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Tome XV. FORE - GENU
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“ que son intention étoit que le sieurdu Vair exerçât la charge de garde dessceaux, & en jouit pleinement & en-tièrement avec tous les honneurs, au-torités, &fc. à icelle appartenant, envertu de ses premieres lettres de pré-vision , nonobstant toutes autres lettrescontraires; mandant 8. M. aux gens deson parlement. chambre des comptes,Ne. de faire lire, publier & régiilrer,L fait n’avoit été, lesdites lettres dedéclaration & provision , & d’obéir au-dit sieur du Vair ès choses touchant la-dite charge de garde des sceaux Etalors lesdites provisions furent purement& simplement registrées fans modifica-tion, pour en jouir suivant lesdites let-tres de déclaration , qui furent lues &publiées le dernier juillet suivant.

Le chancelier de Siliery ayant été rap-pelle par le roi dans le même mois d’a-vril 1617, pour présider dans ses conseils,le garde des sceaux dn Vair lui laissa parhonneur la réception des sermens desconseillers dngrand-conseil, & retint lasignature des arrêts, conjointement aveclui ; & comme les guerres civiles quiaffligeoientalers la Franee, obligèrent leroi de faire plusieurs voyages dans lesprovinces les plus éloignées, le gardedes sceaux snivoit & présidoit au conseilqui étoit à la suite de 8. M. & le chance-lier qui étoit demeuré à Paris, présidoitau conseil des parties & des finances,fans toutefois avoir eú aucun pouvoir nicommission expresse pour cela, comme ils’étoit pratique autrefois. Les arrêts quise rendoient dans les conseils tenus àParis, étoient scellés du sceau de la chan-cellerie du palais, en l’abfence du grandsceau qui étoit près de S. M. L’unìon dela couronne de Navarre ayant été Faiteà celle de France, la charge de chance-lier de Navarre fut supprimée ; il estprobable que ce fut aussi alors que l’oncessa d’user d’un sceau particulier pourla Navarre.

Au lit de justice tenu par le roi au par-lement de Paris le igfévrier 1620, pourla publication de quelques édits, le gar-de des sceaux du Vair recueillit les opi-nions . comme il avoit fait en 1611. IIfit aussi la même fonction au lit de justicetenu à Rouen le 11 juillet 1620, & à ce-lui tenu à Bordeaux le 8 septembre de lamême année.

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Le garde des sceaux du Vair mourutle 3 août 1621, étant â la fuite du roi ausiège de Clairac. Le sieur Ribier, con-seiller d’état, son neveu, s’étant trouvéprès de lui, porta les sceaux à sa majesté,qui tes donna à Charles d’Albert, duc deLuynes, pair & connétable de France,lequel étoit alors chef du conseil du roi.llles garda jusqu’à son décès, arrivé le14 décembre suivant. II scelloit ordinai-rement en présence des conseillers d’étatqui étoient près de fa majesté. L’adressedes lettres qu’on avoit coutume de Faireau chancelier ou au garde des sceaux , sefaisoit au connétable, quelquefois aveela qualité de tenant le sceau du roi , on bienayant la garde dn sceaux du roi ; &d’autres fois fans l’y mettre. II reeevoitles sermens avec telle plénitude de fonc-tion pour ce regard, qu’un officier qui fetrouva à Paris, voulant y prêter sermententre les mains du chancelier de Siliery ,fnt obligé d’obtenir des lettres, non-seuleraent de simple relief d’adresse ,mais de commiffion particulière pour re-cevoir ce serment; & le danger des che-mins pendant la guerre, servit de pré-texte pour obtenir ces lettres, & pourdispenser l’impétrant d’aller prêter leserment entre les mains dn connétable.

Après la mort du connétable, arrivée1e 15 décembre 1621,1e roi tint se sceauen personne, 8 c fit sceller diverses foisen présence de son conseil, jufqu’au 24d 11 même mois,qu’étant alors à Bordeaux,il donna les sceaux à Mericde Vie, sei-gneur d’Ermenonville, conseiller d’état& intendant de justice en Guienne. Leslettres de don ou provision de l’office degarde des sceaux, vacant par la mort deGuillaume du Vair, sont datées du 24 dé-cembre 1621. Elles contenoient presqueles mêmes clauses que celles dudit duVair, à l’exception feulement de la clausecontenant droit de succéder en la chargede chancelier, vacation avenant, & decelle de présider & avoir la surintendan-ce de la justice du royaume ; où on ajoutaque ce seroit seulement en l'abfence duchancelier de Siliery , auquel S. M. ré-servoit tous ses honneurs & prééminen-ces qui lui appartenoient, tout ainsi qu’ilen avoit joui depuis la promotion duditdu Vair.

Le sieur de Vie conserva les sceauxjusqu’à son décès, qui arriva le 2 scptem-