , peut corriger cedéfaut d’une imagination trop abondan-te. Mais celui qui eíl froid parce qu’ilmanque d’ame , n’a pas de quoi le corri-Ff z