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Tome XV. FORE - GENU
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FULGURITE , fulgUrìtnm , fìist.«me. C’est ainsi que ies Latins appel-loient les lieux ou les obiets frappés riela foudre, quu/ì falgv.re iíltttn. I ! s étoientsacrés par accident : on ne pouvoir plusles employer à des usages profanes. Onélevait uit autel, fur lequel on sacri-oit des brebis de deux ans, ce qui Faì-soit encore appeller le lien frappé rie lafoudre, du nom rie bidental. Les Grecsplaqoient fur cet autel une urne ouverte ,dàns laquelle ils renfermoient les restesdes choses que la foudre avoit noirciesou brûlées; coutume que les Romainsadoptèrent : les augures étoient chargésdc cette fonction. Quant à la purificationdes arbres foudroyés, elle étoit commiseà des hommes particuliers, connus fousle nom de ftrufertaríi. On ne brûloitpoint à l’orriinaire les corps de eeux quiavoient péri par la fondre. La loi de Nu-maordonnoit qu'ils fnífent enterrés furle lieu méme de l’aceident : fouler auxpieds leur sépulture, étoit, sinon un cri-me , du moins un acte irréligieux , pourlequel il y avoit des expiations & lustra-tions prescrites. Voyez EXPIATION L?I.USTR ATION.

FULIGINEUX , adj. Phys , épithètequ’on donne à mie fumée ou vapeur épais-se,! emplie de inie 011 autre matière craílé.V. Fumée , Suie , U Vapeur.

Ce mot vient du latin/n/rgo, fuie ; ònl’empioíe rarement fans le joindre àvapeur.

Dès que ies métauxfé mettent en fu-sion , il s’en éleve beaucoup de vapeursfuligineuses , qui étant retenues & ra-malfées, forment ce que nous appelionslìtharge.

Le noir de fumée est ce qu’ori ramassedes vt f cw» fuligineuses qui s’élevent dessubstances résineuses qu’on brûle; VoyezNoir de fumée. Chambers.

Fuligineux , adj. Mêiec ., est mieépithete employée par les anciens pourdésigner certaines humeurs subtiles,qu’ilsîmaginoient pouvoir être portées fous for-me de fumée , de vapeurs , des viscèresdes hypochonrires au cerveau. Voy. Pas-sion hypochondriaque Hysté-rique, Vapeurs, ( d )

ÈULMINATION , f. f. Chymie , c’estFaction-d’un corps qui, en conséquencede la chaleur qu’on lui applique, s’écartérapidement & avec fracas, & qui est ca-

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pablê dé ('imprimes à ceux' qu’il rencon-»tre ; ceqn'011 appelle explosait : telle estl’àction dé For fulminant, de la poudréfuminante , de la poudre à canon, £?’<?«La fuhninatìon 11e diffère donc d S la dé-tonation qu’en degré de force ; c'eíb u hédétonation portée à Fexcès, soit par !ânature du corps même qui détonne, foi Hpâr fa quantité ou par les obstacles qu’ilrencontre ; toutes causes capables déchanges l’une en l'autre. Ainsi le mélangéqui fait les flux noir & blanc , détonnésimplement 4 de même que celui qui cons-titue la poudre à Canon , pourvu toutefoisque cette poudre soit en petite quantité& à l’air libre. Mais la pondre fdlminánté& For Fulminant ne détonnent pas simple-ment ; ensorte que c’est à juste titre qu’ortles a qualifiés de la forte. Léfevre a cou- ’fondu mal -à- propos la fulmintitian aveéla fulguration, outre qu’il en donne uné’définition fausse daus tous fes points. PQOr fulminant. Poudre m.MDnante, Poudre a canon. Déto-nation , Vapeurs , Expansion.Article de M. de VìUiers.

FulmínatioN, Jurifpr. , est unésentence d’uu évêque, ou d’un official,ou autre ecclésiastique qui est délégué páfleipape à eec effet: laquelle sentence ho-mologue , c'est-à-dire , ordonne fexéeu-tion de quelqUeS bulles,.;dispenses, ouautres refends' de la cour de Rome.

La fuhninatìon de ces sortes d’actesdoit être faite dans le diocèse où Fou veuts'en servir.

Celle des bulles 1 des évêques, abbés ?& abbesses, des dispenses de mariage,des signatures portant dispense d’irrégu-larité des rescrits de réclamation dévœux, óu contre Ies Ordres sacrés, détranslation d'un religieux , & autres sem-blables , font ordinairement adressés z('officiai diocésain. Voyez la Jurispru-dence canonique de Lacombc , au mot a/Vsciai , & le diâíonn. des arrêts , au mófbulles , n°. 9.

On dit antfi , fulminer une exccnmnu-nicaiion c’est-à-dire, la prononcer. 8uî-vant fe pontifical ; t’éûéque qui la pro-nonce est en habits pontificaux, St ac-compagné de douze prêtres en surplis faprès que la sentence est prononcée, itî'jettent à terre fes cierges qu’ils tenorentallumés. Voy. Eveilîon, en son Traitédes excommunications. (A')