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Tome XV. FORE - GENU
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Garde de piquet, Art militairese’est celle qui est faite par les officiers & jles soldats de piquet. V. PIQUET. s

Celui dont le tour vient de marcher à |un détachement armé, pendant q u'il est !de piquet, le quittera & fera censé Fa- jvoir sait, pourvu que le détachement jpasse les gardes ordinaires ; & à l’instant jqu’il fera commandé, on le remplacera ;par celui de ses camarades qui le fui- |vra dans le tour du piquet. Ordonnance |àu 17 février 1753. (H) j

Gakde d’HONNEUR, Art militaire , |c’est à la guerre, la garde accordée aux jofficiers généraux & à plusieurs autres [officiers relativement à leur grade mili- ftaire. Celui dont le tour viendra de mar-cher à yn détachement armé, pendantqu’il fera à une garde d’honneur , demeu-rera à cette garde. Ordonn. du 17 févrierI 7 S 3 -C 5 )

Gardes DU CORPS, Hijt. militaire,militaires attachés à la personne de la ;plupart des princes souverains pour en 'défendre la vie , maintenir la sûreté ,combattre pour eux & près d’eux , enexécuter les ordres avec promptitude &vigueur, & le tout, en vertu Rengage-ment particuliers & plus étroits que ceuxqui d’ordinaire lient à ces divers égardsle reste des serviteurs ou sujets des prin-ces.

A juger de l’origine de ces garder parla nature de leur vocation, l’on peut pré-sumer que leur ancienneté 11e le cede pasde beaucoup à celle des souverains eux-mèmes.Il dut s’écouler peu de tems,aprèsla Formation des états , entre la créatioijdes chefs , & le besoin de donner iûreteà leur personne, & activité à leurs or-dres. La volonté générale dont cette créa-tion étoit le résili ât, n’ayant pas en foila faculté d’anéantirles volontés particu-lières qui pouvoient la contrarier, avoitau moins le pouvoir d’ohvier aux mau-vais effets de ces contrariétés. Elle pou-vois, au moyen de certaines précautions,empêcher que les chefs ne Fuffent maltraités, mal servis, ou mal obéis; ellepouvoit en un mot, leur donner des gar-der ou leur permettre d’en prendre.

C’estainsiqne l’on voit les fondateursdes empires avoir des gardes prefqu’auffi-tôt que des sujets. Déjoeès en eut chezles Medes, avant même que d’avoir unpalais; Çy rus s’en é toip formé dès fon en-

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fanee :Ninus ou Belus ou Nimerod et»avoient eu fans doute auisi dans Niniveou dans Babylone. Gygès de Lydie étoit,au rapport d’He'rodote, le capitaine desgardes de Candaule : Alexandre & sessuccesseurs en eurent en Europe, en Asie& en Afrique : Romulus eut ses celéres, &Auguste établit la fameuse cohorte pré-torienne, qui fut congédiée , sinon mêmeabolie, par Constantin le Grand. Dant lestems modernes. il en existe chez tontesles puissances où il y a cour, dans tousles états monarchiques ou autres, oùl’administration du pouvoir suprême dé-posée entre les mains d’une personneprincipale, eftappeiléeà s’annoncerparun éclat qni en impose, à se montrer sousles dehors utilement combinés de lasplendeur & de la force.

L’apparei! des gardes du corps en Eu-rope , est en effet aujourd’hui celui de lapuissance & de la pompe réunies : c’estpar-totit que leur nombre, grand 011 pe-tit, se distingue par la magnificence del’extérieur , l’élévation du grade , & lahaute paie. Dans l’empire de Russie sin-gulièrement, leur état jouit d’avantagestrès-précieux & de prérogatives très-émi-nentes. Pierre le Grand, leur institu-teur , en invitait souvent les officiers àses conseils les plus secrets ; il voulutmême que la plupart de leurs capitaines,lieutenans & enseignes , siégeassent auprocès de son fils Alexis, & signassent lasentence de mort de ee prince infortuné.L’on sait d’ailleurs quel rôle importantl’élite de ces gardes a joué de nos joursen Russie, lors des révolutions surve-nues en faveur des deux dernieres impé-ratrices.

Etifin, il est encore une observationgénérale à faire sur cette milice privilé-giée , attribut de la puissance suprême,& consistant indifféremment en cavale-rie & en infanterie , c’est qu’il a quelque-fois été dn bon plaisir des souverains decommuniquer t’honneurd'en avoir à ceuxd’entre leurs serviteurs , auxquels ilsavoient méritoirement confié le plusd’autorité. Les cardinaux de Richelieu &de Mazarineurent desganÍM du corps enFrance ; & le roi de Prusse en donna Pan1763 au prince Henri de Prusse sonfrere, &au prince Ferdinand de Bruns-wick son beau-Frere. (D. J.)

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