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la peau de chagrin, de la roussette, duchien-de-mer, Pendant tout ce tra-vail , on tient le mandrin entre les édif-ies , & les édifies fixées Tune contre l’an-tre & far le mandrin , par des cordes bienferrées , qn'on ne détache que quand onest assuré que les édifiés tiennent forte-ment ensemble ; c'est alors qn'on appli-que la couverture à la g«à on à l'étni.Cet art qui ne paroît rien, & qui estassiezpeu de chose en lui-méme, demande unepropreté, une habileté, une main - d’œu-vte, & une habitude particulières. Avecces talens, on fait des ouvrages très-agréables, & l’on en a beaucoup à faire.
II y a peu de commerce plus étendu quela gaînerie.
Gaîne de terme, Architecture , c’estla partie inférieure d'nn terme, qui vadiminuant du haut en bas, & porte furune base. (P)
Gaîne de scabellon , Archìtect.c’est la partie rdongée qui est entre labase & le chapiteau d’u nscabellon , & quise fait de diverses maniérés, & avec dissé-rensornement. V. Scabellon. (P)
Gaîne de flame, Marine , c’est unemaniéré de fourreau de toile, dans lequelcn fait passer le bâton de la stame.
De pavillon , c’est une bande de toilecousue dans toute la largeur du pavillon :les rubans y font passés.
De girouette, ce font des bandes de toi-le, par où l’on coud les girouettes au fût.
GO .
Gaîne ou GaÎGNE, Potier d'étnin ,c’est un trou quarré qui traverse les em-preintes ou calibres qui fervent à tour-ner ; on pratique à ces outils de bois untrou rond avec une tarriere, ou un grosvilebrequin, qui les traverse d’un bout àl’autre ; on y place le mandrin de l’arbredu tour; & après avoir fait plusieurs au-tres petits trous autour du gros, qui ycommuniquent, & placé le mandrin , onjette de l'étain fondu fous la forme d’untrou quarré, juste au mandrin ; on a foinde marquer un côté du mandrin fur lagaine avant de le retirer, afin de remettre >l’empreinte dans la même situation où iétoit le mandrin lorsque la gaine a étéfaite, & que toutes les fois qu’on aura ibesoin de remonter l’empreinte sur le itour, elle se trouve toujours ronde. Lors- tque la gaine est jetée ,on met Pemprein- 1te ou calibre sur le tour, & avec des cro- i
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chets on lui donne telle forme qu’il luifaut. V. Tourner l'étain.
Gaîne , Botan. Les botanistes em-ploient ce ternie pour désigner , l”. cer-tains fruits dont la figure approche decelle d’u ne gaine de couteau ; 1°, quel-ques pétales & nectars, qui forment unegaine dans laquelle passe le pistil ; 3°. desfeuilles qui entourent la tige dans unecertaine longueur par leur base. (+)
Gaîne, Anat., sorte de tunique quienvironne une partie comme un four-reau d’épée en renferme la lame. Telleest la membrane qui entoure les tendonsdes muscles des doigts, îsfe. (-j-)
GAINIER , í. m.Jiiiquaftrunt, Bot .,genre de plante à fleur légumineuse, dontles deux pétales latérales font plus éle-vées que la pétale supérieure; la partieinférieure est composée de deux pétales ;il fort du calice un pistil entouré d’étami-nes qui devient une lilique applatie,membraneuse, & remplie de semences,dont la figure approche de celle d’unrein ; les feuillés de la plante l'ont alter-nes. Tonrnefort,/»yi. reì herb. V. Plan-te. (/)
On met au rang des principales espè-ces le gninier à fleur blanche , le gaìnier àgrande silique , Xegainier du Canada , legninier de la Caroline , outre le gaìnierordinaire qu’il suffira de décrire ici ; il estnommé JUìquastrum par Tournefort, injl.64". Boerh. ind. ait. 2, 23 U autres.
Sa racine est grosse, dure, ligneuse, vi-vace; elle pousse un tronc qui devientun arbre de moyenne grosseur & gran-deur , divisé en branches éloignées lesunes des autres , couvertes d’une écorcepurpurine noirâtre ; fur ses branchesl naissent au premier printems & avant lesfeuilles, des fleurs légumineuses, belles,agréables, purpurines, amassées plusieursensemble, attachées â de courts pédiculesnoirs ; ses fleurs font composées de cinqpétales, dont les deux inférieurs surpas-sent en grandeur les supérieurs, ce qui estle contraire des sieurs légumineuses deplusieurs autres plantes; leur goût estdoux, un peu aigrelet; ensuite naissentle long des branches, des feuilles feules& alternes, rondes comme cellesdu caba-ret , mais beaucoup plus grandes, moinscharnues , nerveuses, vertes en-dessus,blanchâtres en-dessous. Quand les fleursfout passées, iUeur succédé de longues