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fit garance. En 1737 un chirurgien afl-glois appelle Relchier, remarqua que lesos d'un pourceau qu'on avoir nourri avecdu son chargé d’un reste d’inFulion de ra-cine de garance, étoient teints en rouge.II fit prendre de la racine pulvérisée à uncoq, dont les os l'e teignirent aulîì de lamême couleur. M. Duhamel est revenufur ccs expériences qu’il a réitérées avecle même succès que Belchicr, fur les pou-lets, les dindons, les pigeonneaux &autres animaux. Dès le troisième jour unpigeon avoit ses os teints. Ni tous les osdans un même animal ,ni les mêmes osen diffërens animaux ne prennent pas lamême nuance. Les cartilages qui doivents’offifier, 11e se teignent qu’en s’oslîliant.Si 011 cesse de donner en nourriture lesparticules de garance , les os perdrontpeu à peu leur teinture. Les os les plusdurs se coloreront le mieux. Ils soutien-dront les débouiltís. Ils ne font cependantpas intacts à faction de l’air. Les plusrouges y perdent de leur couleur ; lesantres blanchissent tout-à-fait en moinsd’un an. La moelle de ces os teints, &tontes les autres parties molles de l’ani-mal conservent leur couleur naturelle.
La garance que prennent ces animaux ,agit aussi sur leur jabot & sur leurs intes-tins , du moins dans la volaille ; ils en fontteints ; pour peu qu’on les tienne à -eesalimens, ils tombent en langueur & meu-rent j on leur trouve quand ils fontmorts, les os plus gros, plus moelleux ,plus spongieux, plus cassans. On peutdemander pourquoi les parties colorantesne se portent qu'aux os. Mizaldus qui afait imprimer en i;<>6 un mauvais livreintitule Mentor ab. 1 ucund. Séf utiiitimcent. IX, a dit le premier de la garancequ’elle teignoit en rouge les os des ani-maux vivans. On volt dans le Recueilde f académie des sciences , aimée 1746,qu’elle n’est pas la feule plante qui aitcette propriété.
La racine de garance est aussi d’usagecn médecine. Quelques auteurs la comp-tent parmi les cinq racines apéritives mi-neures. On a dit qu’elle rélblvoit puis-samment le sang épanché, les obstruc-tions des viscères, & sur-tont celles desreins & des voies urinaires. Mais si l’ontire des expériences précédentes les con-séquences naturelles qu’clles présentent,en en inférera que l'usage de la garance
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est tout an moins mal-fain. Voy. Tein-
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GARANT, adj. pris subst. Ilifl ., est.celui qui se rend responsable de quelquechose envers quelqu’un , & qui est obligéde l’e n faire jouir. Le mot garant vientdn celte & d 11 tudesque warrant. Nousavons changé en g tous les doubles v,des termes que nous avons conservés deces anciens langages. Warant signifieencore chez la plupart des nations dunord , ajjterance , garantie ; & c’est en cysens qu’il veut dire en anglois édit du roi ,comme signifiantprcmejj'e du roi. Lorsquedans le moyen âge les rois faisoteut destraités, ils étoient garantis de part Scd'autre par plusieurs chevaliers, qui ju-roient de faire observer le traité , &même qui le fignolent, lorsque par ha-sard ils savoient écrire. Quand l’empe-reur Frédéric Barbetousse céda tant dedroits an pape Alexandre III, dans lecélébré congrès de Venise en 1177, l'em-pereut mit son sceau à l’fnstrument, quele pape & les cardinaux signèrent. Douzeprinces del’Empire garantirent le traitépar un serment sur l’évangile ; mais au-cun d’cux ne signa. II n’est point dit quele doge de Venise garantit cette paix quise fit dans son palais.
Lorsque Philippe-Auguste conclut lapaix en iîoo avec Jean roi d’Angleterre ,les principaux barons de France & ceuxde Normandie en jurèrent l’observationcomme cautions, comme parties garan-tes. Les François firent serment de com-battre le roi de France s’îl manquoit à faparole, & les Normands de combattreleur souverain s’il ne tennit pas la sienne.
Un connétable de Montmorenci ayanttraité avec un comte de la Marelle en1227, pendant la minorité de Louis IX ,jura l’observation du traité sur l amedu roi.
L’usage de garantir les états d’un tiers,étoit très-ancien , sons un nom diffèrent.Les Romains garantirent ainsi les posses-sions de plusieurs princes d’Asie & d'Afri-que , en les prenant fous leur protection ,cn attendant qu’ils s’emparassent desterres protégées.
On doit regarder comme une juracíitréciproque , l’alliance ancienne de laFrance & de la Castille, de roi à roi, deroyaume à royaume , & d’homme àhomme.