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cors proposé une machine pour mesurercomsien la force rie la cohésion est plusforte que celle qu’on cherche pour pro-curer le vuide , L a ensuite donne' deuxmaniérés différentes pour mesurer mêmele poids de Pair ; & quoique dans sesexpériences il n’ait tiré d’autre propor-tion entre le poids de l’air & de seau,que celle d’un à 400 , 011 doit cependantles regarder comme le fondement & leprincipe dc tout ce qu’on a fait depuis àce sujet.
L’hypothese donnée dans le quatrièmedialogue fur le système dn monde, pourexpliquer le ílux & reflux , est fort ingé-nieuse, & c’est la premiere par laquelleles philosophes ont tenté d'expliquerphysiquement ce phénomène singulier;& quoique 1 hypothèse ne soit pas vraie ,Descartes qui a t : eritdepuis Galilée, n’eiia pas donné une meilleure. Pour ce quiregarde les comètes , Galilée a objecté àson adversaire , qisi! n’éroit pas encoreprouvé que les comètes fussent des corpssolides & inaltérables, & que la paralla-xe sert à mesurer la distance des corps,mais ne peut pas Rappliquer aux simplesapparences optiques, parmi lesquelles oncomptoit alors les comètes. Caffini asoutenu auffi , dsns un livre imprimé en1653 ,& dédié au duc deModene, queles comètes étoient un amas des exhalai-sons de la terre & des planètes. Ce futpeu de tems après, comme le remarqueM. de Fontenelle , que Caffini ayanttrouvé que les irrégularités d u mouve-ment des comètes étoient purement ap-parentes, & que les comètes même, ainsique les planètes, pouvoíent être assujet-ties au calcul, tous les astronomes com-mencèrent avec fondement à croire queles comètes étoient des corps solides, &que de même que les autres planètes ellestournoient autour du soleil.
M. de Fontenelle , dans son éloge deViviani, regarde Galilée comme un gé-nie rare, dont le nom sera toujours à latête des découvertes les plus importan-tes , fur lesquelles la philosophie est son-dée. Deseartes , fi inférieur à Galilée, ablâmé en lui ce qui justement étoit leplus louable , savoir, de ce qu’il se con-tentoit des faits & des démonstrations , & Ide ce qu’il ne remontoir pas aux causespremières. Newton , dont le génie a fur-passé l’esprit humain, a peut-être plus I
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d’erreurs qne Galilée. Nous devons ad-mirer dans Galilée lin philosophe, ungéomètre, un méchanicien & nn astro-nome qtii n'avoitpas moins de pratiqueque de théorie ; celui qui a dissipé les er-reurs de l'ancienne école ; ['écrivain leplus solide & le plus élégant qu’aít pro-duit l’ItaHe; le maître de Tomcelli, deCaltelli, Aggiunti, Viviani, Borelli, Paul& Candide dei Buono. Ce font ces quatrederniers qui ont Formé l’académie delCimento, dont les estais, dignes du siéclede Newton , sembloient écrits par le gé-nie de Galilée , comme ou le volt dans lapréface des Mém. de l'acad. de Dijon , ci-tée an commencement de cet tissai. Cetarticle écrit en italien par le P. Frisi,barnabite , savant géomètre ésf membrede plusieurs académies , « été traduit enfrançais par -îFioncel. Nous l'avons tiréd’u n journal où il a été inféré. (élA.)
GALILÉENS, Lm.pl. Théol. , nomde secte parmi les Juifs. Ils eurent pourchef Judas de Galilée, lequel croyantqu’il étoit indigne que les Juifs payassenttribut à des étrangers, souleva ceux deson pays contre l’édit de ('empereur Au-guste , qui ordonnoit de faire le dénom-brement de ses sujets. F. DENOMBRE-MENT, esc.
Le prétexte de ces séditieux étoit, queDieu seul devoit être reconnu pour maî-tre, & appelle du nom de Seigneur. Dureste , les Galiléens a voien t les mêmesdogmes que les pharisiens ; mais commeils ne croyaient pas q u'on dût prier pouries princes infidèles , ils se séparoient desautres Juifs pour offrir leurs sacrificesen particulier. V. Pharisien.
Jesus-Christ & ses apôtres étoient deGalilée; c’eft la raison pour laquelle onles soupçonna d’être de la secte des Ga-liléens.} & les pharisiens lui tendirent unpi.ege , eu lui demandant s’il étoit permisde payer le tribut à César , atin d’avoiroccasion de l’accuser s’il le uioit. V. Jo-sephe, Jlntitj. jud. lib. XVIII. DHL deJ’rév, de Chamb. (G)
GALIMATHIAS, L m. Eelles-lettres .discours obscur & embrouillé, où l'on nécomprend rien , où il u'y a que des motsfans ordre & fans liaison.
On n’est pas d'aceord fur l’originedece mot; quelques - uns le dérivent depolymathie, qui signifie divers té de scien-ces , parcs que ceux dant la mémoire eft