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Tome XV. FORE - GENU
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ne fissent que cela , ils parviendroient enpeu de teras à un point d’habileté qui lesmettroit en état de les donner à un prixmodique.

Le chevalet est un poteau que l'on plan-te en terre , ou qui est soutenu sur terrepar un pied en Forme de croix : il est tra-versé en-haut par une barre de Fer plateposée sur tranche , sur laquelle on placeles fusées l’une après l’autre pour les tirer.

Ï1 y en a de plusieurs Formes ; tuais leplus simple de tous , & qui est d’autantplus commode qu’on le transporte aisé-ment où l’on veut, est tine perche arméepar l’un de ses bouts d’un Fer pointu quisert à la piquer dans terre. On visse de-dans à la hauteur que l’on veut, unevrille un peu longue, fur laquelle on tireles fusées.

II faut débonneter la fusée , en criantle papier d’un coup d'ongie, dans l’inf-tant qu’on la pose fur le chevalet; on ydonne feu avec une lance placée au boutd'un porte-Feu , qui est un léger bâtond’environ cinq pieds, & qui est termftiépar une efpece de porte-crayon de Fer ,dans lequel entre la lance , & que l’on yretient en la serrant avec un anneau cou-lant.

Art. VIII. Des serpenteaux, pluie defeu, marrons,saucissons étoiles, donton garnit ies fusées volantes. Les serpen-teaux destinés à garnir les fusées volantes&les pots à feu, font faits de cartes àjouer : on donne à ceux d’une carte qu’onnomme vétille , trois lignes de diamètreintérieur; à deux cartes, trois lignes &demie; &à trois cartes, quatre lignes :ceux d’un plus grand diamètre doiventlire faits en carton.

On charge ceux de trois lignes dansnne efpece de boisseau un peu moins hautde bord que les cartouches, de la maniéréqui Fuit.

Les cartouches étant étranglés & liés,on les arrange tout droits daus le bois-seau, autant qu’il en peut tenir; on Frap-pe dans chacun un petit tampon de pa-pier, pour boucher le trou de l’étrangle-ment, on y verse une mesure de pou-

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drequîdoitle remplir jusqu’â la moitié.Les ayant ainsi tous chargés en poudre ,on répand dessus de la composition, & onl’épancheavec une carte fur cous les car-touches. Lorfqu’ils en font remplis, onprend la baguette à charger, & on lesfrappe avec un petit maillet, de huitcoups chacun. On refait la même opéra-tion jusqu’à ce qu’ils soient remplis, àquatre lignes près, que l’on referve pourles étrangler : on les retire ensuite diiboisseau; & après qu’ils sont étranglés,on ouvre leur gorge avec la pointe du cu-lot, qui leur est propre; on y place unbout d’étoupille, & on les amorce.

Les serpenteaux à deux &à trois car-tes se chargent sur un culot qui porteune pointe dont la longueur est un dia-mètre un quart de l’iutérieur du cartou-che, & la grosseur d’un tiers du mêmediamètre ; on les frappe de dix coups àchaque charge. On commence par les char-ger jusqu’à moitié en composition: on metensuite la poudre grainée & un tamponpar-dessus; puis on les étrangle & on lesamorce, ainsi qu’il vient d’être dit pourla vétille.

Lorsque l’on veut que tes serpenteau*s’agitent beaucoup en l'air, on les chargefur une broche quia de hauteur trois dia-mètres & demi de l'intérieur du cartou-che & un tiers d’épaisseur ; on les nommealors serpenteaux broebetés. On en faitparticulièrement usage pour les pots àaigrettes.

Pour la pluie de feu, on moule de pe-tits cartouches de papier fur une baguet-te de fer de deux lignes & demie de dia-mètre ; on leur donne deux pouces &demi de longueur ; on ne les étranglepoint: il suffit, ayant mis la baguette de-dans, de tortiller le bout du cartouche »& de frapper dessus pour lui faire pren-dre son pli. On les remplit en les plon-geant dans la composition : ils en pren-nent autant qu’il en faut pour chaquecharge ; & après qu’ils sont chargés, onles amerce fans les étrangler. L’effet decette garniture est de remplir l’air de feuxondoyans.

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