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cuisse. J’aî vu les nerfs sensiblement gon-fles Jans l’endroit où ils avoient été liés,& j’ai même observé la mème dispositiondans leurs filets gonfles que dans ceuxdes ganglions vertébraux. J’ai outre celatrouvé dans le cadavre d’un homme mortpalalytique , une tumeur ganglioformede la longueur de 7 á 8 lignes tu r 4 à ;de diamètre dans la huitième paire, unpeu au-dessus de Tendroit où le nerf ré-current le détaché de cette paire ; fiesglandes jugulaires étoient gonflées an-ìletfus de cette tumeur ; le malade avoitperdu ('usage de la parole quelque temsavant la mort ; cependant la huitièmepaire du côté opposé paroiflbit dans sonétat naturel; j’ouvris cette tumeur, &j’obíérvai deux membranes très-distinc-tes qui enveloppoient un corps transpa-rent, comme de la gelée , mais beaucoupplus solide. J’ai eud’ailíeurs occasion devoir plusieurs fois les ganglions extra-ordii.alternent gonflés, mais les glandesconglobees qui les environnoient l’é-toient auilì.
Tout ceci ne donne-t-il pas lieu deprésumer que le tiraillement, le frotte-ment , la compression , ou d'autres mou-vement mechanhjUís font former ces tu-meurs? L 11 s fembleroit-il pas mêmequ’on pourroit en déduire la présenced’un fluide, tel qu’il puisse entrer dansles nerfs ? (/)
Observations de M.le baron de Hallerfur V article f recèdent.
Je ne connois pas l’ingénieux auteurde l’article précédent : mais je ne satiroisme refuser anx droits de la vérité, & l'onhypothèse ne sa u rois être admise.
11 veut que les ganglions soient l’e.ffetde la friction, qn’ils ne se trouvent quedans les nerfs qui y font exposés o.u quipeuvent être comprimés, que la ligatu-re produit dans les nerfs des tumeurstrès-ressemblantes aux ganglions , & queces nœuds deviennent plus gros aveclage.
Ces hypothèses ne s’accordentpas avecréviilence anatomique. II y a effective-ment de la ressemblance entre les gan-glions & les nœuds qui naissent de la li-gature des nerfs ; mais il y a des gan-glions mtareh dans les places qui fontparfaitement à l’abri de toute compres-sion. Teffe est le ganglion ophtalmique ,
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placé dans l’orbite fur le nerf optique-ftel est , L plus parfaitement encore , leganglion sphcnopalacin de la secondebranche de la cinquième paire. Les gan-glions des nerfs du cœur , ceux des nerf»des reins, ceux encore que le grand lym-pathique forme quelquefois fur la sur-face de la carotide, ne.paroissent pas plussujets á ries compressions que tant ri au-tres nerfs placés entre les muscles deïextrémités, dans lesquels on n’a jamaisapperqu de ganglion.
Ce qu’on assure fur la grandeur supé-rieure iles ganglions dans l’adulte , n’eftpas conforme non plus à i'anatomie. Lesnerfs & les ganglion; font proportionnel-lement plus gros dans le fœtus que dansl’adulte. Ils suivent le volume du cer-veau & de la tête. Tous ces organes fontplus gros dans le fœtus & dans sentant ,& plus petits à proportion dans l'adulte.
On a proposé 1111e autre hypothèse. Oïla cru que les ganglions ne se trouventque dans les nerfs qui íê distribuent auxorganes vitaux, fur lesquels la volontén’a point d’empire. Mais le ganglion oph-talmique naît de la troisième paire, oufeule ou jointe à une branche de la pre-mière division de la cinquième paire -,l’uii ou l'autre de ces nerfs se distribue àdes muscles purement volontaires,à censdel’œil, des paupières, du front &dunez. Le nerf fphénopalatin í’e rend prin-cipalement au nez , où il sert à l’organede l'Odorat; d’autres de les branches vontau palais; d’autres branches encore por-tent le nom à'ìnfraorbital , & se rendentaux muscles du visage , organe de la vo-lonté ; d'autres aux paupières, au mufcliîtemporal, au voile du palais & à se*muscles, & aux dents.
Le nerf lingual a dans la glande maxil-laire un ganglion , dont les branches l'eportent au muscle génioglosse.
Les nerfs de l’épine du dos donnentun nombre considérable de branches atixmuscles du cou , de la poitrine , du bas-ventre, & des extrémités ; & cependanttous ces nerfs ont dans leur origine mè-me un ganglion, d on sortent les bran-ches dont les unes font musculaires, íStdont les autres se joignent au nerf syin».pathique, qui fournit le* nerfs du cœur,des viscères & des intestins, qui font dela classe des net fs vitaux, & fur lesquelsla voloijté n’a aucun pouvoir.