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des sels volatils & de ía poudre de vi-père , & frottoient la blessure avec deseaux ïhériacates & spiritueuses. L'alka-li volatil passe actuellement pour un spé-cifique contre cette morsure, M. Quel-nay examine à fond , dans son Traité delu gangrené, toutes les cures empyriquesdes morsures faites par des animaux ve-nimeux. Peut-être réuflìroit-on mieuxpar un procédé méthodique, en s'a t ta-chant aux indications prises de l’état ma-nifeste de la tumeur, plutôt que de lacause particulière qui l’a produite. Lesaecidens paroissant UN effet de l'étran-glem-nt, des incisions a u (fi profondesque les piquures faites par les dents de1’aninial, changeroicnt la nature de laplaie &pourroient empêcher faction duvirus. Ambroise Paré proposait le cautè-re actuel, ou îe potenciei. Tous lesgrands praticiens ont recommandé cet-te méthode. 11 faut essentiellement ob-server si la morsure n’est point placéedans un endroit où quelque aponévroseOU tendon pourroitavoir été piqué ; carune telle piquure seroit aussi dangereuseque le venin; & alors, comme P observejudicieusement M. Quesnay, la manié-ré ordinaire de traiter ces morsures neréuffiroit certainement pas feule. Toutesles réflexions rappellent à donner la pré-férence à la cure rationnelle fur l’entpy-rique.
Le froid cause la gangrens , en conge-lant les sucs dans les vaisseaux ; il n’estpas même nécessaire que nos partiessoient exposées à un froid trop vif, pourue les liqueurs s’arrétent. Les répereuf-fs employés indiscrètement fur unepartie enflammée, y causent la gangrené.Plusieurs personnes ont été attaquéesd’une el'quíuancíe gangreneuse, pouravoir bu de seau fraîche étant fort«chaussées. Ambroise Paré rappoi ï?. qii'il3 vu un lì grand Froid , que des mai s lescouchés à l’Hotel - Dieu eurent le nezmortifie fans .v-cune pourriture. 11 lecoupa à quatre, deux guérirent. Ce n’é-toit point ('amputation de la partie ge-lée qo’il falloit faire dans ce cas; il fal-loit avoir recours à l’expédient dont sefervent les hahitaus des pays septentrio-naux, où ces sortes de maux font aise*freq,, Fabrice de Hiliìen dit qa’en re-tournant .ç loir à leur maison, ris se frot-tent ;k aeijç ssàld les mains, !es extrè-
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mités du nez & les oreilles , avant qued’approcher du feu; s’ilsse chauffaientlans cette précaution , les parties saisiesdu froid tomberaient en pourriture. C’eltce qu’on voit arriver aux pommes gelées,si on les approche du feu & qu’on leslaisse geler uue seconde fois, elles per-dent tout leur geíit & le corrompentbientôt: si au contraire on les plonge àplusieurs reprises dans de Peau très-froi-de , étant ensuite bien essuyées & bienléchées, elles jouissent encore de leurpremiere saveur, & peuvent être iong-tems conservées. L’sppiication de la nei-ge ou de Peau froide fait sortir les parti-cules frigorifiques que la chaleur met-troit en mouvement, & qui détruiroitpat-là le tissu des vaisseaux de la partiedans laquelle elles ont pénétré.
Fabrice de Hiíden raconte qu’un voya-geur qui étoit tombé roide de froid dansun chemin , ayant été porté à une hô-tellerie comme un homme presque mort,fut sur-le.champ plongé par f aubergistedans de Peau froide. Ayant après celaavalé un grand verre d’hydromel, avecde la canelle , du maïs & du gérofle > ré-duits en poudre, on le mit an Ut pourprovoquer la sueur. II recouvra la santé,ayant cependant perdu les dernieresphalanges des pieds & des mains. Onpeut donc espérer de revivifier une par-tie actuellement saisie du froid; & f ex-périence a découvert une voie à laquellela théorie n’auroit peut - être jamais con-duit. Suivant le grand axiome que lesmaladies guérissent par leur contraire ,la chaleur auroit paru feule capable dedissiper un mal que produit un froid ac-tuel : mais toutes les voies de la circula-tion étant fermées, la raréfaction desflics retenus trop étroitement romproifcles vaisseaux, & seroit périr la partieqn’en vomirait dégeler, avant que lessucs sussent en état de passer librementdans les vaisseaux voisins.
La brûlure un peu profonde attire uneinflammation fort vive autour des par-ties ;:ie le feu a détruites, & un engor-gement que le défaut d’action dans les so-lides ne peut pas faire suppurer. Les sucsarrêtés se dépravent, & deviennent fortsusceptibles de •poni.ltnre, II faut dansC- cas , à raison de la vive douleur , join-ore aux remedes adoucilians, des anodinsvolatils & un peu actifs, comme 1« eam*